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    Interfina: Six banques créent un fonds pour les privatisations

    Par L'Economiste | Edition N°:59 Le 24/12/1992 | Partager

    Un fonds destiné à soutenir la privatisation, l'internationale de Financement et de Participation (Interfina), a été créé. Il regroupe six banques dont deux étrangères.

    En gestation depuis déjà quelques mois, le projet de création d'un fonds pour les privatisations vient d'être concrétisé. Le capital de la nouvelle société, Interfina, est de 210 millions de Dirhams. Le tour de table est constitué par la BNDE, la BMCE, le Crédit du Maroc, Banco Exterior de Espana et le Crédit Lyonnais par I'intermédiaire de sa filiale Crédit Lyonnais Investissement (Clinvest). Les actionnaires se partagent le capital à parts égales. Interfina sera rejointe par la Société Financière Internationale (SFI), une filiale de la Banque Mondiale.

    Liquidée au bout de 10 ans

    "La société est le fruit d'une longue négociation et de la volonté d 'un certain nombre de partenaires nationaux et étrangers de participer d'une manière active au processus de privatisation", souligne M. Abdelkrim Raghni, Directeur de la société, à qui revient la tâche de faire démarrer l'entreprise. En effet, la prise de participations dans le capital des entreprises privatisables constitue l'objectif fondamental pour ce nouveau fonds. Aucune intervention n'est donc prévue en dehors des privatisables. Outre cet éIément essentiel, Interfina se propose de jouer un rôle de catalyseur dans les opérations de cession des parts de l'Etat par I'attrait d'actionnaires de référence tant marocains qu'étrangers. Pour cause, "il faut des actionnaires moteurs qui apporteraient aux sociétés privatisées des capitaux importants, des technologies nouvelles et favoriseraient I'ouverture des débouchés locaux et internationaux", explique M. Raghni. La participation à l'animation du marché financier constitue un autre aspect des actions que la société entend mener. Dans cette optique, elle sera cotée en bourse et mettra sur le marché secondaire les parts sociales qu'elle aura acquises. Il a été ainsi retenu un désengagement progressif du fonds des sociétés dans lesquelles il participe au capital. Interfina devrait alors être liquidée au bout de dix ans sauf si le conseil d'administration en décide autrement.

    Minimiser les risques

    Interfina n'a pas pour intention de conserver ses parts, ni de prendre le contrôle des sociétés privatisables. Par conséquent, elle s'est fixé trois conditions par rapport à ses engagements futurs.
    C'est ainsi que, dans une première mesure, les prises de participations dans une société ne devraient pas dépasser 15% des fonds propres du fonds. D'un autre côté, les dirigeants ont ciblé huit groupes sectoriels dans lesquels le portefeuille de la société est plafonné à 25% de ses fonds propres. Il s'agit précisément des groupes:

    - agriculture, pêche, forêts et produits du bois,
    - énergie et exploitation minière,
    - produits chimiques, métallurgiques, électriques et électroniques,
    - alimentation et boissons,
    - textile et cuir,
    - construction de bâtiments, travaux publics et transport,
    - services financiers.

    Selon M. Raghni, "cette classification permet d'avoir des participations diversifiées et bien réparties qui minimisent les risques de dépréciation. De plus, continue-t-il, nous ne serons pas dépendants d'un secteur déterminé". En ce qui concerne la troisième condition, les participations ne devront pas dépasser directement ou indirectement 20% des fonds propres de la société privatisée.

    Pour l'heure, les responsables sont actuellement en train de travailler sur le budget et la mise en place des organes de fonctionnement. La direction prévoit des structures très légères "mais d'une grande efficacité", souligne M. Raghni. Le personnel sera constitué en grande partie de cadres spécialisés dans l'ingénierie financière. A la question de savoir si la limitation de la durée de vie de la société à dix ans ne sera pas un facteur de blocage dans le recrutement, le Directeur d'lnterfina souligne que "celle-ci constitue au contraire un attrait pour un personnel efficace". Il ajoute en outre que "le seul critère de choix de celui-ci, sera l'efficacité". Interfina bénéficiera par ailleurs du savoir-faire des banques participantes.

    Alié DIOR NDOUR

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