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Bourse de Casablanca
Volatile mais rentable sur le long terme

Par L'Economiste | Edition N°:1723 Le 11/03/2004 | Partager

. Rendements satisfaisants sur les dix dernières années. Le marché est inefficient, manque de transparence et de profondeur. Les secteurs métallurgique et financier ainsi que les holdings tiennent la vedette Comment s'est comportée la Bourse de Casablanca ces dix dernières années? Une forte volatilité, une rentabilité satisfaisante et un volume transactionnel conséquent. Mais aussi le manque de transparence informationnel et du papier nouveau ainsi que le manque de liquidité et de profondeur. Voilà en gros les éléments d'appréciation et les constats relevés par BMCE Capital dans sa dernière livraison concernant «la rentabilité et le risque de marché sur la période 1994-2003». Côté rentabilité, le taux de rendement interne (TRI) (1) du marché ressort en moyenne à 8,6%. Dans le détail, l'analyse des TRI sectoriels moyens renseigne sur la bonne prestation de l'agroalimentaire, qui affiche une rentabilité moyenne de 18,8%, suivie des métallurgiques avec 14,1% à la faveur notamment de l'envolée de Sonasid. Les financières s'offrent, quant à elles, la troisième place grâce à la prestation d'Eqdom dont la rentabilité compense le sur-place des autres valeurs. Les holdings et les bancaires s'attribuent une rentabilité moyenne respective de 11,1 et 8,7%. Les cimenteries dégagent, pour leur part, un TRI moyen de 7,9%, en ligne avec la moyenne du marché. En revanche, le secteur des GPL signe la plus mauvaise performance sectorielle avec un TRI moyen de -14,3%. Le secteur Pétrole & Mines, desservi par les contre-performances de Managem et de Samir, affiche un taux de rendement moyen négatif de -11,9%. Il est talonné par les Assurances dont le TRI moyen est de -7,1%, retraçant l'évolution défavorable de La Marocaine Vie et de Wafa Assurance. Concernant le risque, la volatilité historique(2) de la bourse a évolué dans une fourchette contenue entre 4 et 12%. Ce qui signifie que les titres de la cote pouvaient perdre au cours d'une même séance en moyenne 8% de leurs valeurs (la variation maximale à la baisse ou à la hausse d'une valeur est limitée à 6%). Cette volatilité souligne une évolution en dents de scie, qui traduit l'alternance de périodes de forte nervosité et d'accalmie. La volatilité du Masi est plus accentuée que celle du Madex, du fait qu'il intègre beaucoup de titres illiquides. Les analystes de BMCE Capital concluent d'ailleurs à un niveau de risque limité pour la place. En contrepartie de cette volatilité, le marché offrait une prime de risque de 4% sur la période. Prises à part, les valeurs du Madex offraient, elles, une prime de risque de 7%. Suivant ce couple rendement/risque des valeurs, BMCE Capital propose sept familles de titres. Il s'agit du groupe des valeurs à rendement élevé avec un niveau de risque supérieur au marché, auquel appartiennent Centrale Laitière, Unimer et Oulmès. Le groupe des valeurs sûres de premier ordre regroupe des titres prisés par les investisseurs car moins risqués avec une rentabilité comprise entre 10 et 20%. (ONA, Eqdom, Holcim, Lesieur, Sonasid et Wafabank). Le groupe des valeurs sûres de second ordre offre une rentabilité comprise entre 5 et 10% (Ciments du Maroc, Lafarge Ciments et Crédit du Maroc). Les valeurs “exotiques” sont faiblement liquides, mais offrent des taux de rendement satisfaisants: Zellidja, Branoma, Balima et Carnaud. Les valeurs “tangentes” présentent, pour leur part, des taux de rendement oscillant entre +3% et -3% avec un risque de 25 à 75% ( SMI, CTM, Maghrébail et Nexans). Les valeurs en “méforme” sont au même niveau de risque que les titres sûrs mais affichent, en revanche, des taux de rendement négatifs. Ce groupe comprend des titres aussi bien liquides qu'illiquides, de grosses comme des petites et moyennes capitalisations telles que Samir, Managem, Wafa Assurance, Afriquia Gaz, CIH. Enfin, le groupe des valeurs “épouvantails” est formé de titres à risque élevé et à rentabilité fortement négative comme Le Carton, Papelera de Tetuan et Rebab Company. B.E.Y(1) Les TRI correspondent à la performance boursière des titres augmentée du rendement de dividende brut.(2) La volatilité historique se définit comme étant l'écart type des rendements enregistrés par l'indice de marché retenu.

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