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Fès: Ce que contient le programme de développement régional

Par L'Economiste | Edition N°:2161 Le 30/11/2005 | Partager

. Tourisme, transport aérien, formation, environnement… les actions foisonnent. 3 milliards de DH d’investissement sur la prochaine décennieC’est un événement très particulier qu’a vécu la capitale spirituelle, le 25 novembre dernier. Il s’agit de la signature et du lancement du programme de développement régional touristique (PDRT). Un programme qui a nécessité près de deux ans de préparation avant d’être présenté à Fès, en présence notamment du Premier ministre, Driss Jettou (cf. www.leconomiste.com).En effet, l’élaboration de ce PDRT est passée par des étapes-clés. Et notamment la connaissance très fine des segments de clientèles prioritaires cibles et la maîtrise des produits à développer pour répondre à leurs besoins. Sans oublier l’identification des zones foncières à aménager et la mise à niveau globale de la destination pour l’amélioration de l’environnement de la clientèle.Pour ce faire, et dans le cadre d’un partenariat, les autorités locales de la région Fès-Boulemane, le corps élu, l’agence urbaine de Fès et le Conseil régional du tourisme (CRT) ont conjointement élaboré une étude de développement touristique de Fès. Les résultats de cette étude ont été à la base du PDRT. Il en ressort que Fès est une destination comparable à Florence, Cordoue ou Grenade. Elle peut donc s’aligner sur les objectifs de volumes que reçoivent ces villes et avoir une stratégie offensive de commercialisation d’une destination autonome. Les principaux indicateurs le montrent clairement. En fait, le tourisme à Fès est une activité cyclique et sans tendance précise en terme de croissance. L’activité touristique de la ville de Moulay Idriss se caractérise par un tourisme récepteur stable qui concerne plus de 70% des nuitées enregistrées dans la destination sur la dernière décennie. Par rapport au tourisme récepteur, il est à noter que Fès n’exploite pas pleinement le potentiel des marchés émetteurs. Historiquement, elle cible un seul segment du marché français (clientèle de circuits). La mise en exploitation de ses capacités, intervenant 3 à 4 années après investissement, a coïncidé malheureusement avec la régression des nuitées due à différents événements internationaux qui ont affecté le secteur du tourisme à l’échelle internationale. Enfin, il convient de noter que Fès n’est pas installée comme une destination à part entière. Elle n’est pas commercialisée comme destination de «City Break». Toutefois, la Médina de Fès est très riche. A elle seule, elle constitue une ressource-phare et un patrimoine magnifique à montrer aux touristes.Désormais, le positionnement marketing, baptisé Fès 2015, entend imposer la ville comme une destination touristique à part entière. Le concept qui a été retenu pour cette vision repose sur la richesse culturelle: «Musée millénaire vivant, destination authentique de rencontres culturelles et spirituelles». Pour ce qui est de l’axe différenciateur, la médina devrait séduire. Classée patrimoine universel, cet endroit est le seul au monde qui vit encore selon un art et un mode de vie ancestraux. Grâce à cet atout, la destination Fès devra tripler le nombre des nuitées d’ici dix ans. Aujourd’hui, on enregistre quelque 602.000 nuitées avec une durée moyenne de séjour (DMS) de 2,1 jours, un taux d’occupation de 34% et une capacité de 5.880 lits.Pour Adil Douiri, ministre du Tourisme, Fès devrait, à l’horizon 2015, drainer une clientèle de tout âge, posséder une capacité de 10.400 lits, enregistrer 1.880.000 nuitées. Elle devra aussi connaître une DMS de 2,5 et un taux d’occupation de 58%. Sans oublier la création de 13.500 emplois directs et indirects. Le plan d’action tracé pour atteindre ces objectifs est décliné en plusieurs axes. En premier lieu, on trouve le produit avec la création de deux nouvelles zones touristiques.  Il s’agit des zones de Ouislane et Oued Fès (plus de 3.100 lits). La reconversion de maisons à forte charge historique et de fondouks et la rénovation des fondouks en cafés thématiques et en espaces d’exposition sont aussi prévues.Le plan prévoit également la réhabilitation de deux quartiers-pilotes de la médina, la consolidation de circuits thématiques et la création d’un nouveau circuit autour du thème Habous. La promotion, l’amélioration de la desserte aérienne, la formation, l’environnement et l’organisation institutionnelle ne seront pas négligés.Côté financement, les actions et interventions prévues ont fait l’objet d’une estimation financière préliminaire. Les investissements nécessaires à la réalisation de ces actions sont d’environ 3 milliards de DH sur la prochaine décennie. Ces investissements se répartissent entre public et privé avec simultanément 32 et 68%. Le public, à savoir l’Etat et les collectivités locales, se dit prêt à mettre la main à la poche et sortir un milliard de DH. Le reste, soit deux milliards de DH, sera financé par le privé. A ce titre, la Caisse de dépôt et de gestion (CDG), partenaire dans le PDRT Fès, affiche d’emblée son désir de contribuer efficacement à l’essor économique et social de la région. En tout cas, Adil Douiri avait annoncé, à plusieurs reprises, que le tourisme est un secteur majeur pour Fès et il le sera de plus en plus à l’avenir. Actuellement, cette ambition n’est plus un rêve. Elle se concrétise. De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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