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    Economie

    Forum économique Maroc-France
    Sarkozy: «Nous ne sommes pas en terrain conquis»

    Par L'Economiste | Edition N°:2639 Le 26/10/2007 | Partager

    . Les PME pour relayer le «CAC 40» dans le partenariat franco-marocain. Unis face à la compétition internationaleC’EST une bonne partie du PIB de deux pays -France et Maroc- qui s’est retrouvée avant hier au Sofitel de Marrakech pendant trois heures à l’occasion du Forum économique franco-marocain. Côté français, une centaine de dirigeants d’entreprises, pas seulement du gratin du CAC 40, avait fait le déplacement. Dans la délégation, on pouvait noter la présence de plusieurs patrons de PME, des entreprises sur lesquelles les deux parties veulent désormais s’appuyer pour dynamiser leur partenariat. «La plupart des groupes français du CAC 40 connaissent bien le Maroc, l’objectif désormais est de faire en sorte que des entreprises de taille moyenne les suivent», a lancé à l’assistance la présidente du Medef, Laurence Parisot, pas du tout perturbée par les effets collatéraux du scandale des caisses noires qui secoue l’Union des industries métallurgiques, la plus importante composante du patronat français. La qualité de la rencontre de Marrakech témoigne de la confiance dont jouit le Maroc dans les milieux d’affaires de l’Hexagone, analyse un dirigeant marocain ayant pris part au Forum. «Les temps ont vraiment changé, le regard que portent les chefs d’entreprise français sur l’économie marocaine aussi», analyse-t-il.Même si on a parfois du mal à l’apprécier, le rythme des changements au Maroc est bien plus perceptible à l’international. «Il y a 5-6 ans, lorsque nous rencontrions le patronat français, nous présentions les atouts du textile et de l’agriculture; aujourd’hui, les débats se recentrent sur les services, l’offshoring, les nouvelles technologies et le développement durable», témoigne Hamid Benbrahim Andaloussi, délégué général du groupe Safran au Maroc et membre du groupe d’impulsion économique franco-marocain. Les deux parties veulent profiter de cette lune de miel dans leurs relations économiques pour bâtir un partenariat de manière à faire face à la compétition internationale. Le rouleau compresseur chinois n’a pas été nommé mais l’allusion ne faisait guère de doute. Pas question non plus de parler de délocalisation, préférée à «partage du travail» dans cette bataille de la globalisation. Dans son style habituel, le chef de l’Etat français, Nicolas Sarkozy, qui était au dernier jour de sa visite officielle, a fait forte impression au Forum économique Maroc-France à Marrakech. Il a préféré improviser plutôt que de se laisser enfermer par le discours que lui avaient préparé ses conseillers. Aux stars du CAC 40 et aux entreprises françaises, il a prévenu: Il faudra vous battre et vous secouer face à la concurrence, vous n’êtes pas en terrain conquis; si les Français ont perdu le marché des avions Rafale, c’est parce que les Américains étaient meilleurs qu’eux, a concédé le président français affirmant qu’il sera le premier à se remettre en cause devant une assemblée ébahie par la franchise du premier VRP du made in France.Deux: «Si nous venons au Maroc, c’est parce que nous avons confiance en ce pays et en son dynamisme; il faut s’appuyer sur ce qu’ont réussi des groupes français dans ce pays afin de s’en servir comme plateforme pour les marchés africains».Avec un brin d’ironie, Nicolas Sarkozy s’est moqué d’une note de synthèse que lui avait préparée un expert de la Coface sur le risque Maroc concernant les grands contrats, note qui laissait supposer que «les Marocains n’étaient pas de bons payeurs». Après vérification, il s’est avéré que les conclusions du spécialiste de la Coface étaient erronées. Comme quoi, même les plus futés des spécialistes peuvent se planter. A entendre des témoignages de certains chefs d’entreprise, le président français a conquis le monde patronal marocain. Sa proposition d’une Union méditerranéenne a été saluée par le président de la CGEM, Moulay Hafid El Alami, qui a réitéré son adhésion sur les ondes de Radio France Internationale (RFI). La méthode de l’homme fait aussi un tabac. «Qu’il se soit placé en super VRP des entreprises de son pays est formidable», explique admiratif Hammad Kassal, vice-président de la CGEM. Et cette mise en garde aux opérateurs français de l’idée de terrains conquis est une véritable rupture, poursuit-il. Plusieurs membres du gouvernement marocain avaient pris part à ce Forum. Aux chefs d’entreprise français, ils ont surtout voulu insister sur l’accélération de la réalisation des grands chantiers de rupture qui sont balisés aujourd’hui dans le tourisme et le plan Emergence, pour ne citer que ces deux-là. Salaheddine Mezouar, ministre des Finances, a confirmé que l’IS va bel et bien baisser de 35 à 30% en 2008, comme nous le rapportions dans notre édition du jeudi 25 octobre.A. S.

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