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Gouvernance d'entreprise
Le Maroc, bon élève dans la région Mena

Par L'Economiste | Edition N°:1723 Le 11/03/2004 | Partager

. En dix ans, le pays a réalisé un pas de géant . La CGEM projette la création d'un institut de formation des administrateursQuels sont les voies et canaux envisageables pour que les pratiques de bonne gouvernance au sein des entreprises deviennent légion? La question mérite d'être posée à l'heure où nombre de scandales financiers éclaboussent l'actualité internationale. Les toutes récentes affaires de Enron, Vivendi ou Primalat viennent prouver que même dans les pays les plus développés au niveau mondial en matière de management d'entreprise et de bonne gouvernance, les “dérapages” restent possibles. Quid du Maroc, pays émergent de la région Mena (Middle East & North Africa)? C'était le sujet autour duquel était organisée, mardi 9 mars à l'Université Aïn Chock de la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Casablanca, une rencontre internationale. . SensibiliserIl s'agissait plus précisément de “la gouvernance d'entreprise, levier de croissance”. Un thème qui tient à cœur aux organisateurs, en l'occurrence la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), la Fondation CGEM pour l'entreprise et l'UFR Sciences de gestion de la Faculté de Droit de l'Université Hassan II en partenariat avec le CIPE (Center for international private enterprise) et le MEPI (US Middle East Partnership Initiative). “Notre objectif premier consiste à sensibiliser nos cibles à la nécessité de ces bonnes pratiques, explique Rachid Belkahia, président de la Commission de bonne gouvernance et d'éthique de la CGEM, “particulièrement les membres de la CGEM, donc les entrepreneurs, les acteurs de l'environnement de l'entreprise et financier, les cadres de demain, notamment les étudiants universitaires”. Cette rencontre à laquelle participaient d'éminents experts internationaux en matière de bonne gouvernance dans les pays développés et émergents en particulier visait d'abord à signaler le lien étroit entre la gouvernance d'entreprise et celle de l'économie dans sa globalité, car “sans bonne gouvernance publique et privée, aucune croissance n'est envisageable”, ajoute Belkahia. L'analyse des événements internationaux permet aujourd'hui de réfléchir sur les meilleures voies possibles pour s'adapter au nouveau contexte mondial marqué par la globalisation des échanges. Elle prouve aussi la nécessité d'harmoniser les méthodes de gestion. “Le contexte de mondialisation et de concurrence exacerbée exige plus que jamais une convergence entre le concept de gouvernance en cours dans la sphère privée avec celui désormais essentiel dans la sphère publique. Et cela pour favoriser l'émergence de pouvoirs de gestion des affaires de la nation au service de l'ensemble des composantes. Et aussi pour la protection des intérêts de ceux qui investissent leurs talents et leur argent au bénéfice de tous”, estime Hassan Chami, président de la CGEM. La nécessité d'accorder plus d'importance à la bonne gouvernance fait l'unanimité. El Bachir Kouhlani, doyen de la Faculté, considère, pour sa part, que “l'intérêt pour la gouvernance n'est pas une mode passagère. C'est une nécessité qui exige une réflexion sur les pratiques de gestion et la manière de les formuler. Cette importance apparaît encore plus cruciale au regard de l'environnement économique international, si l'on veut tirer parti de la mondialisation à laquelle le Maroc est partie prenante”. Avec l'adoption de choix libéraux et d'intégration au sein d'espaces économiques internationaux, le Maroc est dans l'obligation de se conformer aux standards internationaux, notamment en matière de règle de bonne gouvernance. Le sommet mondial, qui s'est tenu en novembre dernier à Paris, a recommandé essentiellement la nécessité de renforcer l'activisme actionnarial à la fois du petit porteur que de l'investisseur institutionnel. Il a également prôné l'améliora- tion du fonctionnement des conseils d'administration, notamment en termes de composition et d'organisation, le renforcement de la protection des actionnaires minoritaires et enfin la définition et clarification de la relation entre les parties prenantes. Pour le président de la commission éthique et gouvernance de la CGEM, “le Maroc est en bonne position parmi les pays de la région Mena”. “Notre pays a réalisé ces dix dernières années un pas de géant en matière de gouvernance d'entreprise”, estime-t-il. Pour preuve, la mise en application des loi sur la concurrence bancaire, sur le marché des capitaux ainsi que la promotion de la notion d'entreprise citoyenne. “Toutes ces réformes contribuent à promouvoir les bonnes pratiques de gouvernance”, ajoute-t-il, et “confèrent au Maroc une position très honorable en matière de respect des standards internationaux particulièrement par rapport aux pays de la région”. Il reste toutefois beaucoup de chemin à parcourir, notamment en ce qui concerne le marché financier et les entreprises qui devraient y être cotées. Les actions devraient s'orienter vers les grandes entreprises et celles, plus nombreuses, qui sont obligées de passer par le système bancaire. Les deux chantiers principaux de la commission de la CGEM consisteront à “mettre sur pied un code de bonnes pratiques et de créer un Institut des administrateurs destiné à les former afin qu'ils respectent au mieux les standards internationaux de bonne gouvernance”, conclut Rachid Belkahia.


Le Centre pour l'entreprise internationale

Affilié à la Chambre de commerce des Etats-Unis, le CPEI, partenaire de la manifestation, est destiné à promouvoir l'entreprise privée et les réformes orientées vers le marché à travers le monde. Il élabore des programmes nationaux pour les affaires, considérés comme un outil efficace permettant à la communauté des affaires de créer un environnement qui stimule l'activité entrepreunariale et la croissance économique. Les règles de bonne gouvernance occupent une place importante dans les programmes établis. Amale DAOUD

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