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Journée Mondiale de la femme
Des carrières séduisantes dans les régions aussi…

Par L'Economiste | Edition N°:1471 Le 07/03/2003 | Partager

. Marrakech: Voyagiste optimiste Maatir Zohour Fassi Fihri est docteur d'Etat en géographie de l'aménagement de l'Université d'Aix-Marseille. Elle démarre sa carrière professionnelle dans la Sotoram (qui gère entre autres la chaîne d'hôtels de la RAM) avant de lancer sa propre entreprise à Marrakech: une agence de voyages, spécialisée dans le tourisme d'incentive. Pour Maatir, la condition de la femme marocaine demeure préoccupante, surtout si les réformes de la Moudawana attendue ne se réalisent pas. Du côté professionnel, elle estime que la femme ne rencontre pas beaucoup de problèmes dans le monde du tourisme, de par l'ouverture de ce secteur. Il n'en reste pas moins qu'elle reconnaît que ses collègues, clients et fournisseurs marocains, la comparent à un homme: «Que ce soit au niveau de mes engagements ou de la gestion des affaires«. Maatir, dont la société Intour s'est acquis une bonne réputation sur la place et surtout à l'étranger, s'implique énormément dans la stratégie tracée par la ville en matière de tourisme. (B. B.) . Marrakech: Carrière dans la banqueA 31 ans, Fatima Zahra Remmal est à la tête de la direction régionale de la BMCE à Marrakech, depuis maintenant cinq ans. Elle se souvient de ses premiers mois où elle percevait de l'étonnement dans le regard de certains clients du sexe opposé. Licenciée en économie, elle a gravi les échelons au sein de cette institution bancaire qu'elle a intégrée en 1991. Il n'est certes pas facile de s'imposer dans un métier considéré à tort comme celui des hommes, indique-t-elle, «bien qu'au niveau de notre groupe, plusieurs postes de responsabilité que ce soit au niveau central ou dans les régions sont confiés à des femmes«, précise-t-elle. Et d'ajouter que dans le milieu bancaire, les compétences ne suffisent pas. Pour accéder aux postes de responsabilité, les qualités humaines sont nécessaires. (B. B.) . Marrakech: Parlementaire engagée En tête de liste de femmes pour le Parti National Démocrate où elle assume aussi le poste de secrétaire adjoint du parti, Milouda Hazib s'est impliquée dans le champ politique depuis bien longtemps. Elle est aussi présidente de l'Organisation nationale des femmes démocrates, mais surtout membre de la Commission consultative pour la révision de la Moudawana. Cet expert ne se fait aucune illusion quant à la réforme attendue. «Elle ne changera pas grand-chose pour la femme dans l'entreprise, mais entre les lignes, il serait souhaitable de procéder à la refonte d'autres codes qui ont des dispositions astreignantes à l'égard de la femme, comme celui des procédures civiles ou le code des investissements, et favoriser la création d'entreprises par les femmes«. Avec son statut de parlementaire et son implication directe, elle sait que la Marocaine attend beaucoup d'elle et de ses collègues femmes. «C'est une lourde tâche qui nous incombe face à un immense champ de réformes juridiques, d'ajustement structurel, mais surtout des mentalités marquées encore par l'instinct «patriarcal«, loin des idéaux de la démocratie«. Milouda est aussi une femme d'affaires dirigeant une agence de voyages. (B. B.) . Marrakech: Première pharmacienneFatima Zohra El Mokhtari est la première femme pharmacienne à s'installer à Marrakech en 1969. Ce qui lui confère un grand respect auprès de ses collègues pharmaciens mais aussi au sein du club Rotary Ménara qu'elle préside. Elle a contribué activement à désenclaver un village aux alentours de Marrakech. Son engagement dans l'humanitaire n'est pas nouveau. Elle est fondatrice et aussi présidente du centre Koutoubia pour enfants handicapés physiques victimes de la polio. Lorsqu'elle évoque cette maladie et ses conséquences, sa