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Entreprises

IBM/Siemens-Nixdorf : Différend de principe

Par L'Economiste | Edition N°:77 Le 29/04/1993 | Partager

Le différend opposant EIBM, à Siemens-Nixdorf se développe avec les protestations de Siemens à l'encontre d'autres protestations d'EIBM, lesquelles réagissaient à un jugement émis par le PDG de Siemens à l'endroit d'IBM, dans nos colonnes. Sur le fonds, il s'agit de savoir si émettre un avis (en l'occurrence plutôt négatif) sur la stratégie d'un confrère et concurrent entre dans l'exercice normal de la liberté commerciale ou bien constitue une atteinte à la déontologie professionnelle. Voici les faits: le PDG de Siemens-Nixdorf, M. Theilkaes considère qu'IBM se retire progressivement de la commercialisation et de la maintenance et que cela constitue une erreur stratégique. Ses propos, qu'il revendique et dont il souligne la fidélité de reproduction, sont publiés dans L'Economiste du 15 avril. EIBM, par lettre de son directeur général, M. Hopital, réagit vivement et fait part de son mécontentement à l'APEBI(1). EIBM saisit l'occasion de sa protestation pour revenir sur un différend plus ancien entre les deux entreprises, à propos de leur classement respectif sur le marché marocain(2). Siemens-Nixdorf, à son tour, proteste par courrier contre la lettre de EIBM à l'APEBI. M. Theilkaes écrit: "l'un de mes confrères de la place croit de voir faire référence à un code de déontologie régissant les membres de l'APEBI; or jusqu'à plus ample informé, il n'a jamais existé, à ce jour, une quelconque commission chargée de veiller à ce domaine. C'est pourquoi les commentaires précités de mon confrère ne me paraissent guère pertinents". En fait, les statuts de l'APEBI font référence explicitement la déontologie professionnelle" mais ne précisent pas les limites entre la concurrence normale et le manquement à la déontologie. M. Theilkaes, toujours dans son courrier à l'APEBI, s'ajoute: "Il ne faut pas oublier que, même si cette association regroupe les principaux acteurs du marché informatique, ceux-ci restent, en tout état de cause, des concurrents soumis à la loi du marché". Le président directeur général de Siemens-Nixdorf précise que "l'APEBI n'est pas mandatée pour la défense et l'illustration des intérêts particuliers d'IBM, mais pour ceux de l'ensemble de ses adhérents" et que l'expression d'opinions de nature commerciale sur la situation actuelle du marché informatique, n'est pas répréhensible.

N.S.

(1) Parallèlement, EIBM nous adresse copie de sa lettre de protestation, dont des extraits ont été publiés le 22 avril.
(2) Toutes deux en effet se considèrent comme le leader et se contestent mutuellement le droit d'user du terme de "premier" dans leur communication commerciale. A ce jour ce différend est toujours en suspens: Siemens annonce 160 millions de DH et IBM 177 millions de DH, mais les contenus ne sont pas homogènes.

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