×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Le prix de L’Economiste pour la recherche en économie, gestion et droit
    Culture

    Exposition colorée à la Villa des Arts de Rabat

    Par L'Economiste | Edition N°:2639 Le 26/10/2007 | Partager

    . Trois artistes peintres exposent des œuvres originales . Générosité, tolérance et partage se dégagent de leurs créations Des tableaux frais, pleins de couleurs, sont exposés à la Villa des Arts de Rabat jusqu’au 4 janvier. L’exposition, organisée par la Fondation ONA, sera ensuite transférée à partir du 16 janvier à la Villa des Arts de Casablanca. Intitulée «Chorégraphie Solaire», cette exposition réunit trois artistes peintres: Boushra Benyezza, Lamia Skiredj et Fernand D’Onofrio. Au premier regard, tout semble les séparer. Si les univers et les styles diffèrent de manière évidente, des traits d’union existent pourtant, qui donnent tout son sens à cette exposition: l’importance accordée à la couleur et l’esprit d’ouverture et de tolérance qui s’en dégage. C’est d’ailleurs ce qui a motivé le choix de ces artistes. «A travers cette exposition, la Fondation ONA réaffirme son engagement en faveur de la diversité culturelle», indique Tania Chorfi, commissaire de l’exposition.L’exposant français, Fernand D’Onofrio est autodidacte. Il aime peindre de grandes toiles, qui expriment de la générosité. Son geste est ample, sans mesquinerie.En mouvement perpétuel, il traverse diverses époques, évoluant de la figuration à l’abstraction lyrique, toujours avec la même exigence de maîtrise technique.Ses œuvres ont un réel pouvoir de séduction. Les escaliers bleus, les corps décharnés issus d’une sorte de danse macabre, les outils emmaillotés, les nus saisis avec une respectueuse sensualité… sont autant de «moments» qui suscitent beaucoup d’émotion. Boushra Benyezza, elle, aime le dessin et la peinture depuis toute petite. Licenciée de droit et de l’école des Beaux-Arts de Montpellier, elle s’inspire beaucoup dans ses œuvres de Pollock et Rothko «car il y a du vrai et de l’authentique dans leurs peintures». Il émane une grande sérénité de sa peinture et beaucoup de lumière. C’est une peinture à la fois frêle et généreuse. Les portes et les fenêtres reviennent souvent dans ses peintures. «Ce sont des symboles d’ouverture, de rencontre, de partage. Notre culture se caractérise par une grande hospitalité et c’est de ce thème que je traite sur mes toiles. Je suis personnellement ouverte à l’Autre, quelles que soient sa culture, sa religion ou sa race», affirme-t-elle.Enfin, Lamia Miriam Skiredj, elle, est diplômée de l’Académie américaine des arts de Paris et spécialisée en architecture d’intérieur. Tous les artistes qui utilisent la couleur l’ont inspirée, comme Matisse, Gauguin, Toulouse Lautrec, David Hockney et Lichtenstein. Elle a toujours peint du figuratif. A un moment donné, elle a essayé l’abstrait, mais sans succès. Aujourd’hui, elle fait du semi-figuratif et semi-abstrait. «Je suis une artiste qui évolue en permanence. J’ai plusieurs styles et cela est dû à mon tempérament car j’adore le changement. Garder le même style serait pour moi monotone».L’exposition qu’elle présente actuellement à la Villa des Arts reflète les émotions qu’elle a ressenties durant ces quatre derniers mois. Elle a peint des fruits tels qu’elle les a perçus, sentis, ressentis, à des moments précis. C’est une collection chargée d’émotions où elle peint beaucoup la pomme et la poire, qui représentent à ses yeux la femme et l’homme.Nadia BELKHAYAT

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc