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Emploi et Carrière
Réseaux de lauréats: Des lobbies de plus en plus puissants

Par L'Economiste | Edition N°:3371 Le 28/09/2010 | Partager

. L’image de l’école et celle du diplôme, premier objectif. Aide personnalisée, contact Les associations de lauréats des grandes écoles et universités développent leur prestation. Hormis les coups de pouce aux lauréats, certains commencent à négocier pour leur membre des avantages, des réductions, des activités culturelles… adaptées à leurs besoins. Le sentiment d’appartenance est une motivation supplémentaire. Une des plus anciennes est l’association des lauréats de l’Ecole Hassania. Créée en 1975, elle est composée de 11 personnes dont la mission est la réalisation du programme d’action de l’association. Celle-ci regroupe 4.363 membres depuis la création de l’école en 1971. M’hammed El Merini, DG délégué à la Compagnie générale immobilière (CGI) est le président de l’AIEHTP, association des lauréats de l’école Hassania des travaux publics. « L’association a pour principale mission de maintenir et de créer des liens entre les anciens élèves- ingénieurs de l’école. Elle a pour rôle également de représenter la collectivité des ingénieurs de l’EHTP et d’assurer d’une manière générale la défense de leurs intérêts », signale-t-il. Ses appuis ? «  Les lauréats de l’école apportent l’aide nécessaire aux activités de l’association. Ce soutien se matérialise généralement par des contacts professionnels ou par des soutiens financiers dans le cadre du sponsoring des activités de l’association », signale El Merini. La plus jeune association de lauréats est née en 2003 à l’Université Al Akhawayn. Son président Khalid Baddou, qui est directeur marketing de Nestlé Maroc, justifie cette création par un besoin de se rassembler, de créer un réseau de partage et d’aide en plus de participer au débat sur les thèmes qui intéressent le pays. En plus des aides financières de l’Université, l’association organise des activités qui lui permettent de constituer un fonds de roulement comme le salon Job Fair. Le noyau dur de l’association est constitué d’une quinzaine de personnes qui s’atèlent à nouer des contacts avec des organismes professionnels, des entreprises. La communauté des lauréats est aujourd’hui de 2.400 personnes. L’association réussit à capter aujourd’hui un grand nombre de ses lauréats. Pour cela, elle a misé sur le Networking. Elle prépare également un site internet interactif où les lauréats pourront s’exprimer et avoir l’information qu’ils souhaitent. Sur le réseau social Facebook, 1.600 lauréats sont inscrits sur l’adresse de l’association. Cette dernière a constitué une base de données de 1.200 adresses mail soit 65% de la communauté globale des lauréats. « C’est ce qui fait notre force », martèle Baddou. L’association des centraliens et des lauréats de l’Ecole Hassania ont une autre vision. D’abord, ces associations profitent de la notoriété de certains de leurs adhérents, qui occupent souvent des hauts postes, pour défendre leur institution, toujours dans l’intérêt de l’image de l’école et de son diplôme. Baddou le reconnaît. « Le fait d’avoir une personne haut placée dans le tour de table favorise l’action de l’association ».  Hamid Zerda du cabinet Abacus est président de l’association des lauréats de l’Iscae créée en 1997. Ce dernier parle de préservation du Label Iscae. Le bureau actuel travaille sur trois axes stratégiques : d’abord l’école en participant aux différentes manifestations organisées par l’Institut (conférences, colloques, carrefour du Manager), en apportant une aide sur la partie « Stages aux étudiants actuels », en donnant le feed back aux instances dirigeantes de l’institut par rapport aux exigences du marché du travail et les méthodes de l’enseignement. Le deuxième axe concerne le lauréat, par l’organisation de rencontres de networking, workshops autour de thématiques pointues, ou de signature de conventions avantageuses. Enfin, la participation au débat en organisant des conférences sur des thèmes d’actualités, ou participant aux différentes initiatives qui encouragent l’émergence de l’économie marocaine. L’association organise aussi des rencontres périodiques avec les dirigeants de l’Iscae, ce qui permet d’avoir un feed back par rapport aux méthodes et proposition de best practices. L’association a été associée notamment à la refonte des programmes. L’association de l’Ecole Hassania contribue à l’obtention de stages technique et de fin d’études, et soutient ses lauréats dans la phase de recrutement en plus d’activités à caractère social: conventions avec les banques et les assurances pour faire bénéficier les lauréats de conditions avantageuses, conventions avec les sociétés touristiques (Accor, Mnar Park, Marrakech Ryads Parc & SPA…). L’appui de l’association? Elle préfère rester discrète. Tout ce qu’on dit c’est que l’association agit à travers son réseau présent dans tous les secteurs économiques. Pour Al Akhawayn, le conseil d’administration dont font partie les mastodontes de l’économie marocaine est un pilier de taille. Certains lauréats qui ont des positions importantes, jouent un rôle de facilitateurs dans leur entreprise pour du conseil ou de l’orientation. L’association des lauréats de l’Ecole Hassania a construit un réseau de partenariats important, à travers ses différents membres, avec plusieurs institutions publiques, notamment le ministère de l’Equipement et du transport qui assure la tutelle de l’école, le secrétariat d’Etat chargé de l’Eau et de l’environnement, le groupe CDG, à travers sa fondation et plusieurs de ses filiales, plusieurs entreprises publiques et privées, banques, assurances, sociétés touristiques… avec lesquelles elle a passé des accords de partenariat profitant aux membres de l’association, à des conditions avantageuses.

