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    Enquête

    L'école forestière déménage

    Par L'Economiste | Edition N°:269 Le 27/02/1997 | Partager

    L'école Nationale Forestière d'Ingénieurs devra être transférée de Salé à Ifrane avant la prochaine rentrée académique. Deux appels d'offres pour la présélection des bureaux d'études et des entreprises de construction devront déterminer le coût de cette opération.


    Le Ministère de l'Agriculture et de la Mise en Valeur Agricole (MAMVA) a lancé simultanément deux appels d'offres pour le projet de construction de l'Ecole Nationale Forestière d'Ingénieurs à Ifrane (ENFI). L'un s'adresse aux bureaux d'études qui disposent encore de près de deux semaines pour remettre leurs dossiers (avant le 14 mars prochain). Il s'agit de participer au concours ouvert en séance non publique pour la présélection de bureaux d'études qui seront admis à concourir pour la réalisation des études techniques et du suivi des travaux de l'ENFI. Le programme de ce projet portera sur 10.000 mètres carrés de planchers pour un terrain d'une superficie de 6 ha appartenant au domaine forestier et situé à l'extérieur d'Ifrane, à 2 km sur la route de Michlifen. Le choix de cette ville a été dicté par son statut de capitale de la forêt, présentant un environnement propice pour le développement de la formation et la recherche d'autres espèces qui s'acclimatent avec le climat local.
    Cette présélection est ouverte pour les bureaux d'études qui disposent d'un encadrement expérimenté et de références techniques dans l'étude et la conduite de grands projets de bâtiments tous corps d'état.

    Délai court


    Outre la liste détaillée des moyens matériels, le dossier technique doit comprendre des attestations de maîtres d'ouvrages des principales références techniques en matière d'études et de suivi de projets de même importance. Ces attestations doivent mentionner le coût, la consistance et la période de réalisation du projet. Chaque attestation sera accompagnée d'une note synthétique donnant des indications techniques sur la complexité des ouvrages.
    Le second appel d'offres concerne la phase de présélection des entreprises pour la réalisation des travaux de construction de l'école. Les conditions sont quasi-identiques à celles du premier appel d'offres, à l'exception d'un mémoire de projets similaires réalisés par l'entreprise en indiquant les méthodes d'exécution adoptées, les difficultés rencontrées et les solutions préconisées. Ce document doit être étayé par «des attestations de bonne foi et de bonne exécution délivrées par les maîtres d'ouvrages».

    Le délai imposé pour la réalisation ce projet est limité puisque le Ministère table sur la prochaine rentrée académique pour que l'institut soit opérationnel. Le coût du projet n'est pas encore arrêté, indique un cadre de la Direction des Aménagements Hydro-agricoles. Les promoteurs comptent sur les évaluations des bureaux d'études et des entreprises de construction pour déterminer le montant de l'enveloppe à consacrer. M. Ferdaoussi, directeur de l'Enseignement et de la Recherche au MAMVA, principal pilote de cette opération, estime que le produit de la cession de l'actuel terrain (10 ha) où se trouve l'ENFI permettra largement de financer le projet. Sur les détails et le montant de cette opération, M. Ferdaoussi refuse de répondre. Au niveau social, il nie l'existence d'une quelconque réticence au sein du corps enseignant, pas très emballé de quitter Salé pour aller s'installer à Ifrane. Le chef du projet comme M. Alaoui, directeur de cette école, restent discrets sur le contenu de la formation. «Le programme pédagogique devra donner un nouveau souffle à cette profession absorbée par le secteur public, remarque un industriel de la filière bois. La formation devra cadrer avec les nouvelles modifications pour insérer le profil dans le secteur privé. De même, le développement des espèces fournissant du bois industriel devra être pris en compte».
    En fait, ces deux appels d'offres concernent une école installée actuellement à Salé ayant ressenti le besoin de déménager. Ce transfert est devenu nécessaire en raison de l'urbanisation de son environnement. Son transfert à Ifrane s'inscrit dans le mouvement de la «décentralisation», selon M. Ferdaoussi, et confère à la ville un cachet universitaire.

    Mohamed CHAOUI

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