×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Affaires

BCM/Wafa: La fusion en marche

Par L'Economiste | Edition N°:1723 Le 11/03/2004 | Partager

. Un résultat net de 429,3 millions de DH. Le management de la BCM revoit ses cartes . L'OPA/OPE sur Wafabank sera lancée le 26 avril prochainSatisfecit général au sein de l'équipe dirigeante du nouveau “Champion national” bancaire ainsi que se plaît à l'appeler son président Khalid Oudghiri. Et ce ne sont pas les raisons qui manquent: un résultat net excédentaire de 429,3 millions de DH (contre seulement 27,6 millions de DH en 2002), une bonne maîtrise des charges d'exploitation, des positions renforcées sur le marché et surtout la bonne marche du processus de fusion BCM/Wafabank.Ce regroupement, qui avait pris de court tous les intervenants du microcosme financier, pèsera lourd dans le paysage bancaire national comme régional. Avec désormais 25% du marché bancaire local, il devient le premier de la place. Il représentera également la première banque du Maghreb et se hissera au 8e rang africain après six banques sud-africaines et une égyptienne. . Définir des plans d'intégration“L'opération d'intégration des deux banques devrait être bouclée avant fin 2005”, projette Oudghiri. L'organigramme, cible de l'ensemble, a d'ores et déjà été défini en janvier avec la désignation des principaux responsables. “Et depuis le 20 février, plus de 300 collaborateurs des deux entités se sont engagés dans des groupes de travail avec pour mission de définir des plans d'intégration”, ont indiqué les responsables de la banque, mardi dernier, lors de la présentation des résultats annuels. Khalid Oudghiri, qui voulait une fusion BCM/Wafa sans casse sociale et créatrice de valeurs, ne regarde plus dans son rétroviseur. “Nous maintiendrons tous nos collaborateurs et nous n'opérerons pas de plan social”, a-t-il tenu à préciser une énième fois. Mais “les programmes de recrutement des deux banques pour l'année 2004, soit quelque 350 postes à pourvoir, ne sont plus d'actualité”. Oudghiri reconnaît ainsi que l'opérationnel ne pose pas de problème dans cette opération de fusion, autant que l'est l'aspect social. La guerre des réseaux bat son plein au sein des deux banques, puisque l'organigramme du bas de la pyramide est en cours d'élaboration par les responsables nommés récemment à la tête du nouvel ensemble. Sur d'autres points également, le management de BCM/Wafa est apparu lors de cette sortie médiatique un peu hésitant et moins convaincant que d'habitude. A fortiori sur des questions qui intéressent les quelque 1,2 million de ses clients ou ses cinq mille collaborateurs.“Le transfert de la bancassurance d'Axa Assurances Maroc vers Wafa Assurance n'est plus l'une de nos priorités”, a rectifié Khalid Oudghiri, PDG de BCM/Wafa, par rapport à ses précédentes déclarations. Entendons qu'il n'est plus d'actualité. Oudghiri ne le dit pas, mais quelque chose aurait pesé dans la balance. En tout cas, c'était une grosse préoccupation des porteurs de contrats de bancassurance BCM/Axa, qui craignaient les conséquences de ce chamboulement sur leur mise initiale. Il est en effet improbable de changer de Bancassureur. Cette nouvelle vision donnée aux relations de BCM et AXA Maroc rejoint les récentes déclarations du PDG de Axa Assurances Maroc sur ce sujet (www.leconomiste.com). Concernant le différend du Fisc avec Wafabank, au même titre que d'autres banques, pour le paiement de l'impôt sur les fonds MRE (Marocains résidents à l'étranger) et les provisions pour créances douteuses, Oudghiri souligne que “les provisions constituées en 2003 par Wafabank, près de 991 millions de DH (voir L'Economiste du mardi 9 mars), n'intègrent pas ce risque fiscal”. Mais que se passera-t-il si Wafabank perd son recours face à l'administration des Impôts, d'autant plus que cela concernerait quelques centaines de millions de DH? Oudghiri, confiant, précise que “ce sont les clients qui vont passer à la caisse pour régler leur dû”. Or le Fisc, en application de la loi, ne l'entend pas de cette oreille, et l'a d'ailleurs déclaré à maintes reprises sur la place publique: “c'est aux banques qu'incombe la responsabilité de collecte de cet impôt”. Côté résultats, au terme de l'année 2003, la BCM a connu une évolution de son activité qui s'est traduite par une augmentation significative des encours. Ces derniers ont enregistré une croissance de 12,3% dans les ressources clientèle et de 11,2% pour ce qui est des créances sur la clientèle. Les parts de marché de la banque dans ces rubriques se sont accrues respectivement de 0,53 point à 17,54% et 1,4 point à 17,84% par rapport à 2002.. Créances contentieuses non productives d'intérêtsSous l'effet d'un bon comportement de la marge sur commissions (+13% à 294 millions de DH) et du résultat des opérations de marché (+11% à 160,2 millions de DH), le PNB est en progression de 1,8% à 2,470 milliards de DH. “Et ce, en dépit d'une marge d'intérêt en retrait de 0,87% du fait de la baisse des taux d'intérêts”, est-il indiqué du côté de la banque. D'ailleurs à ce niveau-là, il serait utile de souligner que la croissance significative des créances sur la clientèle a compensé l'effort consenti par la banque en termes de déclassement de créances contentieuses non productives d'intérêts. L'évolution du PNB s'est accompagnée d'une croissance des frais généraux contenue à moins de 2% (1,97% à 825,1 millions de DH). Ce qui a induit une amélioration du RBE de 3,8% à 1,442 milliard de DH. Côté maîtrise du risque, la BCM a poursuivi la même politique initiée en 2002. La dotation nette aux provisions a été, pour l'exercice écoulé, de 814 millions de DH. En matière de récupération des créances, le montant des reprises de provisions a été de 303,4 millions de DH. Le conseil d'administration de la banque compte proposer à l'AGO la distribution d'un dividende de 27 DH. Par ailleurs, pour acquérir le reste du capital de Wafabank, la BCM lancera dès le 26 avril une OPA et OPE auprès des actionnaires. L'OPA (offre publique d'achat) de la BCM propose un prix de 825 DH par action Wafabank, ce qui représente une prime de 25,6% sur une base significative des cours boursiers avant la date de l'annonce du rapprochement. L'OPE (offre publique d'échange) retient une parité de 7 actions BCM offertes pour 8 actions Wafabank présentées. Les offres seront soumises à l'accord de l'AGO et AGE le 12 avril prochain.


Quel avenir pour Wafa Assurance?

Le top management de BCM/Wafa évoque rarement la place que tient Wafa Assurance dans leur stratégie. C'est que, dit Oudghiri, “pour contrôler Wafabank, nous avons été obligés de reprendre sa maison mère: Wafa Assurance”. Il confiait au parterre de journalistes venu à sa rencontre qu'actuellement, aucune stratégie n'a été arrêtée pour Wafa Assurance. Oudghiri dit attendre les résultats d'un audit en cours de la compagnie pour se prononcer sur son avenir. Il précise au passage que “Wafabank et Wafa Assurance ont été achetées sans audit préalable de leur situation”. F. TOUNASSI et B. EL YAFI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc