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    Economie

    Environnement
    Des textes qui servent à quoi?

    Par L'Economiste | Edition N°:2639 Le 26/10/2007 | Partager

    . Sans application pas d’effet. Tous les pays du Maghreb concernésOù en sont les pays du Maghreb en matière d’environnement et de gestion de l’eau? Pour apporter un éclaircissement sur ce sujet d’actualité, un atelier-débat a été organisé, jeudi 25 octobre à Rabat, par le bureau Multipays de l’Unesco. A noter que la rencontre est menée en partenariat avec le groupe Eco-Médias. «C’est l’occasion de faire le bilan dans les pays du Maghreb et de réfléchir sur les mesures à mettre en place», souligne Ali Agoumi, expert dans le domaine et modérateur des travaux de l’atelier maghrébin. A priori, la question de l’intégration de l’environnement dans les politiques sectorielles des pays du Maghreb reste marginalisée. C’est du moins l’avis de nombreux intervenants. «Cependant, des efforts sont déployés ces dernières années, notamment en matière de législation», ajoute Agoumi. Concernant ce volet, l’expérience marocaine a été mise en exergue par Taha Belafraj, directeur au secrétariat d’Etat chargé de l’Eau et de l’Environnement. Selon lui, c’est au milieu des années 90 qu’on a enregistré une prise de conscience par rapport à cette problématique. Ce qui a engendré une vision de développement durable menée par les pouvoirs publics. «Le mérite de cette démarche est aussi à mettre au bénéficie de la société civile et des médias», précise Belafrej. Ce dernier insiste aussi sur l’impulsion donnée suite aux recommandations du sommet de Rio organisé en 1992. La préparation de l’arsenal juridique et institutionnel a été le premier chantier attaqué dans le cadre de la nouvelle stratégie du pays en matière d’environnement. «Cela a démarré en 1998 avec la mise en place d’un département dédié à l’environnement», rappelle le responsable marocain. En 2001, l’organigramme de ce département, composé de 4 directions, a été adopté. Directions qui ont dû mettre au point des textes juridiques et législatifs. De fait, trois grands textes de loi ont été validés par le Parlement. Ces derniers concernent l’environnement, l’étude d’impact et la qualité de l’air. Un travail similaire a été fait également pour le secteur du traitement des déchets. Parallèlement à cette action, les efforts ont porté sur la formation et le transfert de l’expertise au profit des experts marocains. Le grand défi actuel, c’est l’application des textes «afin de permettre d’intégrer les préoccupations d’ordre environnemental dans toutes les politiques sectorielles du pays», conclut Belafrej.Pour les autres pays du Maghreb, la situation est quasiment identique. Reste à passer de la théorie à la pratique. Et la question de l’eau, très cruciale, doit être prise en charge rapidement. Car, de l’avis unanime des spécialistes, tous les pays maghrébins sont confrontés aujourd’hui au déficit de la ressource. Nour Eddine EL AISSI

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