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Festival dakka marrakchia
Un évènement qui passe inaperçu

Par L'Economiste | Edition N°:2208 Le 07/02/2006 | Partager

. Un festival qui dure jusqu’au 8 février . Mais faute de soutien, la promotion est défaillante Jusqu’au 8 février, Marrakech abrite un festival unique dans le genre. Celui de la dakka marrakchia, une expression culturelle et musicale spécifique à la capitale du tourisme. Malheureusement, ce festival passe pratiquement inaperçu dans la ville, même si ce genre musical a franchi et dépassé ses frontières. Il est organisé par l’association marocaine «Asdikaâ Annakhil» (les amis du palmier de Marrakech), au Théâtre royal, pour sauvegarder ce patrimoine culturel qui fait la fierté de Marrakech et le protéger car il souffre d’un déficit en communication. «L’idée est originale, mais on n’a eu aucun soutien financier», soulignent les organisateurs. Pourtant, la ville de Marrakech a besoin de ce genre d’initiatives, même balbutiantes. Les professionnels et les autorités de la ville le répètent assez souvent d’ailleurs: Marrakech doit fonctionner douze festivals au moins par an, à raison d’un évènement par mois. Mieux pensé et bien encadré, celui de la dakka pourrait devenir un grand rendez-vous. La dakka marrakchia est un genre musical masculin collectif, composée de percussions poly-rythmiques et de chants chorals, qui se pratique depuis des siècles, une fois par an à l’occasion de la fête de l’Achoura. Et de nombreuses troupes se sont constituées que ce soit à Marrakech ou même à Casablanca. Pendant plusieurs années, un gouverneur de la médina (My El Mamoun pour ne pas le citer) a soutenu ce genre musical typique à la ville, en organisant une compétition annuelle qui se tenait sur la place Jamâ El Fna. Des prix récompensaient les meilleures troupes. Aujourd’hui, cet art est souvent mal imité, et est devenu plutôt celui d’ambiance dans les fêtes. Le festival de la dakka s’insurge contre ce genre d’imitation et se veut un espace de démonstration et d’exhibition et surtout une manière de rehausser la dakka. D’après les historiens, la «dakka» (tambourinage) est plutôt un récital qu’une danse. C’est une composition de poèmes en langue dialectale, dédiés aux valeurs spirituelles, humaines et sociales des sept saints patrons de Marrakech déclamés en long récitatif qui est scandé à l’unisson aux rythmes d’instruments de percussion comme la taârija, la tara et lakrakach, et le nfar…A Marrakech, c’est une tradition liée à l’Achoura et chaque quartier dispose de sa troupe. Les organisateurs ont essayé de mettre en valeur neuf d’entre elles qui participent aujourd’hui aux grands festivals de musique populaire. Il s’agit, entre autres, de Allam Al Kasba, Al Moukef, Al Mouassine, Zaouia, Aam Dabashi…De notre correspondante, Badra BERRISSOULE

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