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Economie Internationale

Europe: La réforme de PAC encore sur le tapis

Par L'Economiste | Edition N°:458 Le 08/03/1999 | Partager

· Reprise des débats demain
· Les ministres de l'Agriculture déterminés pour un compromis
· La dégressivité, alternative française



C'EST demain mardi que le Conseil des Ministres de l'Agriculture des pays de l'Union Européenne doit reprendre ses travaux sur la réforme de la Politique Agricole Commune (PAC)(1). Aujourd'hui 8 mars, M. Karl Heinz Funk, le ministre allemand de l'Agriculture, qui assure la présidence du Conseil, reçoit ses homologues européens pour des rencontres bilatérales et multilatérales afin de discuter des différentes propositions. En effet, ces ministres sont déterminés à aboutir à un compromis cette semaine.
Dans tous les cas, l'agenda 2000(2), dont la réforme de la PAC représente une grande partie du dossier, doit être bouclé en principe lors du Sommet européen extraordinaire de Berlin prévu les 24 et 25 mars prochains.
A rappeler que ces ministres s'étaient retrouvés jeudi soir et vendredi derniers à Bruxelles après une interruption d'une semaine. La réunion du 2 mars a été reportée suite à la demande française. Lors de ces différentes réunions, les ministres de l'Agriculture des Quinze devaient dégager les grandes lignes d'un compromis sur la réforme de l'Europe verte. Celle-ci est devenue indispensable par l'élargissement de l'UE à au moins six pays d'ici dix ans.

Baisse des prix agricoles garantis


Toutefois, les discussions piétinent en raison des divergences de positions entre les Quinze qui affichent des structures agricoles et des niveaux de compétitivité différents. Ces divergences touchent principalement la proposition de la Commission Européenne de baisser les prix agricoles garantis. Des réductions de 30% pour la viande bovine, de 20% pour les céréales et de 15% pour les produits laitiers sont prévues. Elles ne sont pas compensées par l'augmentation des aides. Ce qui a poussé plusieurs milliers d'agriculteurs à manifester au cours de ces dernières semaines.
Autre point de discorde, le financement de la PAC. A ce niveau, l'Allemagne multiplie des déclarations contradictoires sur l'abandon de sa proposition de cofinancement de la réforme par les pays membres. La position allemande penche vers le financement de la PAC par le Budget européen et les budgets nationaux. Avis non partagé par la France qui estime que cette proposition remet en cause les principes de solidarité sur lesquels sont fondées les relations entre les pays membres de l'Union Européenne.
La proposition française de dégressivité pourra peut-être l'emporter dans les discussions. Cette solution est une alternative à deux étages. D'abord une réforme «économe», plafonnant les dépenses européennes à leur niveau de 1999. Ensuite, une «dégressivité» des aides qui permettrait de dégager des marges pour le développement rural et pour régler le problème budgétaire de l'Allemagne.

Malika EL JOUHARI (AFP)


(1) Cf L'Economiste du 2 mars.
(2) L'agenda comprend également la réforme des aides aux régions les plus pauvres de l'Union Européenne.


Bataille des chiffres


Lors des réunions de jeudi et vendredi, de nouvelles batailles rejaillissent. Le financement de la PAC ne finit pas de diviser les Quinze. Ainsi, ce sont des chiffres divergents qui sont présentés par la Commission, la France, l'Allemagne et les autres pays membres. La proposition allemande prévoit des dépenses allant jusqu'à 316,7 milliards d'Euros (1 Euro= 10,6DH) pour la période de 2000 à 2006. Selon la Commission Européenne, une différence totale de 25 milliards d'Euros existe entre les demandes spécifiques présentées et le plafond financier de 40,5 milliards d'Euros en moyenne par an. Quant aux projections de la Commission Européenne, elles prévoient une réduction linéaire de 15% des aides. Mais, selon M. Franz Fischler, commissaire européen chargé de l'Agriculture, l'important est de réussir une nouvelle réforme de la PAC et non pas de se focaliser sur son coût.

M. E.

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