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Fès/université: Bataille rangée à Dhar El Mehraz

Par L'Economiste | Edition N°:2418 Le 08/12/2006 | Partager

. Des bombes lacrymogènes utilisées hier pour disperser la foule. Des étudiants arrêtés, d’autres blessés Des bombes lacrymogènes un peu partout, des montagnes de pierres, des arbustes arrachés et des étudiants évanouis. Le campus universitaire de Dhar El Mehraz (DEM), ce jeudi 7 décembre, ressemblait à un vrai champ de bataille. Des affrontements ont opposé, en fin de matinée, les «camarades» (Rifak) et les forces de l’ordre. Les violences ont éclaté, plus exactement vers 13h, quand les étudiants ont voulu organiser une manifestation. Au menu des revendications, notamment, les bourses d’études. «Nous réclamons les bourses depuis plus de deux mois. Chose qui est tout à fait légitime. Ici, la direction nous répond que cela n’est ni du ressort ni de la compétence de la faculté. Donc , nous sortons du campus pour chercher les vrais responsables avec qui nous pourrions dialoguer et résoudre le problème des bourses», clame en colère un étudiant. Ainsi, quelque 2.000 grévistes (selon des étudiants) auraient participé à ce rassemblement. Le dispositif sécuritaire qui encerclait les facultés de Dhar El Mehraz est intervenu pour disperser la foule (cf. www.leconomiste.com). D’après des déclarations recueillies sur place, une dizaine d’étudiants ont été arrêtés et trois autres blessés. Les grévistes (proches d’Al Adl Wal Ihssane) sont déterminés à durcir le bras de fer jusqu’à ce que leur cause soit entendue. Déjà, les cours sont interrompus depuis plusieurs semaines. Par ailleurs, les contestataires réclament aussi l’inscription de 600 étudiants, y compris les renvoyés. A noter que la fac de lettres de Dhar El Mehraz compte actuellement 110 enseignants pour plus de 15.000 étudiants. Son doyen, Serghini Farissi, informe que la capacité de l’établissement n’est que de 6.000 sièges. L’Unem (Union nationale des étudiants marocains), gérée par les extrémistes, ne veut rien savoir à cet égard. «Capacité insuffisante ou manque de professeurs: ce n’est pas notre problème», dit son représentant. Et d’ajouter que «l’Unem refuse de siéger dans le conseil de la faculté qui est louche et makhzanien». Cet étudiant dira en substance «que son organisation peut même déstabiliser les cours dans toutes les universités du Maroc et qu’une grève générale est prévue la semaine prochaine». Jihad RIZK

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