×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Le prix de L’Economiste pour la recherche en économie, gestion et droit
    Entreprises

    Interfina, un fonds pour les privatisations

    Par L'Economiste | Edition N°:31 Le 28/05/1992 | Partager

    Un fonds est en cours de création pour soutenir les privatisations. Il rassemble plusieurs banques de la place et des organismes internationaux.

    Les banques sont bien placées pour être des intermédiaires et des soutiens aux opérations de privatisations, comme l'avait indiqué Moulay Zine Zahidi, Ministre Délégué auprès du Premier Ministre chargé des Affaires Economiques et de la Privatisation(1).

    En effet, elles ont l'expérience du terrain en matière de placement et de mobilisation de l'épargne, note-t-on dans les milieux bancaires.

    C'est dans cette optique qu'est née, à l'initiative de la B.N.D.E et de la B.M.C.E, l'idée de créer un fonds de privatisation, Interfina, Internationale de Financement et de Participation.

    210 millions de Dh au capital

    Interfina est une société Holding au capital de 210 millions de DH. Ce capital est détenu par la Société Financière Internationale (qui appartient au groupe de la Banque Mondiale), le Crédit Lyonnais et Banco Exterior de Espana, outre les deux institutions à l'origine de l'idée, la B.N.D.E et la B.M.C.E. Le Crédit du Maroc a aussi rejoint Interfina.

    "La présence des institutions financières internationales dans le capital de Interfina permet d'associer et d'intéresser les investisseurs étrangers à la privatisation" souligne-t-on chez les promoteurs du fonds.

    Chaque associé a souscrit au capital à concurrence de 35 millions de DH.

    "Interfina a pour objet essentiel d'accompagner le processus de privatisation" est-il précisé.

    Dans ce cadre, elle se propose de prendre des participations minoritaires dans le capital des sociétés privatisables, dans le respect des procédures qui seront décidées par les pouvoirs publics pour chacune des entreprises cédées.

    Le domaine d'intervention concerne tous les secteurs des entreprises privatisables. Ce fonds n'est pas un fonds de soutien "caritatif": il faut que les prises de participations puissent dégager un rendement élevé. Ces prises de participations puissent dégager un rendement élevé. Ces prises de participations sont limitées de 15 à 20% des fonds propres des sociétés concernées.

    Dynamisation du marché financier

    En principe, Interfina devrait se désengager au bout de la dixième année. La cession de toutes les actions détenues pourrait être suivie de la liquidation ou d'une nouvelle orientation du fonds après décision du Conseil d'Administration, ajoutent nos sources.

    Outre cette option essentielle dans le processus de privatisation, Interfina se propose de contribuer à la "dynamisation du marché financier, un des points importants de la restructuration en cours" dans l'économie marocaine.

    Dans cette optique, elle sera cotée à la Bourse de Casablanca et s'efforcera à encourager la cotation des entreprises dans lesquelles elle participe au capital. Le démarrage sera effectif dès que la mise en place des structures sera achevée.

    L'idée de créer une telle institution est "une bonne chose" souligne-t-on dans les milieux bancaires, dans la mesure où cette démarche permet de réunir des moyens et des compétences, spécialement dans le cas où il y aurait besoins de "noyau financier de référence" dans telle ou telle privatisable(2).

    Les banques initiatrices de cette société, notamment la B.N.D.E et la B.M.C.E, ont une bonne expérience en matière de prises de participations, estime-t-on.

    A.D.N.

    Le Ministre avait annoncé et précisé les modalités de l'intervention possible des banques dans une interview accordée à l'ECONOMISTE (cf n° 7 du 12 Décembre 1991)

    (2) Lors de l'entretien cité ci-dessus, le Ministre avait préféré l'expression d'actionnaires de référence à celle de noyau dur.

    La BMCE et le capital-risque

    Dans un article publié dans le précédent numéro de l'ECONOMISTE et intitulé: "capital-risque: les banques dans l'expectative", la BMCE n'a pas été citée, par erreur de manipulation, parmi les membres de la Société de Participation et de Promotion du Partenariat. Nous prions les lecteurs et la BMCE de bien vouloir accepter nos excuses.

    Nous reviendrons sur ce sujet.

    Précisons que la BMCE est l'une des principales initiatrices de cette société. En outre, elle est avec la BNDE, l'une des banques à avoir-placé une proportion importante de la ligne BEI octroyée au titre des concours en capitaux à risque. Cette ligne "se présente comme une opportunité pour les intermédiaires financiers". Estime-t-on.

    Par ailleurs, la BMCE capitalise une expérience notable en matière de prises de participations. Expérience qui lui a permis d'être présente dans l'opération crédit jeune promoteur qualifiée de "domaine à haut risque "dans les milieux professionnels.




    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc