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    Proparco: Un milliard de DH d'engagements

    Par L'Economiste | Edition N°:271 Le 13/03/1997 | Partager

    Comme sa maison mère, la Caisse Française de Développement, Proparco va boucler sa cinquième année de présence au Maroc. Ses activités, qui ont connu une croissance régulière, se sont accélérées en 1996.


    Proparco boucle sa cinquième année au Maroc. Une période suffisante pour que le pays devienne le premier bénéficiaire des financements de cette filiale de la CFD (Caisse Française de Développement) spécialisée dans le financement du secteur privé. A fin 1996, les concours ont en effet atteint un milliard de Dirhams, soit 15% du montant total des engagements souscrits dans sa zone d'intervention composée de plus de 70 pays. Depuis 1992, date de son installation au Maroc, ses activités ont observé une croissance régulière, avec une accélération prononcée en 1996, année au cours de laquelle 2 participations en fonds propres et 6 prêts à long et moyen termes ont été décidés pour un montant de 155 millions de FF ou 260 millions de Dirhams. Les participations en fonds propres concernent une société de service et une autre du secteur de l'énergie.
    Selon M. Bernard Larfeuil, le nouveau patron de Proparco au Maroc, la moyenne annuelle des engagements s'établit durant les cinq années d'activité à 125 millions de Francs français, soit 210 millions de Dirhams.

    Le montant total des concours, dont 70% effectivement décaissés, se répartit pour un peu moins de 10% sous forme de prises de participations dans le capital de sociétés, pour la plupart créées en partenariat par des opérateurs marocains et étrangers, notamment français. Pour ce volet, le rôle de Proparco consiste à conforter les capitaux propres jusqu'à ce que la santé financière des entreprises soit solide, puis céder ses parts, dans un délai maximum de 5 à 7 ans, aux partenaires existants ou à d'autres investisseurs, y compris par le biais d'une introduction à la SBVC. La filiale de la CFD participe actuellement au tour de table d'une quinzaine de sociétés privées, en création ou en développement, souligne M. Larfeuil.

    Subsidiarité


    Quant aux prêts à LMT, second mode d'intervention, ils drainent tout le reste des financements consentis par Proparco. Une quarantaine de projets d'investissements productifs ont été financés, dont les trois quarts mis en place par l'intermédiaire ou avec la caution des banques commerciales de la place, entre autres BNDE, BMCE, Wafabank, BCM, Crédit du Maroc et CNCA. A ce titre, le directeur de Proparco précise que le principe de la subsidiarité, qui consiste à ce que tout projet d'entreprise privée finançable par les banques marocaines soit laissé prioritairement à ces dernières, est strictement respecté.
    Proparco se considère en fait comme une structure de soutien complémentaire au système bancaire local. Depuis son installation, des accords-cadre et des lignes de crédit ont été négociés avec les plus grands établissements de la place. M. Larfeuil indique que ces instruments financiers, significativement utilisés mais non entièrement, sont en cours de renouvellement. A ce titre, une nouvelle ligne de crédit est en négociation avec la BMCE.

    Outre ses propres instruments, Proparco collabore également avec l'Union Européenne pour la mise en place des facilités ECIP permettant aux entreprises de bénéficier de financement d'affaires, parfois sous forme de subventions, aux différents stades de leur développement. A ce jour, 26 dossiers représentant 66 millions de Dirhams ont été présentés par Proparco. Ce montant représente 15 à 20% de l'enveloppe consentie au Maroc au titre de ces facilités.
    La filiale de la CFD entend par ailleurs participer à la mise à niveau des entreprises marocaines avec ses instruments et se propose d'être un acteur significatif du volet d'appui au secteur privé inscrit dans le programme MEDA soutenu par l'UE. De l'avis de M. Larfeuil, «il convient de mettre très rapidement en place les dispositifs de ce programme et d'utiliser efficacement les sommes qui y sont consacrées».
    En attendant, Proparco se félicite de n'enregistrer pratiquement pas d'impayés dans le pays. «Le portefeuille est sain» , assure M. Larfeuil qui précise que le Maroc constitue un bon risque.

    Diversification des secteurs d'intervention


    Proparco (Société de Promotion et de Participation au Développement Economique) constitue un des instruments financiers de la coopération bilatérale française au même titre que les protocoles financiers, les opérations de conversion de dettes en investissements ou de garantie d'emprunts sur les marchés internationaux telles que celles proposées et mises en place au Maroc par le Trésor Français. Ses interventions, strictement réservées au secteur privé, sont complémentaires des prêts de la CFD pour le financement des projets publics dans le domaine des infrastructures, du développement rural, de l'énergie et des équipements urbains entre autres.
    Proparco intervient principalement au profit des entreprises exportatrices. Ses premiers concours apportés à travers la BNDE ont servi à financer des programmes de modernisation des cimenteries. Les activités se sont ensuite centrées sur l'agro-industrie, les services et l'industrie, les mines, le secteur financier, avec notamment une participation dans Interfina, et très récemment l'énergie à travers un prêt et une prise de participations dans le capital de la Compagnie Eolienne du Détroit chargée de réaliser le projet de construction d'un parc éolien de 80 turbines dans un site montagneux situé entre Tanger et Tétouan.

    Cette opération s'inscrit dans l'optique de la diversification des secteurs d'intervention. Outre les six secteurs actuellement touchés, et à l'exclusion de la promotion immobilière et de la grande distribution, Proparco est disposée à s'impliquer davantage dans «des secteurs où elle n'est pas ou peu intervenue, comme la pêche, le tourisme, les télécommunications et les grandes opérations de concessions» , souligne M. Larfeuil.
    Par secteur, les cimenteries drainent 28% des engagements, l'agro-industrie 23%, les services et l'industrie 19%. Les mines, le secteur financier et l'énergie comptent respectivement pour 13,9 et 8%.
    Les financements Proparco ont été destinés autant aux PME qu'aux grandes entreprises, avec une prépondérance pour le premier groupe. Sur la liste figurent des entreprises familiales désirant moderniser et rationaliser leurs activités en ouvrant leur capital, des joint-ventures et des filiales marocaines d'entreprises étrangères.

    Alié Dior NDOUR

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