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    Dossier Transports

    ONCF: Le fret, un jack-pot
    Par L'Economiste | Edition N°:510 Le 19/05/1999 | Partager

    · 70% du CA de l'Office
    · Diversification des produits et décentralisation
    · Les premiers jalons marketing des cheminots


    1,3 milliard de DH. C'est le chiffre d'affaires de l'activité fret de l'Office National de Transport Ferroviaire (ONCF) réalisé en 1998. Cette activité représente 70% de l'activité générale. Evidemment, dans ce trafic, le phosphate s'adjuge la part du lion (plus de 20 millions de tonnes), en légère baisse par rapport à l'exercice précédent (21,19 millions). En effet, selon les responsables de l'Office, le transport des phosphates a été influencé par les problèmes qu'a connus le continent asiatique.
    L'Office, qui dispose de près de 2.000 km de lignes ferroviaires avec une capacité en tonnes de 361.680, consacre 7.381 wagons (dont la charge moyenne est de 49 tonnes/wagon) au transport de marchandises.
    Pour 1998, le trafic a atteint en termes de tonnage 28,5 millions, enregistrant une stabilité par rapport à 1997. En revanche, sur les quatre dernière années (de 1996 à 1998), ce tonnage a enregistré une augmentation de 6%.
    En fait, la nouvelle stratégie adoptée par les Chemins de Fer marocains semble porter ses fruits, soulignent des responsables de l'Office. En effet, parallèlement au redressement entamé depuis maintenant plus de quatre ans, une stratégie commerciale a été définie. C'est ainsi qu'une direction commerciale fut créée en 1995 avec pour objectif la reconquête des clients. Cette reconquête concerne aussi bien le transport de voyageurs que de marchandises. Les "cheminots" ont été formés à la technique du porte-à-porte pour démarcher les entreprises. Et c'est cette technique qui leur a permis de pénétrer le marché de la conserve de la région de l'Oriental. Second axe de la stratégie commerciale de l'ONCF, une politique de proximité fondée sur la décentralisation des décisions commerciales, que ce soit sur le plan logistique ou tarifaire. "Cette décentralisation vise à adapter le plus possible notre offre aux besoins spécifiques des clients et surtout réagir promp-tement aux signaux du marché", souligne M. Abdessalam El Guissassi, directeur central d'Exploitation. A titre d'exemple, le transfert de la production de l'engrais (NPK), destiné à la vente locale de Safi à Jorf Lasfar, ne dispose pas d'installations de chargement de wagons. Cette situation allait se traduire par une perte de 12 millions de DH. "L'Office a pu réagir à temps en concertation avec ses clients. Nous avons eu recours à la conception d'un système logistique (rail/route) en faisant appel à la sous-traitance", explique M. Mohamed Rabie Khlie, directeur commercial de l'Office.
    Concrètement, la nouvelle stratégie commerciale a permis d'inverser la tendance à la hausse et réaliser un résultat positif de 2,5% avec 7,6 millions de tonnes transportées, au niveau du fret commercial.
    Par segment, les céréales ont battu le record en 1998 avec un taux de progression de 20,5% (630.000 tonnes à raison de 80DH/t).
    L'Office a également transporté près de 85.000 tonnes d'engrais correspondant à 9,5 millions de DH (HT).

    Badra BERRISSOULE

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