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Fruits et légumes: Le nouveau visage de l'offre à l'export

Par L'Economiste | Edition N°:466 Le 18/03/1999 | Partager

· Un secteur compétitif grâce à l'initiative privée
· La valorisation, point faible du secteur et pourtant c'est son avenir


Connaissez-vous l'Anone, le Kumquats, le Muska, la Nour ou l'Ortanique... Tous ces fruits aux noms qui sonnent étrangement sont produits et exportés par le Maroc. Il est loin le temps du monoproduit (tomate ou orange) expédié vers un monomarché (la France).
Depuis la libéralisation des exportations des fruits et légumes en juillet 1986, le secteur a progressé à grands pas pour devenir aujourd'hui, sinon le premier, du moins l'un des secteurs les plus compétitifs de l'agriculture nationale.
Le secret? D'abord, l'initiative privée. Ce sont en effet les opérateurs privés qui ont tiré la locomotive des fruits et légumes. Les exportateurs ont profité pleinement de l'exonération de l'agriculture d'une part, de l'accès préférentiel aux marchés européens, d'autre part, pour réaliser leur mise à niveau bien avant qu'elle soit évoquée pour l'industrie. C'est ainsi que les produits marocains ont pu faire, sans subventions ni aide aucune, leur percée sur les marchés européens et ce, malgré une concurrence acharnée des Espagnols, soutenus à coups de millions d'Ecus par les subventions de la PAC (Politique Agricole Commune). C'est donc l'un des rares pans de notre agriculture à ne pas craindre l'arrivée de la zone de libre-échange.
Relativement bien organisés, les groupes exportateurs, regroupés depuis la libéralisation au sein de l'Atlas Fruit Board, ont pu coordonner efficacement leur politique commerciale. Mais cette structure a fini par se diviser en juillet 1998 pour enfanter deux structures parallèles: MFB (Maroc Fruit Board) qui compte six groupes exportateurs (Les Domaines, la Sodea, l'OCE, Salam, Primatlas et GAB de Berkane) et Fresh Fruit qui en regroupe quatre autres (Delassus, Agrissous, GPA et Sogecap). Cette nouvelle con-figuration avait suscité de nombreuses inquiétudes quant à l'avenir de la coordination. Il n'en a rien été. Les deux entités ont réussi à éviter un télescopage et un surenchérissement sur leurs débouchés communs où ni l'un ni l'autre n'aurait rien à gagner.
Pour M. Albert Sasson, directeur général de l'EACCE, l'organisme de coordination, cette attitude témoigne de la maturité des opérateurs et de leur conscience des enjeux de la commercialisation. Car la véritable question qui se pose aujourd'hui est de savoir si le secteur sera aussi compétitif dans 10 à 15 ans.
Pour les observateurs, l'avenir des fruits et légumes est dans la valorisation intégrée. Or, "celle-ci reste encore aujourd'hui quasi inexistante", relève M. Mohammed Chraïbi, président de la Fenagri. Pour les agrumes par exemple, Frumat, la principale entreprise de transformation, a failli mettre la clé sous le paillasson avant de faire l'objet d'un plan de restructuration assorti de subventions. Quant aux unités de transformation de tomates, faute de compétitivité, elles restent limitées au marché marocain.

Ghassan KHABER

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