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Affaires

IR & IS: «La CGEM compte revenir à la charge»
Salaheddine Kadmiri, président de la Commission PME

Par L'Economiste | Edition N°:3432 Le 27/12/2010 | Partager

- L’Economiste: La loi de Finances 2011 n’a pas retenu grand-chose des propositions fiscales de la CGEM. Sur quel impôt allez-vous mettre l’accent pour 2012?- Salaheddine Kadmiri: En dehors de l’IS dédié à la TPE qui est un geste envers l’informel et la prorogation jusqu’à 2012 concernant l’augmentation de capital défiscalisé pour la PME, nous comptons revenir à la charge et il faut que le gouvernement continue à réduire l’IS de manière à ce qu’il soit harmonisé par rapport au bassin méditerranéen. La baisse de l’IR est aussi prioritaire pour nous parce qu’elle permettrait aux PME de recruter et donc d’améliorer leur taux d’encadrement.- Quelles sont les priorités de la Commission PME pour l’année prochaine?- Notre plan d’action 2011 prévoit, en dehors des actions récurrentes de la commission, de focaliser et de mettre en place un plan censé favoriser l’implication des PME et des PMI dans les grands projets d’infrastructures. - Mais comment pourra-t-on garantir aux PME l’accès à ces marchés?- Il faut d’abord instaurer des règles de compétition claires. Nous ne demandons pas d’être favorisés, mais je pense que les donneurs d’ordre devraient détailler encore plus leurs projets. Nous suggérons d’éviter au maximum la formule des projets clés en main parce que c’est par ce biais que les PME se retrouvent hors course. Ainsi, si, par exemple, un grand projet solaire est attribué à un opérateur étranger, clés en main, il va automatiquement recourir à des sous-traitants étrangers. Par conséquent, les PME marocaines seront exclues. Il faudra pousser l’ingénierie au maximum. Il y a un exemple qui a été un succès : l’OCP. Le groupe arrive à fractionner un marché en 350 petits projets. Cette formule qui consiste à saucissonner les projets génère un gain en argent et en transfert de technologie. - Comment pourra-t-on activer la préférence nationale?- Nous allons mener cette réflexion, parce qu’il est vrai que la préférence nationale est une notion très complexe. Mais nous pouvons d’ores et déjà nous interroger sur les capacités des PME marocaines. Il s’agit d’établir la cartographie des capacités des PME en termes d’expertise technique, de savoir-faire et de maîtrise des délais. Cela nous permettra déjà de savoir quels sont les travaux qui pourraient être réalisés par les PME et décréter que ces travaux devront être réalisés au Maroc avec une concurrence à l’intérieur du pays. Cela pourrait éventuellement activer l’installation au Maroc d’entreprises anglaises, coréennes, chinoises, espagnoles… L’essentiel pour nous est qu’elles créent de la richesse dans le pays, qu’elles payent leurs impôts et qu’elles soient payées de la même manière que les PME marocaines. C’est-à-dire qu’elles ne seront pas payées en accréditifs en euros ou encore en dollars, mais bien en dirhams, à l’instar des PME locales. De même, elles verront l’environnement des affaires que vivent les entreprises marocaines et la concurrence sera plus loyale.Propos recueillis par H.E

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