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    International

    L’immigration choisie entérinée

    Par L'Economiste | Edition N°:2881 Le 15/10/2008 | Partager

    . «Directive retour» pour les indésirables et «carte bleue» pour attirer les plus qualifiés. La France abandonne toutefois son projet de contrat d’intégration Attirer les plus qualifiés, garder les plus utiles, et repousser les autres: les dirigeants européens vont entériner l’immigration choisie, conceptualisée par la France, lors de leur sommet de mercredi 15 et jeudi 16 octobre , au grand dam des défenseurs des droits de l’homme. Le Pacte européen pour l’immigration et l’asile le dit explicitement: «L’UE n’a pas les moyens d’accueillir dignement tous les migrants qui espèrent y trouver une vie meilleure». Un millier d’entre-eux partis des côtes d’Afrique du Nord ont débarqué par vagues en Italie au cours des derniers jours. Ils seront sans doute renvoyés, sauf s’ils prouvent qu’ils sont des réfugiés demandeurs d’asile. Le Pacte n’est pas une politique commune, mais une série d’engagements communs. Chaque pays reste maître chez lui tout en s’abstenant «d’affecter les intérêts des autres» et en coopérant pour lutter contre l’immigration clandestine. La négociation n’a pas été aisée et le projet initial a été édulcoré sous la pression du gouvernement socialiste espagnol. La France a notamment été contrainte d’abandonner son projet de contrat d’intégration imposant au migrant l’obligation d’apprendre la langue nationale et les valeurs européennes. L’accord a été annoncé en juillet, mais son officialisation a été gardée pour le premier sommet du semestre de la présidence française de l’UE, qui en a fait une priorité.Les Européens restent également libres de choisir les moyens de lutte contre les clandestins. Près de 8 millions d’étrangers vivent «sans papiers» dans les pays de l’UE. Les Européens peuvent décider de les régulariser ou de les expulser. Les régularisations devront se faire «au cas par cas», et non par vagues, comme l’ont fait récemment l’Italie et l’Espagne. Les départs devront se faire de préférence sur une base volontaire, dans le respect du droit et de la dignité des personnes concernées.En cas de refus, une législation récente, «la directive retour», approuvée à une large majorité des députés de droite et de gauche du Parlement européen, standardise les procédures d’expulsion. Une mesure a fait particulièrement débat: si la justice a de solides éléments pour penser qu’une personne qui doit être expulsée risque de se cacher, elle peut la faire placer en rétention pour une période maximale de 18 mois. Mais l’expulsion ne pourra être effective que si le pays d’origine du migrant est établi et s’il a signé un accord de réadmission. En revanche, aucun accord n’a été trouvé pour punir ceux qui en Europe exploitent les clandestins.J. K.

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