voix est pleine d'émotions. «Le développement commence d'abord à travers l'éradication de ce genre de maladies qui n'existent plus que dans les pays du tiers-monde«, insiste cette pharmacienne engagée corps et âme dans l'humanitaire. C'est une contribution aussi dans le processus d'émancipation de la femme, notamment dans le milieu rural. Pour Fatima Zohra El Mokhtari, le statut de la femme n'a pas suivi le mouvement de redéfinition dans la société marocaine. «Le conservatisme à outrance des mentalités écrase la femme et lui coupe les ailes«, commente-t-elle. (B. B.). Tanger: Réussir dans le business Zakiya Sekkat est l'une de ces femmes qui aiment les défis. Après des études primaires et secondaires à Fès, sa ville natale, elle entame en 1980 des études d'ingénieur en pétrochimie en Belgique. Une formation qu'elle complète par un autre titre d'ingénieur commercial. De retour au Maroc en 1989, elle se met à la recherche d'un projet. Elle décide alors de se tourner vers le marché de la peinture thermodurcissable en poudre. Un produit peu connu au Maroc et qui fera d'Oxyplast Maroc (la société créée par Zakiya Sekkat et son frère en 1990 à la zone industrielle de Moghogha à Tanger), le seul producteur en Afrique du Nord de ce type de produits. «Projet suicidaire«, commente-t-elle. Aujourd'hui, Oxyplast Maroc exporte plus de la moitié de sa production dans des marchés jugés difficiles: Algérie, Tunisie, Libye, en plus de la France. Aujourd'hui, Oxyplast Maroc a atteint un chiffre d'affaires de 60 millions de DH (chiffres 2002). (A. A.). Agadir: Une enseignante militanteFatima Abouihsane, parlementaire Rniste élue aux dernières législatives, a consacré plus de trente ans de sa carrière à l'enseignement de plusieurs promotions du lycée Lalla Meriem d'Agadir. Etablissement qu'elle a intégré en tant qu'enseignante en 1969, après un court passage d'une année au sein d'un collège à Casablanca, sa ville natale. Titulaire d'un baccalauréat option lettres et d'un diplôme de professeur du premier cycle de la Faculté des lettres de Fès, Fatima Abouihsane a obtenu une licence de langue d'arabe en 1975. Lors de la même année, elle a été nommée directrice du lycée Lalla Meriem. Un poste qu'elle a occupé jusqu'aux dernières élections. Son implication pour l'encadrement de ce lycée de jeunes filles, qui était auparavant uniquement un collège avec un internat, lui a valu une grande notoriété. Au fil des années, son nom était devenu indissociable avec la réputation de l'établissement qu'elle a mené tambour battant. Outre sa fonction de député, expérience nouvelle pour elle, cette femme de tête est très active également dans le monde associatif. (M. A.). Fès: Passionnée pour la rechercheEnseignante d'économie à la Faculté de droit de Fès, Naïma Lahbil Tajmouati s'active énormément dans les travaux de recherche. A l'université, elle commence réellement à trouver le système frustrant. «La crise dure depuis trop longtemps, ça devient une perte d'énergie des deux côtés et c'est des générations entières qui sont ainsi gâchées«, se désole-t-elle. Son seul espoir est de voir se réaliser la réforme attendue de l'enseignement. Entre-temps, sa passion pour la recherche est de plus en plus grande. L'ancienne médina, l'habitat, la pauvreté sont autant de thèmes qui lui tiennent à coeur et pour lesquels elle a fait de nombreuses études. Depuis 1995, elle participe très activement au projet de sauvegarde de la médina. C'est pour étudier au fur et à mesure l'impact de ce chantier sur la société et l'économie. Tajmouati a même édité un livre intitulé: “Dialogue en médina«. «L'ouvrage est un dialogue entre une mère et sa fille à propos d'héritage, mais il s'agit en fait de l'héritage d'une nation, le patrimoine de l'humanité que l'on transmet de génération en génération«, explique Tajmouati. (M. Kh.)

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