×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Vous êtes 112.291 lecteurs à vous connecter sur leconomiste.com chaque jour. Vous consultez 136.119 articles (chiffres relevés le 25/5 sur google analytics)
eleconomiste
Dossiers

Dossier Transports

Textile-export: La bataille des délais de livraison
Par L'Economiste | Edition N°:510 Le 19/05/1999 | Partager

· L'avion très rapide mais trop cher
· Discussion avec l'ODEP sur la tarif de passage au port
· Investir le créneau des "15 jours"


La filière textile est considérée comme étant un secteur à fort potentiel constituant une importante source de recettes en devises.
Néanmoins, à l'horizon 2010, il faudra songer à améliorer l'infrastructure pour offrir aux entreprises locales ou étrangères des conditions d'installation et d'exploitation comparables à celles des pays concurrents. Pour y remédier, l'accent doit être mis sur le transport et les communications en améliorant les délais de réponse. Tout cela passe par la réduction du temps de dédouanement, des coûts de transport et du fret aérien.
Le transport routier par conteneur est la formule de livraison des marchandises la plus prisée dans le domaine du textile parce que la plus avantageuse. Le seul handicap réside au niveau de la taxe ad valorem appliquée par l'ODEP aux cargaisons de marchandises. Le gestionnaire du port facture à l'entrée comme à la sortie 0,20% de la valeur du conteneur de la remorque TIR. C'est un surcoût qui pénalise les opérateurs, essentiellement les sous-traitants qui utilisent des tissus pour produire des articles dont ils ne sont pas propriétaires. L'Association des textiliens (Amith) et l'ODEP ont engagé des discussions. Les professionnels poussent à la formule du forfait. Selon l'Amith "la taxation doit être assise sur le principe du service rendu".

En cas d'urgence


Restent les autres moyens, le maritime et l'aérien respectivement trop lent et trop onéreux. "Ce sont des moyens que nous n'utilisons que lorsque nous avons des problèmes avec le TIR, ou alors que le donneur d'ordre est en retard pour sa livraison", explique M. Ali Bengelloun, responsable chez MCE (Manufacture et Confection Export), une entreprise de confection dont la totalité de la production est destinée à l'export.
Pour MCE, le problème des délais de livraison n'est pas si crucial que cela. La raison est que les donneurs d'ordre étrangers travaillent avec une ou deux saisons à l'avance. Le confectionneur a ainsi six longs mois devant lui pour traiter sa commande. D'ailleurs, précise M. Bengelloun, 4 ou 5 semaines sont requises entre l'envoi des commandes et la réception des marchandises. "Ensuite, poursuit-il, la fabrication des produits finis nécessite entre 8 à 10 semaines".


Négociations autour d'un avion-cargo


L'idée d'un avion-cargo mis à la disposition des textiliens trotte chez les dirigeants de l'Amith. Il permettrait d'investir le créneau tant prisé au niveau international, celui du "21 jours".
Pour l'heure, le principe est acquis mais les discussions sont en cours. Le désaccord subsiste au niveau des tarifs. La RAM propose le transport de magasin à magasin à 15 DH le kilo. Un tarif jugé prohibitif par les confectionneurs. L'avion est surtout utilisé pour des cas d'urgence, des niches de marché bien particulières, de produits à très forte rotation chez les donneurs d'ordre. Avec des coûts attrayants du fret, les sous-traitants marocains pourraient s'ouvrir des segments de marché (séries ultra-courtes) sur lesquelles ils ne sont pas assez présents en ce moment.

Radia LAHLOU

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc