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Céréales: Les Français s'activent pour préserver leurs acquis

Par L'Economiste | Edition N°:626 Le 28/10/1999 | Partager

· Une forte délégation d'opérateurs de l'Hexagone au Maroc pour promouvoir l'achat de céréales françaises
· Une grille expérimentale de classification devra être utilisée dans les transactions commerciales


Les prétendants se bousculent pour la conquête du marché céréalier marocain. Premiers fournisseurs du pays, les professionnels français viennent d'opérer une descente en force pour vanter les mérites de leurs produits. Après avoir reçu une importante délégation d'opérateurs marocains l'été dernier, ils rendent donc la politesse. C'est ainsi qu'ont eu lieu «Les rencontres 1999 franco-marocaines des Céréales» à Casablanca, hier 26 octobre, organisées par France Export Céréales, organisme chargé de la promotion des céréales françaises.
Cette manifestation intervient au moment où le débat sur la céréaliculture est en pleine effervescence. Les Français sont donc venus proposer, outre leur blé, une batterie d'expertises. «Nous sommes prêts à étudier particulièrement tout projet agronomique et technique pour relever le niveau de la filière céréalière marocaine. Plus elle sera en bonne santé et plus elle sera intéressante pour nous», souligne M. Jean-Jacques Vortimore, secrétaire général de l'Association Générale des Producteurs de Blé et autres céréales. Les opérateurs français sont donc prêts à s'investir, non seulement dans la production, mais aussi dans la transformation du blé et de la farine. M. Vorimore cite l'exemple de l'école de boulangerie qui sera bientôt créée en coopération avec les professionnels marocains.
En contrepartie, «nous demandons des orientations pour l'avenir et des assurances», ajoute-t-il. Autrement dit, les Français espèrent garder leur position de premiers fournisseurs du Maroc. Près du tiers des besoins marocains en 1998/99 ont été importés de ce pays.
La concurrence américaine, canadienne et même argentine se faisant de plus en plus ardue, les opérateurs français retroussent donc leurs manches pour préserver leur part de marché.
Un nouvel atout est notamment mis en avant. Il s'agit de la grille de classification des blés français. Mise en place à titre expérimental pour la campagne 1999/2000, «cette grille traduit la volonté de se tourner vers les besoins de l'utilisateur final», explique M. Pierre-Oliver Drege, directeur général de l'ONIC (Office National Interprofessionnel des Céréales). A travers une combinaison de plusieurs critères technologiques (taux de protéines, force boulangère et germination), cet outil devrait permettre aux acheteurs marocains de mieux négocier la passation de leurs commandes et mieux maîtriser leur filière d'approvisionnement.

Meriem OUDGHIRI & Ghassan KHABER

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