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Le point sur les opérations de privatisations lancées : Privatisations: La CTM-LN arrive sur le marché

Par L'Economiste | Edition N°:77 Le 29/04/1993 | Partager

La compagnie de transport CTM LN arrive en bourse entre les 5 et 10 mai prochains. Le noyau stable est en cours de constitution. Le Ministère en charge de la privatisation a reçu six plis. La décision finale interviendra cette semaine. Pour la CIOR, La date limite du dépôt des offres était le 26 avril..

Entre les 5 et 10 mai prochains sera mise en vente la participation publique détenue par le Trésor, l'ONCF et la CDG dans la compagnie de transport CTM-LN.

Le Ministère chargé de la privatisation a reçu trois plis pour la constitution du noyau stable. Selon diverses sources bancaires, on indique qu'au total il y aura au moins 5 propositions de former un noyau stable pour la CTM.

Toujours selon des sources bancaires, et à l'heure où nous mettons sous presse, les leaders du tour de table cités sont la BCM, la BMCI, Asma Investissement, Interfina et Holmarcom avec Baraka (MBC).

Dans la cession de la compagnie CTM-LN(1), sur les 96,06% que représente cette part dans le capital social de la compagnie, soit 943.920 actions:

330.071 actions, soit 35%, feront l'objet d'une attribution directe pour la formation du groupe d'actionnaires de référence,

377.224 titres, soit 40%, seront cédés par voie de bourse et destinés au grand public,

47.719 actions, soit 5,06%, seront réservés aux salariés de la CTMLN,

150.906 actions, soit 16%, continueront d'être provisoirement détenues par l'Etat.

Redéploiement de la SNPP

Concernant les autres opérations en cours, le ministre cite le cas de la CIOR dont l'appel d'offres ouvert sur les 51% du capital de la cimenterie au prix minimum de 612 millions de DH a été lancé le 18 décembre 1992. Le délai de dépôt de l'appel d'offres a été fixé au 26 avril.

Il rappelle également le délai de clôture, prévu au 12 mai prochain, de l'appel d'offres lancé le 8 mars 1993 pour le transfert des sociétés distributrices de produits pétroliers, Petrom et CMH. Pour Pétrom, la cession porte sur 51% du capital au prix minimum de 112,4 millions de DH.

Pour CMH (Compagnie Marocaine des Hydrocarbures), la cession porte sur 50% du capital au prix minimum de 100 millions de DH.

Ces deux premières opérations de transfert touchant le secteur pétrolier seront suivies de celles de Mobil Maroc, Shell Maroc et Total Maroc, sociétés affiliées à la SNPP (Société Nationale de Produits Pétroliers). Celle-ci, rappelle le ministre, est privatisable en tant que telle. Cet holding, explique-t-on au Ministère chargé de la privatisation, sera appelée à détenir, provisoirement, les actions de l'Etat dans des projets de distribution de gaz.

Catégorie stratégique

Pour l'ensemble du secteur pétrolier, le ministre estime que seules les raffineries entrent dans la catégorie dite "stratégique" en raison de l'obligation de former des stocks.

Après le secteur pétrolier, figure la pétrochimie avec la cession par voie d'appel d'offres ouvert sur 90% du capital de la SNEP (Société Nationale d'Electrolyse et de Pétrochimie de Mohammédia). L'offre sera clôturée le 31 mai 1993.Le prix minimum d'offre SNEP est fixé à 250DH l'action, soit 360 millions de DH pour l'ensemble des actions à céder. Il est par ailleurs prévu de réserver une partie des actions aux salariés de l'entreprise. La cession de la SNEP intéresse plusieurs firmes pétro-chimiques internationales.

"Les opérations de privatisations, souligne Moulay Zine Zahidi, se présentent ainsi comme une politique d'assainissement".

Les opérations réalisées

Aujourd'hui, cinq opérations ont déjà été réalisées et l'exemple de la COMAGRI reste assez significatif. En effet, la COMAGRI, souligne le ministre, accusait un déficit annuel de 15 millions de DH. Une fois privatisée, son compte des profits est passé à 20 millions de DH. Le cas de COMAGRI est une opération de location sur 30 ans avec maintien du personnel ouvrier.

La seconde opération concerne la SODERS (Société des Dérivés du Sucre). Le mode de cession retenu est l'appel d'offres qui a été dicté par deux impératifs: la position minoritaire de l'Etat (35,6%) dans la structure du capital de la société et le souci des autorités de ne pas fractionner le capital futur de la SODERS.

Les parts publiques détenues par l'ODI (25,5%) et la Sucrerie Nationale du Beht (10,1%) ont été cédées à la société française S.I. Lesaffre, elle-même actionnaire à la Soders pour 9,70%. Le prix de cession a été de 350DH l'action; un montant supérieur de 25% au prix minimum requis par l'appel d'offres. La vente concernait 82.536 actions. L'acquéreur de la Soders s'est engagé, indique le ministre, sur un plan prévoyant l'extension des activités de l'entreprise ainsi que sur le développement de l'emploi. La participation des salariés à la propriété de la Soders est assurée par un financement accordé par l'entreprise (15% en moins sur le prix de l'action ont été accordés aux salariés).

Confection

Pour la confection, les parts de 32% détenues par I'ODI font l'objet d'une convention de cession d'actions avec le groupe anglais Courtaulds, actionnaire à 68% de la société Chelco. La part de l'ODI a été cédée, dans le cadre de cette convention, moyennant le prix contractuel de 14) millions de DH environ. Cette attribution a été dictée notamment par le souci de promouvoir l'emploi.

Enfin, pour les unités hôtelières, Moulay Zine Zahidi rappelle le cas des hôtels Tarik de Tanger et Les Amandiers de Tafraout.

Le premier a été cédé dans le cadre du premier appel d'offres relatif aux établissements hôteliers. Son acquéreur est l'United Moroccan Hotels (UMH), une société à capitaux marocains qui gère le Tarik depuis sa construction il y a 15 ans. Le prix de cession s'est élevé à 15.200.000 DH pour un prix minimum d'offres de 15 millions de DH. Le second hôtel, Les Amandiers, était géré par la société Floride, dans le cadre d'un contrat de location prévoyant la promesse de vente entre I'ONMT (Office National Marocain du Tourisme) et cette société. L'hôtel Les Amandiers est revenu au locataire moyennant un prix de cession de 5 millions de DH. Les trois autres établissements proposés en même temps n'ont pas trouvé acquéreur, du moins dans le cadre du cahier de charges.

Actionnaire de référence

Concernant par ailleurs les modalités de transfert et des problèmes qui peuvent se poser, Moulay Zine Zahidi rappelle que l'actionnaire de référence peut exister parmi les actionnaires privés. Dans ce cas, deux possibilités: soit l'entreprise est placée en bourse, soit elle n'intéresse que les intervenants du secteur. Elle est donc cédée par appel d'offres ou par attribution directe.

(1) Après la conférence de presse pour le lancement de la campagne publicitaire en direction du grand public, le ministre en charge de la privatisation, Moulay Zine Zahidi a refait pour les convives du "P'tit Déj" d'Enjeux le point sur les différentes opérations. Cf L'Economiste du 15 avril 1993.




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