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Journée Mondiale de la femme
Le facteur se conjugue au féminin

Par L'Economiste | Edition N°:1471 Le 07/03/2003 | Partager

. Après la réussite de l'expérience en 2001, une deuxième promotion est opérationnelle dans 16 villes . Elle comprend 38 personnesBarid Al-Maghrib vient de recruter un deuxième groupe de factrices qui se chargera de la distribution du courrier à travers les principales villes du Royaume. Ainsi, une équipe de 38 factrices sera affectée dans 16 villes. La réussite de la première promotion en 2001, de 68 jeunes femmes, dans l'accomplissement d'un métier qui était du ressort exclusif de l'homme a accéléré la décision stratégique de l'organisme pour le recrutement d'autres au poste de la distribution. C'est ce qu'a confirmé Ahmed El Aziz, chef de la Poste centrale de Rabat. «La première expérience a connu une réussite inédite, ce qui nous a encouragé à recruter 38 factrices supplémentaires«. Pour Amina, nouvellement factrice, le métier lui plaît énormément. Elle a fait ce choix de son plein gré et elle est satisfaite du bon déroulement de ses tournées. «Je me réjouis de faire ce métier et d'être en contact direct avec les habitants du quartier«, confie-t-elle.Fadwa est du même avis. Elle se charge de la distribution des colis, mandats et lettres au centre-ville de Rabat. Les tournées se déroulent dans une bonne ambiance. «Nous avons effectué des stages pratiques, ce qui nous a permis de nous familiariser avec le public«, affirme Fadwa. «Les stages étaient d'une grande importance pour notre formation et les résultats satisfaisants se sont concrétisés sur le terrain«, affirme-t-elle.De même, Hassna qui couvre le secteur de Hassan, assure que le métier de factrice lui a permis d'apprendre énormément de choses, notamment sur le plan relationnel et de la communication. «Dans notre équipe, chacune de mes collègues dispose de son propre portefeuille client et nous nous sommes acclimatées avec les personnes des quartiers visités«, précise la factrice. Selon elle, dans le quartier qu'elle couvre, habitent des personnes âgées qui sont incapables de se déplacer. Elle accède à l'intérieur des maisons pour effectuer les formalités et satisfaire cette clientèle. Pour elle, une chose est sûre: la société marocaine a bien accueilli la femme en tant que factrice. Selon El Aziz, «l'objectif est de mettre sur le même pied les femmes et les hommes dans l'exercice des fonctions de Barid Al-Maghrib«. Ainsi, sur les 9.000 salariés qu'emploie l'établissement public, 23% sont des femmes. Côté formation, et à l'instar de la première promotion, les factrices ont suivi une session de formation de quatre semaines consacrée principalement à des cours théoriques et séances pratiques. L'objectif est de se familiariser avec les opérations qu'elles allaient à effectuer au quotidien. L'accent a été particulièrement mis sur l'accueil et le marketing. «Cette démarche vise à améliorer la qualité des services de l'établissement et offrir la meilleure image possible de nos employées«, souligne El Aziz. Selon lui, et pour bien mener leur travail, les factrices ont été dépêchées sur le terrain avant leur affectation. Sur le plan de la sécurité, des dispositions ont été prises par les responsables de Barid Al-Maghrib pour justement permettre aux factrices d'effectuer leurs tournées dans les meilleures conditions. Ainsi, les régions couvertes sont principalement les centres-villes et les quartiers proches. La proximité et le contrôle des superviseurs permettent de garantir le bon déroulement des tournées. Cependant, jusqu'à présent, la plupart des factrices interrogées ont affirmé qu'aucun incident grave n'a été enregistré depuis 2001, année du lancement de la première promotion.Le développement du métier de factrice dépend ainsi du bon déroulement des tournées et de l'attitude favorable que la société marocaine manifeste pour un travail qui était du seul ressort du genre masculin. En lançant la deuxième promotion, Barid Al-Maghrib vient de fournir un exemple significatif de l'évolution des métiers de la femme au Maroc et la nécessité de son intégration dans le développement économique et social. Nabil BOUBRAHIMI

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