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Fascinée par la Chine, l'Europe se détourne du Japon

Par L'Economiste | Edition N°:1656 Le 05/12/2003 | Partager

. Le pays du Soleil Levant investit avec forceDétournées par une image du Japon qui commence à dater et fascinées par la Chine, les entreprises européennes risquent de rater le coche en ignorant la fenêtre de tir ouverte à l'investissement direct étranger dans l'archipel nippon.Tel est le constat tiré par les experts réunis cette semaine à Bruxelles par la Commission européenne et le Jetro (Japan external trade organisation). Le «paradoxe japonais», titre de la conférence, évoque le contraste entre l'image d'un Japon en crise, encore plombé par la «décennie perdue» des années 90 et toujours aussi fermé aux «gaijins» (NDLR, «gens du dehors»), alors que les entreprises étrangères y prospèrent et que le gouvernement souhaitent les attirer en grand nombre.«Le manque d'intérêt pour le Japon en Europe est effarant. Le Japon a énormément changé au cours des quatre dernières années, mais ce changement n'est pas reconnu», constate Magnus Blomstroem, président de l'Institut d'études japonaises à la Stockholm School of Economics.Pour Jesper Koll, économiste en chef de Merrill Lynch à Tokyo, «le Japon est de retour». Après des années de restructuration laborieuse, l'industrie japonaise est de nouveau compétitive: «Le Japon enregistre des excédents commerciaux avec les Etats-Unis, l'Europe, la Corée et, désormais, la Chine. Le Japon est à l'évidence très compétitif».Citant des secteurs dorénavant à l'offensive comme l'acier, le ciment, la chimie, l'équipement mécanique ou la pâte à papier, il estime que «le coeur industriel du Japon s'est restructuré et revient en force». Les bénéfices d'exploitation cumulés de l'industrie nipponne viennent d'enregistrer un record historique. Quant aux entreprises européennes implantées au Japon, elles se portent bien et investissent. Channel Japon, indique son patron Richard Collasse, qui préside l'EBC (European Business Community) au Japon, investit 240 millions de dollars dans un nouveau centre de soutien logistique à Chiba et son immeuble «amiral» sur Ginza, au centre de Tokyo.«Le Japon reste la seconde économie nationale dans le monde, avec le deuxième revenu par tête», rappelle Collasse. Un marché homogène, concentré. Un pays qui ignore pratiquement les conflits sociaux et a développé «une démocratie stable, ce que la Chine n'est pas», dit-il.Synthèse L'Economiste

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