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Economie

Fès/Immobilier
Les Chinois prospectent le marché

Par L'Economiste | Edition N°:3360 Le 13/09/2010 | Partager

. Deux gros défis: la main-d’œuvre et le prix des matériaux. Promoteurs et banquiers divergent sur le diagnostic du secteur«APRÈS les Espagnols, les Chinois viennent de nous proposer leur expertise dans la réalisation de chantiers clés en main», révèle Mohamed Guessous, président d’Afej (Al Fath El Jadid), l’un des plus importants opérateurs immobiliers de la région. Ces offres de partenariat sont le signe de l’attractivité d’un secteur et de son potentiel. Globalement, constate-t-il, «la situation de l’immobilier est bonne et le rythme des ventes du neuf est toujours soutenu». Mais le manque de main-d’œuvre qualifiée pourrait freiner la dynamique actuelle. Les diplômés en génie civil, les ouvriers qualifiés sont plus qu’une denrée rare, explique le président du groupe Al Fath El Jadid. Ce qui se traduit par la hausse des coûts directs de la main d’œuvre.De fait, un maçon émarge en moyenne à 250 dirhams par jour. Les temps ont donc changé, les exigences de qualification ne sont plus les mêmes. Fini le temps où les chantiers pouvaient puiser dans la main-d’œuvre sous qualifiée émanant de l’exode rural. Aujourd’hui, le secteur a besoin des compétences dans la menuiserie, la boiserie, l’électricité, la conduite d’engins, explique Guessous. Les Chinois, eux, garantissent un travail minutieux et veulent réaliser du prêt-à-habiter. Leurs propositions sont intéressantes, concèdent les promoteurs d’autant plus que le gouvernement s’apprête à s’engager sur un nouveau programme de 600.000 logements et 50.000 villas économiques. La taille des futurs chantiers nécessitera des ouvriers qualifiés introuvables aujourd’hui sur le marché. L’introduction de nouveaux procédés de construction a changé la donne, la formation « cocotte-minute» sur le chantier n’est plus adaptée.L’autre équation des promoteurs tient au niveau des prix des matériaux de construction. Pour les sanitaires par exemple, les fabricants locaux ne peuvent pas répondre à tous les besoins du marché, selon les promoteurs immobiliers. Ces derniers s’orientent désormais vers l’importation qui revient beaucoup moins chère. «Le lavabo sur pied qui coûte au Maroc près de 1.000 DH est importé de Chine à moins de 30 dollars», souligne le PDG d’Afej. Même son de cloche auprès d’Abdelilah Senhagi, président de l’association des promoteurs immobiliers de Fès. Pour lui, ceux qui importent la céramique, la boiserie et autres accessoires de finition font de bonnes affaires. «Et le rapport qualité-prix est très satisfaisant», poursuit Senhagi. Pour sa part, Haj Driss Belkhayate, un autre promoteur de la place, rappelle l’installation, il y a quelques mois, d’une entreprise espagnole spécialisée dans le bois (portes, planchers…). Présente à travers un petit showroom situé en ville nouvelle, ladite société livre sa production à Fès et Tanger. Avec un carnet de commandes bien garni, deux points forts font le succès de la société ibérique: le respect des délais de livraison et la qualité de ses produits. Pour ce qui est des ventes, malgré un ralentissement du rythme de commercialisation, le marché s’est stabilisé ces derniers mois. Pour autant, «les prix n’ont pas baissé et les marges ont été préservées, confirment les professionnels, entre 20 et 30%. A en croire ces derniers, la région échapperait par la mévente que connaissent d’autres villes. Le patron du groupe Afej souligne que la commercialisation de son ensemble résidentiel, -le projet Hamza- «connaît un vif succès». Au «champ de courses», Prestigia, l’enseigne haut standing du groupe immobilier Addoha, révèle qu’à ce jour plus de 220 habitations ont été vendues. Alors que les prix varient entre 990.000 et 4 millions de DH pour les appartements et les premières livraisons ne sont prévues qu’en 2011.


Chute des crédits acquéreurs

ALORS que certains promoteurs nient la crise et les méventes, les banquiers, eux, font état d’une chute sans précédent de la demande sur les crédits immobiliers sur la place de Fès. Ils s’interrogent sur les modes de financement des acquisitions de logements. Ils ne sont pas loin de voir dans l’optimisme des promoteurs immobiliers un vrai mystère. Si les biens immobiliers se vendent aussi bien, comment les acquéreurs se financent-ils? A moins que tout le monde règle la transaction au comptant, ironisent les banquiers.Valeur aujourd’hui, les projets de haut standing lancés dans la région sont estimés à 3 milliards de dirhams. Il va falloir au moins 4 milliards de DH (incluant une marge de 20%) et près d’une décennie (sinon plus) pour écouler l’offre en cours de réalisation. «Encore faudrait-il prévoir des mesures incitatives pour encourager l’acquisition des logements et éviter la crise du type subprimes», explique Abdou Jouahri, consultant en économie.De notre correspondant,Youness SAAD ALAMI

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