Internationalisation
«Ce réseau a pu être constitué par le biais de la présence des lauréats de l’école dans pratiquement plusieurs grandes institutions publiques, semi-publiques et privées, situées dans pratiquement toutes les régions du Maroc, et dans plusieurs pays à travers le monde », ajoute El Merini.A noter aussi qu’une tranche significative des lauréats de l’Ecole Hassania comme de l’Ecole Centrale occupe aujourd’hui des postes de responsabilité dans plusieurs domaines techniques, financiers, de l’enseignement supérieur mais aussi dans le gouvernement, les organismes internationaux, les autorités territoriales, les collectivités locales et le parlement. D’autres, qui ont choisi le secteur privé, sont aujourd’hui à la tête de plusieurs entreprises au Maroc et à l’étranger. L’association peut aider un lauréat pour une insertion professionnelle ou la création d’entreprise. «Ce volet est l’une des activités principales de l’association. Que ce soit à travers le matching des nombreuses offres et des demandes d’emploi que nous recevons sur notre site web, ou par contacts personnalisés, l’association est très active dans la mise en contact de nos lauréats, à différents stades de leur carrière professionnelle, avec les opportunités de recrutement, de redéploiement ou d’affaires qui se présentent», rappelle El Merini.Ces associations ont aussi pour but de faire un suivi des lauréats. Pour l’Iscae, l’annuaire des lauréats est en cours de préparation. Pour Al Akhawayn, la dernière étude date de 2008 où il ressort que 22% des lauréats sont dans le reste du monde: (Amérique du Nord, Moyen-Orient, Europe et Asie du Sud); 82% qui ont intégré le marché du travail entre 3 et 6 mois de l’obtention de leur diplôme; 12% poursuivent leur 3e cycle; 4% qui ont créé leur propre entreprise et 2% sans réponse. Mais l’association veut aller plus loin encore. Les réseaux sociaux permettent de donner des tendances, les lauréats pouvant s’exprimer librement. Par ailleurs, l’association a pu développer une relation privilégiée avec la communauté des DRH grâce à l’organisation du salon Job Fair. L’intérêt est de recevoir les offres d’emploi en avant-première, d’avoir des feed back sur ce qu’on fait en tant que système éducatif, programmes…

Coup de pouce

Pour ce qui est de la carrière professionnelle, les associations peuvent donner un coup de pouce salvateur. Elles peuvent aider un lauréat pour une insertion dans le milieu du travail ou pour faciliter un projet ou donner des contacts. Elles examinent aussi les cas d’étudiants qui veulent intégrer l’école mais qui n’ont assez de moyens financiers. Tout dépend bien évidemment de son parcours.Jihane Kabbaj

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