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Economie

«Essaouira doit devenir une destination de séjour»
Entretien avec Hamid Bentahar, président du CRT Marrakech Tensift

Par L'Economiste | Edition N°:3360 Le 13/09/2010 | Partager

. Développer l’offre d’activités et les outils promotionnels. «La ville mérite son musée de l’arganier ou des civilisations». La voie express, une opportunité extraordinaire pour la ville - L’Economiste: Quelle est la vision du Conseil régional du tourisme pour Essaouira?- Hamid Bentahar: Nous sommes en train de définir la Vision 2020. L’un des changements majeurs par rapport à la Vision 2010 est que l’optique est beaucoup plus régionale. C’est toute la région qui est considérée comme un territoire touristique à valoriser. Mais ce raisonnement ne pourra devenir concret que lorsque la double voie Chichaoua-Essaouira sera ouverte. Ce chantier permettra de désenclaver Essaouira et de faciliter son accès avec Marrakech, et partant de commercialiser de nouveaux produits. Les professionnels doivent proposer des offres qui combinent Essaouira et Marrakech. Cela permettra de drainer une nouvelle clientèle, car il y a des clients qui ne viendront que pour visiter les deux villes. A court terme, cette voie express est une opportunité extraordinaire pour Essaouira. Pour le long terme, il faudra également que l’aéroport se développe.- La nouvelle autoroute Marrakech-Agadir ne va-t-elle pas jouer en défaveur d’Essaouira?- C’est vrai que la nouvelle autoroute va rendre Agadir un petit peu concurrente d’Essaouira. Mais je crois qu’il ne faut pas voir les choses de cette façon. L’enjeu est que toute la région doit réussir à s’imposer face à d’autres destinations dans le monde. Avec l’autoroute et la voie express, il y a un triangle d’or du tourisme qui se dessine au Maroc et qui comprend les trois villes. De plus, ces trois destinations offrent des expériences variées aux touristes, ce qui est un atout pour la région. Il faut donc jouer sur la complémentarité. De plus, le trafic de la nouvelle autoroute Marrakech-Agadir va également avoir des retombées positives sur Essaouira.- Essaouira est loin d’atteindre le nombre de nuitées enregistrées à Marrakech. Pourra-t-elle s’imposer comme un pôle touristique majeur?- Pendant des années, Essaouira ne s’est pas du tout développée. Depuis dix ans, cela commence. Or, pour Marrakech, cette évolution a démarré il y a cinquante ans. Il existe quatre étapes avant qu’une ville ne s’imposer comme un pôle touristique. D’abord, il y a un tourisme de niche. S’ensuit une diversification de l’offre touristique. Durant la troisième phase, la ville devient une destination multi-segment, qui comprend une zone industrielle. Enfin, la destination atteint sa maturité. Dans le cas d’Essaouira, la ville a dépassé le stade de la destination de niche et l’offre est en train de se diversifier. Actuellement, on trouve les spas, le sport nautique, le golf, la culture… Mais Essaouira a également ses spécificités. C’est une ville qui a inventé son propre modèle de développement: elle s’est fait connaître par ses festivals et rayonne par la culture. Elle doit donc rester fidèle à cette ligne pour proposer quelque chose de différent aux touristes.- Sur quels points prioritaires doivent travailler les professionnels?- Le défi actuel pour Essaouira est de passer d’une destination de passage à celle de séjour. Le potentiel est là, mais il faut le présenter en tant que produit et le rendre accessible à tous les touristes. Il faut donc que les professionnels développent une offre d’activités. D’abord, en investissant plus sur le patrimoine culturel. Pourquoi ne pas ériger, par exemple, un musée de l’arganier? Ou bien valoriser le fait qu’Essaouira a toujours été un carrefour des civilisations. La ville mérite d’avoir un musée avec toutes ces civilisations. Il faut également planifier des circuits et organiser des événements en dehors des festivals. Les îles de Mogador offrent un potentiel d’activité qu’il faudrait exploiter. Il manque également de petits bateaux de plaisance pour encourager la promenade en mer. Une autre opportunité pour Essaouira serait de développer le tourisme de marina. Par ailleurs, les professionnels doivent développer des outils promotionnels. A travers les brochures de Marrakech, nous parlons d’Essaouira, mais il faut que ça aille dans les deux sens. - Quel va être l’impact de la nouvelle station Mogador?- La station va donner un nouveau souffle au tourisme et va contribuer au rayonnement de la ville. D’autant plus qu’elle s’inscrit dans cet axe «Nature et Culture», sur lequel tout le développement d’Essaouira doit reposer. Du point de vue du golf, il faut savoir que c’est principalement en hiver que les golfs marchent bien au Maroc. Mais le golf de Mogador ne démarrera vraiment que lorsque l’hôtel du golf ouvrira. Propos recueillis par Marie-Noëlle RASSON

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