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    Hôtellerie : Royal Mansour introduit les majordomes

    Par L'Economiste | Edition N°:48 Le 08/10/1992 | Partager

    Les grands hôtels rénovent les décors et les cartes de leurs restaurants, qui ne sont plus des produits annexes. Royal Mansour introduit en plus le Butler dans les chambres.

    "ARTHUR, faites couler mon bain". Le majordome aux petits soins, était un privilège de l'aristocratie européenne, telle qu'elle n'apparaît plus que dans le comédies de boulevard. Ce privilège aristocratique devient un service, fourni par le Royal Mansour, à tous ces clients.

    A partir du 15 Octobre, l'hôtel, affilié à la chaîne anglaise Forte, introduit au Maroc la fonction de Butler. Le mot est dérivé du vieux français bouteiller. Le Butler était, à la fin du siècle dernier, un majordome habillé de "morning suit", ganté de blanc, enfermé dans son maintien raide et son air pincé. A Casablanca, à la fin du 20ème siècle, il rejoindra l'homme d'affaires, 5 minutes après son arrivée, dans sa chambre. Il l'accueillera avec un thé, fera couler son bain, repassera son costume, astiquera ses boutons de manchettes... Il restera à la disposition du client pendant tout son séjour et répondra dès qu'il sera sonné. Ce service "personnalisé", cette attention particulière touchent un client, d'autant plus sensible qu'il est souvent seul, et toujours, à des centaines de kilomètre de chez lui.

    Les autres innovations du Royal Mansour, pour la rentrée, concernent la restauration. C'est une nouvelle carte "automne-hiver" qui est proposée au Volubilis, restaurant gastronomique, soumis désormais au cycle des saisons, comme la mode vestimentaire.
    Le "Café du Jardin", qui, comme son nom ne l'indique pas est un restaurant, sera désormais ouvert 24 heures sur 24. Il répondra à des segments variés du marché: clients de l'hôtel qui débarquent de l'aéroport en milieu d'après-midi ou de nuit, noceurs locaux saisis par une fringale subite à 3 heures du matin, cadre pressé exerçant dans le secteur de l'Avenue des FAR. C'est pourquoi les repas servis sont légers: grillades, poissons, plats marocains... C'est une formule "brasserie", rapide, soumise néanmoins à des exigences gastronomiques d'inspiration méditerranéenne (espagnole, italienne ou marocaine). Les dominantes de Lionel Jouault, pour les 3 restaurants du Palace d'ailleurs, seront "fraîcheur, couleur, saveur". En matière de prix, le "Café du Jardin" n'abusera pas de son monopole sur les nuits de Casablanca: le menu (entrée-plat-dessert) est à 120 DH. Pour ce prix il est appelé "menu symbolique". Ce même prix est affiché au Douira, restaurant marocain: il permet de se servir à volonté, des salades et entrées (au moins 22 assortiments) et des desserts.

    Avec 3 restaurants, Royal Mansour segmente le marché, mais cultive une image de marque unique, classique, raffinée, dans les limites de prix accessibles.

    Ainsi, l'introduction des vins français est l'objet d'un autre effort commercial. Il s'agit de profiter de l'ouverture des frontières aux vins étrangers, pour faire connaître le vin français aux consommateurs du Maroc. Or, les prix des grands crus arrivent à près de 450 Dirhams sur les tables, pour des menus à 260DH. Pour rétablir l'équilibre de prix vins-repas, Royal Mansour fait embouteiller, spécialement, des petits crus de qualité, du Bordelais, d'Anjou, des Pyrénées. Ceux-ci y trouvent une occasion de promotion, sur une chaîne de prestige, avec une clientèle cosmopolite.

    Un autre innovation introduite par Royal Mansour concerne l'hygiène. Les contrôles de laboratoire appliqués aux marchandises achetées, aux eaux... seront étendus aux plats cuisinés. Un hôtel qui sert 200 personnes, lors d'un cocktail, dans ses murs ou par livraison (Outside Catering) veille à ne pas provoquer d'indigestion collective. Désormais les bouillons de couscous, les sauces et les morceaux de boeuf bourgignon subiront des prélèvements et des analyses.

    K.B.

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