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    Entreprise Internationale

    Kodak se focalise sur l'image et élargit son champ

    Par L'Economiste | Edition N°:27 Le 30/04/1992 | Partager

    Le numéro un mondial de la photographie se recentre sur son métier d'origine, l'image, et étudie d'autres techniques de celle-ci.
    Ce virage stratégique s'est imposé suite aux contre-performances enregistrées par le groupe en 1991.
    Estman-Kodak, a, en effet, assisté à l'effondrement de ses bénéfices qui sont passés de 703 millions de Dollars en 1990 à 17 millions en 1991, pour un chiffre d'affaires de 19,4 milliards de Dollars, en stagnation (+3% pour la seconde année consécutive) en raison d'une baisse des ventes de la division systèmes d'Information (-4%) et de la division Photo (-1% au niveau mondial et -3% aux Etats-Unis).

    Ces résultats tiennent compte d'un montant de 2 milliards de Dollars: un milliard versé à Polaroid après un litige sur les appareils photo instantanés et un milliard de frais de restructu-ration, une restructuration caractérisée essentiellement par des suppressions d'emplois.
    Endetté à hauteur de 10 milliards de Dollars, Kodak, dont les structures sont beaucoup trop lourdes dans un marché où les prix baissent de 3 à 4% annuellement, a dû tailler dans ses effectifs. Ainsi, de 1988 à 1991, 12.100 emplois ont été supprimés.
    Pour redynamiser son groupe et retrouver un taux de rentabilité convenable, qui n'a pas été engendré par la réduction d'effectifs, le président de Kodak, Kay Whitmore, cherche à augmenter la part des ventes hors des frontières américaines. Cette part, qui est actuellement de 46% contre 41,8% en 1987, reste insuffisante pour Kodak qui veut devenir une firme transnationale.
    Pour atteindre cette dimension, le groupe devra redoubler d'efforts car les batailles qu'il a menées contre Fuji, 3M, Polaroid, Agfa ou Xerox ont tourné à son désavantage.

    Après avoir axé sa stratégie sur une diversification jugée judicieuse, dans les années 70, Kodak a décidé de se recentrer: il est aujourd'hui organisé en trois divisions: santé, chimie et image.
    C'est la division santé qui affiche les meilleurs résultats du groupe. Son chiffre d'affaires s'est élevé l'an dernier à 4,9 milliards de Dollars, soit une augmentation de 13% par rapport à 1990.
    Mais, en raison des coûts de restru-cturation et du budget consacré tant à la recherche et développement qu'aux actions de marketing, la division a accusé une baisse sensible de son résultat.

    Dans la chimie, Kodak, à travers sa division Eastman Chemical, a réalisé en 1991 un chiffre d'affaires de 3,7 milliards de Dollars, en progression de 4% par rapport à 1990, le résultat net ayant été affecté par la hausse des coûts fixes.
    En ce qui concerne l'image, Kodak a, en Novembre dernier, regroupé l'activité système d'information avec l'image, donnant ainsi naissance à une entité baptisée Imaging Group qui représente 57% des ventes mondiales.
    Sans abandonner ses activités chimie et santé, le groupe poursuit en 1992 sa restructuration en renforçant cette division image. La création de l'Imaging Group révèle la stratégie future de Kodak: "conserver un leader-ship dans les produits argen-tiques traditionnels, développer les systèmes hybrides alliant la qualité de l'image argentique aux nouvelles techniques de numérisation et étudier d'autres techniques potentielles de l'image".

    Pour concrétiser ce dernier axe stratégique, Kodak mène politique d'alliances notamment avec Canon, Minolta et Nikon, les trois fabricants d'appareils, et son rival Fuji Photo Film.
    L'objectif de ces rapprochements semble être "le développement en commun d'un film traditionnel sous un nouveau format".
    En fait, la véritable ambition de Kodak est de se convertir à l'image électronique. "Il s'agit non seulement d'en assurer la mise au point technique, ce qui est d'ores et déjà réussi, mais aussi de convaincre le grand public et surtout le marché professionnel de l'intérêt des multiples applications".

    Dans la foulée, le groupe américain mise notamment sur le CD-Photo qui sera lancé cet été aux Etats-Unis et en Septembre en France.
    Ce système, combinant la photo et l'électronique, "permettra de transférer des négatifs sur Disque Compact afin de les visionner sur une télévision ou un écran d'ordinateur, grâce à un lecteur adapté", d'où l'alliance de Kodak avec Philips.
    Pour réaliser la partie informatique du CD-Photo, c'est Apple qui collabore avec Kodak afin "d'intégrer sur son logiciel de gestion d'images Quick Time, un support de photo-CD.
    En définitive, le programme en trois axes, défini par le président de Kodak, doit permettre au groupe de s'introduire dans le marché de l'image digitale qui a progressé de 20% environ par an, tout en se maintenant dans la photo traditionnelle, sur un marché qui croît de 5 à 6% annuellement.

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