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    Focus

    Habitat insalubre
    Fès a besoin de plus de 45.000 logements

    Par L'Economiste | Edition N°:3502 Le 06/04/2011 | Partager
    Plus de 9.698 unités en cours de construction
    Encore des freins au programme «villes sans bidonvilles»

    L’habitat menaçant ruine est le principal défi auquel sont confrontées les autorités. La finalisation d’un programme de lutte contre le phénomène est en cours. Lequel programme concerne près de 9.000 bâtisses

    LA lutte contre l’habitat insalubre est un dossier prioritaire pour le wali de Fès, Mohamed Rherrabi. Depuis sa nomination en juin 2005, l’homme suit de près toutes les opérations de recasement. Il veille même à ce que le relogement des ménages se fasse sans incident et appelle fréquemment à des réunions de concertation avec les différents acteurs (Agence urbaine, Ader, inspection de l’Habitat, Ordre des architectes, élus…) et assiste en personne au conseil d’administration de l’Agence urbaine et de sauvegarde de Fès (Ausf). Celle-ci, faut-il le rappeler, a approuvé 14 projets d’habitat social au cours de 2010. D’un investissement global de près de 1,5 milliard de DH, ces projets devront générer 9.698 logements sociaux. Selon les responsables de l’Agence, la principale orientation du département de l’Habitat vise l’amélioration de l’environnement, le développement durable et la lutte contre l’habitat insalubre. Pour ce dernier volet, les besoins en logements sociaux sont estimés à plus de 45.670 unités au niveau de la ville. Ce chiffre concerne 9.010 unités en termes de déficit relatif à la cohabitation, 3.720 unités de bidonvilles et 32.940 logements menaçant ruine à remplacer. Mais pas de craintes, répond Abdelilah Laslami, directeur de l’Ausf, pour qui onze autres projets d’une consistance globale de 5.574 logements sociaux sont en cours d’autorisation et devront coûter plus de 942 millions de DH.
    Cependant, Laslami ne nie pas que le tissu urbain de la région de Fès-Boulemane présente plusieurs problématiques. En effet, en plus du fléau de l’habitat insalubre et des constructions sans autorisation, la région est caractérisée par un déséquilibre en matière d’extension urbaine, de densité démographique et de localisation des infrastructures. Pour y remédier, il est question, dès à présent, de créer des zones industrielles et touristiques en plus d’un réseau routier principal composé d’axes circulaires et internes.
    L’autre dossier prioritaire est celui du programme «villes sans bidonvilles» (VSB). Lequel se heurte à plusieurs problèmes. Au total, 7.420 ménages conventionnés ont été recensés en 2004. L’éradication des bidonvilles a été échelonnée sur 3 ans. En 2010, et après 4 ans de retard, un haut responsable de l’Habitat souligne «qu’il faut soustraire Douar El Asker de l’opération si l’on veut déclarer le succès de ce programme avant décembre 2010». Aujourd’hui, le contrat VSB est à mi-chemin: 92% de recasements à Aïn Smen (soit 2.133 ménages sur 2.319) et 37% de recasement et relogement à Dhar El Mehraz (soit 962 sur 2.615 ménages) où une nouvelle offre vient d’être proposée aux habitants. L’objectif est de finaliser ce contrat avant la fin de l’année 2012.
    L’autre priorité du wali Rherrabi est la finalisation du programme de lutte contre l’habitat menaçant ruine. Lequel programme concerne près de 9.000 bâtisses dont 4.200 dans le tissu ancien (ancienne Médina, Méchouar et Fès Al Jadid) et 4.800 concernent l’habitat précaire au niveau de la zone Nord et Jnanates. Ici, prés de 1.800 constructions ont été expertisées et classées par le LPEE selon le degré de risque qui est de 1 à 3. Il en ressort plusieurs causes de dégradations. Outre, les constructions sans autorisations dans des zones à risque, il y a les surélévations continues sans respect des règles rudimentaires de la construction, la mauvaise qualité des matériaux de construction (matériaux de récupération), la densification des constructions avec un taux d’occupation du sol très élevé… Ainsi, devant la complexité du phénomène et les difficultés inhérentes à la nature même de l’habitat menaçant ruine, une nouvelle approche a été mise en œuvre pour les secteurs de Jnanates et la Zone Nord et qui consiste en l’octroi d’une aide aux ménages concernés. A cet effet, une convention a été établie avec un coût global de 150 millions de DH. Il est à noter, enfin, qu’entre 2004 et 2010, l’Etat a débloqué à Fès, près de 490 millions de DH pour le traitement direct des bâtisses, la mise à niveau des quartiers (voirie, assainissement), le relogement et l’aide aux ménages des zones affectées par l’habitat menaçant ruine.


    Un milliard de DH pour le programme VSB


    DEPUIS la signature du programme VSB (2004), plusieurs centaines de baraques ont été démolies. L’opération a concerné plus de 5.000 familles, réparties sur les deux plus grands bidonvilles de Fès. Il s’agit des secteurs d’Aïn Smen et Douar El Asker. Afin de répondre aux besoins en logements sociaux, la construction de quelque 4.000 unités de logement à Fès a été lancée dans le cadre d’un partenariat public/privé. Liant le ministère de l’Habitat et des promoteurs immobiliers privés, ce partenariat offre aux professionnels un foncier public assaini et valorisé, et prévoit un investissement de l’ordre d’un milliard de DH.


    Youness SAAD ALAMI

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