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    Enquête

    Enseignement supérieur: Fini le doctorat d'Etat

    Par L'Economiste | Edition N°:269 Le 27/02/1997 | Partager

    Le régime du doctorat unique vient enfin d'être adopté. Le pompeux doctorat d'Etat cède la place au doctorat tout court. En outre, le nouveau régime prévoit de nouveaux diplômes, le DESA et le DESS en l'occurrence.


    A côté du statut de l'enseignant-chercheur, le régime doctoral a subi, lui aussi, une refonte de fond. «Il ne pouvait être envisagé de procéder à une simple augmentation de salaire en maintenant le régime doctoral ancien». Voilà pourquoi le département de M. Driss Khalil a voulu jumeler ces deux chantiers. D'ailleurs, ceux-ci ne sont qu'un préalable à une réforme plus globale, celle de l'enseignement supérieur dans toute sa globalité, confie-t-on au Ministère. Pour l'heure, ce projet de réforme est au stade consultatif(1).

    Doctorat, DESA et DESS


    Avec le nouveau régime, il n'est plus question de DES ou de Doctorat d'Etat. Il est quasiment calqué sur les systèmes internationaux, notamment anglo-saxon et français. Ce qui a permis de trouver une ébauche de solution au délicat problème des titulaires des doctorats français. Ils n'ont que trop attendu cette nouvelle réforme. C'est depuis 1985 qu'ils négociaient leur reclassement.
    Pour le Syndicat National de l'Enseignement Supérieur (Sné-Sup), il s'agit d'un grand pas vers l'homogénéisation. «Le système ancien n'avait plus aucune correspondance internationale», souligne M. Bachir Benjilali, le secrétaire général.
    En effet, les nouvelles appellations sont désormais Doctorat, Diplôme des Etudes Supérieures Approfondies (DESA) et Diplôme des Etudes Supérieures Spécialisées (DESS). Ces diplômes sont communs à tous les établissements universitaires, ce sont les domaines de spécialisation qui changent. Le Décret n°2-96-796 du 19 février 1997, publié au Bulletin officiel du 20 février, donne les conditions pour prétendre à ces nouveaux diplômes:
    · Pour préparer le Doctorat, il faut d'abord justifier d'un DESA ou d'un diplôme reconnu équivalent. La demande d'inscription doit mentionner le sujet de thèse et revêtir les avis favorables du responsable de l'unité de formation et du directeur de travail.
    Pour les titulaires du DESS, l'admission exceptionnelle intervient sur proposition du responsable de l'unité de formation et après avis favorable d'au moins deux profes-
    seurs.

    La durée de préparation du doctorat est de trois à cinq ans.
    · La préparation du DESA est, elle, consacrée à l'approfondissement des cours théoriques, au perfectionnement des techniques de recherche et à l'initiation aux méthodes d'enseignement supérieur. Pour s'y inscrire, le candidat doit justifier d'un diplôme du deuxième cycle. La durée de préparation est en principe fixée à deux ans. Le candidat doit réussir des contrôles écrits et oraux et soutenir un mémoire.
    · Le DESS sanctionne une formation de spécialisation. Pour s'y inscrire, le candidat doit justifier du diplôme de deuxième cycle et être proposé par le chef de l'établissement. La durée du DESS est fixée à deux ans.
    La préparation de ces différents diplômes par les établissements universitaires est subordonnée à l'accréditation par le Ministère de l'Enseignement Supérieur après avis de la «commission d'accréditation et d'évaluation» qui arrête les critères et les conditions à observer. Autrement dit, il n'est plus suffisant d'être un établissement universitaire pour délivrer des diplômes de doctorat.
    En outre, si le nouveau régime doctoral est accepté globalement par les enseignants-chercheurs, ils émettent des réserves quant aux dispositions transitoires. Selon le secrétaire général du Sné-Sup, des problèmes risquent de se poser dans la pratique.

    Il ressort de ces dispositions transitoires, reprises par l'art 36 du Décret, que les candidats inscrits pour la préparation d'un doctorat d'Etat avant la réforme, ont cinq ans pour soutenir leur thèse. De même, les étudiants inscrits en DES (Diplôme d'Etudes Supérieures) qui n'ont pas encore soutenu, peuvent être admis, et «après avis favorable du directeur de recherche», à préparer le nouveau doctorat, sous réserve de soutenir leur mémoire dans les deux ans à venir.

    Malika EL JOUHARI & Abashi SHAMAMBA

    (1) Cf L'Economiste du 20 février 1997. L'article reprend les grandes lignes de ce projet de réforme.

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