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Logistique: Intégrer ou sous-traiter, le choix de deux grandes entreprises
Par L'Economiste | Edition N°:510 Le 19/05/1999 | Partager

· Le cas de Lesieur et de la Centrale Laitière
· Critères de décision: Complexité du circuit et nature de la marchandise
· L'internalisation est dictée aussi par des considérations marketing

«Départ à 4h du matin pour le chargement d'Agadir, retour avec marchandises avec passage sur El Jadida...». Chargement, déchargement, livraison, collecte du produit... ainsi se poursuit la litanie des opérations de transport de marchandises dans les grandes entreprises. Que ce soit pour la Centrale Laitière ou pour Lesieur, la gestion du "dispatching" est fastidieuse. C'est un travail qui requiert toute l'attention des responsables, avec des contraintes de temps qu'il faut gérer dans les meilleures conditions. Dans les deux cas, la fonction logistique est intimement liée au métier de l'entreprise. Elle semble même indissociable, parce qu'elle représente un atout de plus dans le service rendu à la clientèle. C'est du moins le point de vue de M. Youssef Jaafar, directeur commercial chez Lesieur, qui explique comment cette fonction fait partie intégrante du service commercial. «Arriver à temps et assurer une bonne livraison des produits, c'est un challenge pour nous», dit-il. De plus, le respect des délais contribue à l'amélioration des rapports avec les clients.

Dispatching


Même si les charges engendrées par cette fonction sont lourdes, pour des raisons stratégiques, beaucoup d'entreprises ont fait le choix de l'assurer en interne. Selon M. Abderrahmane Tarabi, chef du Département Logistique de la Centrale Laitière, le coût annuel de cette fonction représente 200 millions de DH, dont 30 millions alloués au renouvellement du parc de véhicules, 30 autres au carburant et 5 millions pour les assurances. Il souligne néanmoins que les véhicules neufs, soit 50% du parc, bénéficient d'une assurance tous risques.
Garder cette fonction ou l'externaliser est une question qui ne se pose même pas pour ce fleuron de la branche agro-alimentaire du Groupe ONA. «L'élément le plus important, c'est la contrainte du lait frais qui doit être distribué tous les jours à la même heure à des endroits différents du pays», explique M. Tarabi. En effet, les destinations des livraisons et acheminement des produits dérivés en même temps que la collecte du lait forment sur la carte géographique un écheveau inextricable d'itinéraires. Il faut savoir que, pour la Centrale Laitière, le Maroc est dispatché en centres commerciaux, usines et collectes de lait (coopératives). A Casablanca, à la fois usine, agence commerciale et de collecte de lait, on ne fabrique que de l'UHT avec du lait en provenance de F'quih Bensalah. Il est ensuite acheminé vers Meknès et El Jadida où il est distribué. De même, à El Jadida, on ne fabrique que du lait frais, du petit lait, du beurre et du lait en poudre pour les saisons de basse lactation qui seront à leur tour dispatchés vers Agadir, Marrackech, Casablanca, Salé... etc.

Suivi des stocks


Pour toutes ces raisons, M. Tarabi explique qu'il est impossible d'externaliser cette fonction. Les enjeux sont trop importants. Il rejoint M. Jaafar dans son raisonnement. Distribuer soi-même son produit permet d'assurer un service-après vente lorsqu'il y a lieu d'être à l'écoute du client et de satisfaire ses besoins. C'est aussi une manière de relever les dysfonctionnements et d'y remédier. Chez Lesieur, le service logistique fait partie intégrante du service commercial et les journées sont scindées en deux parties. Les commandes passées avant treize heures sont livrées le lendemain. Celles qui surviennent plus tard sont remises au surlendemain. Cette stratégie permet à l'entreprise d'avoir un suivi des stocks plus rigoureux. Elle permet aussi d'installer une coordination entre la production et la livraison, mais aussi la gestion du dispatching et l'organisation des chargements. D'ailleurs, à cet effet, souligne le directeur commercial, Lesieur dispose d'un parc de 92 camions dont des 6, 12 et 24 tonnes et aussi des camions «placiers». Ce sont des véhicules appartenant à Lesieur gracieusement mis à la disposition des clients grossistes. Toutes les charges (entretien, chauffeurs, carburant, etc...) incombent à la société. «Cet accompagnement sert à la fidélisation de la clientèle», fait observer le directeur commercial de Lesieur. Il rappelle que, selon le chargement et l'itinéraire, les prix peuvent aller jusqu'à 30 centimes le kilo, entièrement supportés par eux-mêmes. Toutefois, lorsque les commandes sont trop importantes chez Lesieur, la société fait appel à la sous-traitance, leur parc n'étant pas assez suffisant et ce, à raison de 30%.o

Radia LAHLOU

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