×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Enquête

    Enseignement supérieur: Requalification des grades

    Par L'Economiste | Edition N°:269 Le 27/02/1997 | Partager

    Le statut des enseignants-chercheurs considéré comme un des grands chantiers de la réforme en cours est enfin publié. Le texte introduit trois catégories dans le corps enseignant contre quatre auparavant: professeur, professeur habilité et professeur-assistant.


    Le nouveau statut des enseignants universitaires, que la profession réclamait à cor et à cri, vient d'être publié dans le Bulletin Officiel daté du 20 février, mais prend effet à compter du 1er juillet 1996, précise le texte. Il s'agit en fait de matérialiser, sur la fiche de paie, l'incidence financière du reclassement des profs. Contraintes budgétaires obligent, ces améliorations de salaires s'étaleront sur une période de deux ans en trois tranches successives.
    Ce texte introduit plusieurs innovations, notamment la réduction et la requalification des cadres formant le corps enseignant. Par rapport au précédent statut, seul le grade de professeur est reconduit; exit donc maître de conférences, maître-assistant et assistant. Il ne reste plus que trois catégories professionnelles: professeur de l'enseignement supérieur, professeur habilité et professeur-assistant. Pour accéder à l'ultime échelon (professeur d'enseigne-ment supérieur), il faudra faire preuve de dynamisme dans la recherche et la pub-lication de travaux.
    L'automatisme de l'ancienneté dont bénéficiaient les maîtres de con-férences sous l'an-cien régime est supprimé.
    Pour les pouvoirs publics, ce statut a tout pour plaire à ses destinataires: "il raccourcit la durée de passage d'un grade à l'autre et se traduit par une substantielle augmentation des allocations de recherche et d'encadrement", indique-t-on à l'Enseignement Supérieur.

    Concernant les modalités de recrutement, la sélection s'ef-fectuera désormais via un concours au niveau national ouvert aux titulaires d'un doctorat. Dans l'optique des pouvoirs publics, il s'agit de renforcer la transparence dans cette opération.
    La tutelle insiste sur la préservation des droits acquis des enseignants. C'est ainsi que les maîtres-assistants actuels par exemple peu-vent accéder, après soutenance de leur thèse, au grade de profes-seur de l'en-seignement supérieur sur la base de leur ancienneté (4 ans en qualité de professeur habilité).
    Les profs obtiennent par ailleurs gain de cause pour ce qui passait pour l'une de leurs principales revendications, à savoir la possibilité de bénéficier d'une année sabbatique tout en conservant l'intégralité de leurs avantages et rémunérations. Pour être éligible, le candidat devra avoir exercé durant au moins sept années consécutives. L'institution de cette mesure spectaculaire devrait en principe leur permettre de se consacrer au développement de travaux de recherche et de se mettre à niveau. Un arrêté conjoint des ministres des Finances, de l'Enseignement Supérieur et des Affaires administratives viendra préciser les modalités d'application de cette disposition.
    Du côté du Ministère de tutelle tout comme au Syndicat National des Enseignants du Supérieur (Sné Sup), on se félicite de "cette avancée importante dans la réforme, même s'il n'a pas été possible d'aplanir toutes les divergences".

    Malika EL JOUHARI. & Abashi SHAMAMBA.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc