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Financement des routes: Le privé appelé à la rescousse

Par L'Economiste | Edition N°:626 Le 28/10/1999 | Partager

· L'accord de principe sur le déblocage des 800 millions de DH du programme MEDA de l'UE devra être entériné avant la fin 1999

Attentisme et vigilance sont aujourd'hui les mots d'ordre qui rythment les débats dans le Département de l'Equipement. Et pour cause, la réunion du comité MED devant entériner l'accord de principe de l'Union Européenne sur le déblocage de 80 millions d'Euros (800 millions de DH) pour le financement d'une partie de la rocade méditerranéenne est prévue avant la fin de l'année. En fait, les experts du Ministère de l'Equipement (ME) veulent imprimer un rythme accéléré à la réalisation de leurs projets nécessitant d'importants besoins de financement. "De plus, les procédures de lever des fonds auprès de bailleurs internationaux sont herculéennes: accord de principe, cahier des charges et appel d'offres nécessitent au strict minimum une année et demie", assure M. Karim Ghallab, directeur des Routes et de la Circulation Routière.
A rappeler que les financements classiques des infrastructures routières sont tirés du Budget de l'Etat et du Fonds Spécial Routier (FSR). Aujourd'hui, les responsables du ME rivalisent d'ingéniosité pour mettre au point des financements alternatifs. Et l'une des idées actuellement en cours de concrétisation est celle de doter le FSR de la personnalité morale afin qu'il puisse emprunter directement auprès des bailleurs de fonds. Le nouveau texte relifté du FSR, qui devra être déposé au Parlement avant la session de juin 2000 est finalisé. Mais pour l'heure, il est encore à l'étude auprès du Ministère des Finances, est-il précisé.
En attendant que la mécanique législative approuve cette modification, le ME ne veut pas perdre de temps. Il a ainsi obtenu en juin dernier une demi-mesure. "La Caisse de Développement des Routes Rurales pourra désormais contracter des crédits, via l'ADM (l'Autoroute du Maroc)", souligne M. Ghallab. En fait, c'est cette dernière qui emprunte et la Caisse qui rembourse. Bien qu'elle soit compliquée, cette solution est perçue au sein de la Direction des Routes comme une étape intermédiaire permettant de ne pas bloquer les chantiers en cours.
Outre les sources classiques de financement, le ME s'oriente aujourd'hui vers de nouvelles formules, notamment la concession privée des autoroutes. Celle de Tétouan-Fnideq sur une longueur de 32 km est présentée comme une opération-pilote. L'appel d'offres devra être lancé avant la fin de cette année.
Par ailleurs, une étude financé par la Banque Mondiale est en cours. Son objectif est de peaufiner la mise en oeuvre de la nouvelle stratégie de gestion du réseau routier. Autrement dit, une redéfinition du secteur public et une plus grande implication du privé.

Hassan BOUCHACHIA

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