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Des ingrédients pour l'insertion des jeunes ruraux dans la vie active

Par L'Economiste | Edition N°:626 Le 28/10/1999 | Partager

· Inadaptation des programmes de formation, manque de moyens et d'infrastructures, scolarisation quasi nulle de la fille rurale... Les obstacles à surmonter
· Quelques solutions présentées à l'occasion de la Journée Mondiale de l'Alimentation


La recette pour assurer la sécurité alimentaire de notre pays est détenue par la jeunesse rurale, à condition de mettre à sa disposition les moyens nécessaires pour qu'elle puisse jouer son rôle.
C'est du moins l'intime conviction de M. Habib El Malki, ministre de l'Agriculture, du Développement Rural et de la Pêche, qui a donné avant hier, 25 octobre, le coup d'envoi du premier forum national sur la jeunesse rurale. Ce dernier a coïncidé avec la Journée Mondiale de l'Alimentation. L'objectif de cette rencontre, qui a eu lieu à l'Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II à Rabat, a été de débattre des principaux aspects touchant à l'insertion de ces jeunes dans la vie active. Mais l'effort à fournir risque d'être colossal, car sur le terrain la réalité est toute autre.
En effet, la formation dont bénéficient les jeunes ruraux, du moins ceux qui ont la possibilité de fréquenter les bancs de l'école, est loin de répondre aux besoins de la campagne. Un immense décalage existe encore entre les programmes proposés et la réalité du milieu dans lequel ils évoluent, indique le représentant du Ministère de l'Education Nationale, M. Abdelamajid Rhazi Jriniti, qui estime par ailleurs que les actions menées restent ponctuelles et sans suivi. Autre constat, le déséquilibre flagrant au niveau de la répartition des établissements de formation professionnelle entre le milieu urbain (514 unités) et le milieu rural (44 seulement). S'y ajoutent l'inadaptation des filières, des durées et des modes de formation aux spécificités de la campagne. Pour ce qui est de la situation de la fille rurale, la situation est qualifiée d'alarmante. Ainsi, le taux de sa scolarisation ne dépasse pas les 26,6%. Résultat: un niveau d'analphabétisme de plus de 75% et celui du chômage qui commence à prendre des proportions considérables. Pour arrêter l'hémorragie, plus d'alternative. Il faut réhabiliter l'image de l'activité agricoles aux yeux de la jeunesse rurale, estime M. El Malki. Il s'agit aussi de prévoir des outils d'appui à leur insertion dans la vie active et de renforcer, selon les intervenants, les mécanismes et les programmes de formation par apprentissage, par exemple, dans le secteur de l'artisanat.
Dans ce sens, plusieurs actions déjà entamées ou en cours de préparation par différents Départements ministériels ont été présentées lors de ce forum.
Il s'agit entre autres du programme national, initié par le gouvernement, pour la formation des jeunes ruraux. Celui-ci, dont la première phase a déjà été lancée, se fixe comme objectif de toucher plus de 300.000 personnes à l'horizon 2010. Les ONG seront aussi associées. M. El Malki a annoncé dans ce sens qu'un projet de charte est actuellement en préparation pour leur permettre de prendre part à cet effort.
Côté emploi, un programme triennal de sécurisation de la production céréalière permettra, selon le ministre de l'Agriculture, la création de plus de 50.000 nouveaux emplois.


La médaille Agricola en timbre


La Journée Mondiale de l'Alimentation a été aussi une occasion pour l'émission par Barid Al-Maghrib d'un timbre commémorant l'anniversaire de la remise de la médaille Agricola à Feu SM Hassan II. La cérémonie d'émission a eu lieu au siège du Secrétariat d'Etat auprès du Premier ministre, chargé de la Poste et des Nouvelles Technologies de l'Information. La valeur de ce timbre, tiré à 203.000 exemplaires et imprimé en France, est de 6 DH(1).
A noter que la médaille Agricola, frappée en 1999 par l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation (FAO) en l'honneur du Défunt Souverain, porte sur l'une des deux faces un verset de Coran. Sur l'autre figure, une effigie de Feu SM Hassan II avec Son nom inscrit en deux langues, arabe et anglais). Cette médaille, frappée en trois dimensions sur du bronze, est l'oeuvre de l'artiste italienne Antonella Napolione.

(1) Cf notre édition d'hier.

Abdelaziz MEFTAH

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