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Loi de Finances

Les politiques impliqués dès la préparation
Par L'Economiste | Edition N°:463 Le 15/03/1999 | Partager

· L'architecture du projet compte sur une rupture avec la vision comptable

· L'Etat veut reprendre en main les établissements publics


Le ton est ainsi donné. La nouvelle vision, qui sera renforcée par le Plan quinquennal, s'appuiera sur quatre axes.
Le premier porte sur la mobilisation de tous les moyens dont dispose l'Etat. Le Budget n'est pas le seul. Selon le ministre, "d'autres outils existent: les établissements publics ont des budgets beaucoup plus importants que leurs départements de tutelle. Dans le secteur de l'énergie et des mines par exemple, les budgets de l'ONE et l'OCP dépassent de loin celui de leur Ministère de tutelle". Les offices sous la tutelle de l'Equipement, de l'Habitat, les différents Fonds (Routier, collectivités locales...) SEGMA, CDG, sont également cités.
"Ce n'est pas une reprise en main de ces établissements mais il s'agit d'orienter leur stratégie dans le sens de celle du gouvernement", a confié M. Oualalou à L'Economiste. Mais l'enjeu est de taille: avec un enveloppe de 30 milliards de DH, ces établissements sont considérés comme le premier investisseur du pays.
Le deuxième axe du projet de Loi de Finances vise à poursuivre les réformes dont le but de dynamiser l'économie. Il s'agit de la réforme de la Justice, de l'Administration (le pacte de bonne gestion)... et de l'application de jugements des tribunaux. D'autres chantiers structurant sont dans le même sillage: Code des Douanes, Code des assurances, la liberté des prix et concurrence, l'Agence Marocaine de la Promotion des Investissements... La réforme fiscale figure sur la liste, mais ce chantier sera ouvert après l'adoption de la Loi de Finances.

Le troisième axe s'articule autour de la mise en place des conditions de décollage économique. Il s'agit d'affiner la politique monétaire. Le taux d'intérêt devra baisser en liaison avec le niveau du déficit.
Dernier axe, la politique de solidarité sociale. Un intérêt particulier pour le monde rurale. Santé, assurance maladie, eau potable, électricité...
Pour cela, il table sur une reprise de la croissance: 3% en 1999, peut-être un peu plus, dit-il avant d'ajouter qu'à partir de l'an 2000, ce taux franchira la barre des 5%. M. Oualalou aura les yeux rivés sur le déficit budgétaire: 2,5% en 1999 et 2,3% en l'an 2000. Les prévisions du Département tablent sur une augmentation des importations pour le prochain exercice, une stagnation des exportations. Les recettes de tourisme et les investissements étrangers devront s'améliorer.
Le poids de la dette extérieure sera maîtrisée. D'ailleurs, le ministre a annoncé que l'Italie a décidé de reconvertir 100 millions de Dollars en investissements publics. C'est une manière voilée pour effacer ce montant. Les pertes dues au démantèlement tarifaire et au non-renouvellement de l'accord de pêche (1,4 milliard de DH) ne découragent pas outre mesure. Moins de 1 point du PIB. Mais de nouvelles recettes vont doper les tiroirs-caisses de l'Etat. Elles vont provenir de la concession du deuxième réseau GSM et l'ouverture du capital au secteur privé d'entreprises publiques dont la RAM.

Mohamed CHAOUI

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