×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Dossiers

    Emploi et Carrière
    Métiers de l’assurance
    Courtier, le représentant de l’assuré

    Par L'Economiste | Edition N°:2874 Le 06/10/2008 | Partager

    C’est un intermédiaire entre les compagnies d’assurance et l’assuré. Le courtier est un commerçant indépendant, mandataire de son client/assuré, précise Faraj Benwahoud, directeur général de Benwahoud & Associés. C’est la grande différence avec les agents généraux qui, eux, représentent l’assureur. Cette définition à elle seule trace les contours de la mission de ce professionnel. Celle-ci consiste à «accompagner le mandant (client) dans sa quête de produits d’assurances répondant au mieux aux risques encourus». Le courtier d’assurance achète des contrats pour le compte de ses clients. Sa mission est de trouver les meilleures garanties au meilleur prix en fonction du risque à couvrir. Il travaille avec plusieurs assureurs et en cas de sinistre il accompagne son client jusqu’au règlement des indemnités. «Il serait réducteur de limiter le métier à ces aspects», tempère Faraj Benwahoud. «Le conseil à travers l’audit des risques et des couvertures est la principale et indispensable mission du courtier». Pour cela, il se doit de maîtriser toutes les fonctions de l’organisation. Le terme en vogue pour désigner ce généralo-spécialiste est risk manager. Pour intégrer la profession, il faut répondre à certains critères dont la nationalité marocaine. Une qualification est requise: une licence ou un titre reconnu équivalent. «Là c’est un vrai parcours du guerrier dont l’issue est suspendue au bon vouloir du préposé de l’administration de l’enseignement. A titre d’information, il y a lieu de noter que des lauréats de grandes écoles tant européennes (Esa et Enass en France) qu’américaines n’ont pas été admis aux divers examens, faute d’équivalence. Une aberration!», s’emporte Benwahoud. Le candidat doit également justifier d’une expérience professionnelle de deux ans dans le secteur des assurances ou d’un stage de six mois. «Les raisons de ces deux périodes différentes restent à clarifier», indique-t-il. Une fois ces conditions remplies, le candidat peut se présenter à l’examen professionnel organisé une fois par an par le ministère des Finances. Par la suite, il doit s’acquitter de formalités administratives: constituer une société et souscrire une police de 1 million de dirhams couvrant la responsabilité civile.Contrairement à l’agent général, le courtier est propriétaire de sa clientèle. Mais aucun courtier et quelle que soit sa taille ne doit ignorer que seul un partenariat tripartite solide garantit une sécurité optimale à son mandat. Comme l’agent général, il se fait payer exclusivement par les commissions, et ce, contrairement à ce qui est en vigueur en Europe et aux USA où c’est une combinaison de commissions et d’honoraires. «Le pays, les assurés et les professionnels auraient à gagner en s’inspirant des pratiques de nos confrères occidentaux», déclare Benwahoud.


    Agent général, le mandataire de l’assurance
    Il fait partie du réseau commercial des sociétés d’assurance. L’agent général est chargé de vendre des contrats d’assurance, jouant le rôle d’intermédiaire entre l’entreprise et sa clientèle. Mandaté par un assureur, l’agent général est responsable de sa propre agence. Il aide ses clients à trouver le contrat adapté à leurs besoins. Sa tâche consiste à vendre des contrats d’assurance et à prospecter de nouveaux marchés. C’est à lui aussi de s’assurer du recouvrement des indemnités en cas de sinistres. «Une fois qu’un sinistre se produit, l’agent doit assister le client pour remplir les formalités nécessaires et afin que le dossier soit bien instruit», affirme Jaouad Assem, agent général.Les agents généraux ont souvent «roulé leur bosse» dans le commercial avant de s’établir. La fibre commerciale et le sens de la négociation sont nécessaires à ces professionnels de la vente pour évoluer dans un secteur très concurrentiel. Ils doivent d’ailleurs justifier d’un minimum de six mois continus de stage ou de deux années de travail continu dans le secteur des assurances avant de pouvoir se présenter à l’examen organisé par le ministère de l’Economie et des Finances. Mais ce n’est pas l’unique condition. Pour devenir agent général, il faut être mandaté par une compagnie d’assurance, être de nationalité marocaine et remplir des conditions de diplôme. Le candidat doit être titulaire d’une licence dans n’importe quelle discipline. « Chaque compagnie impose ses propres exigences aux candidats qu’elle veut présenter à l’examen professionnel: profil personnel, potentiel commercial, capital relationnel, future zone d’implantation, etc.», révèle Jaouad Assem. La relation avec la compagnie d’assurance est régie par le code des assurances. Elle est également gérée par un contrat, le traité de nomination. Dans ce document, sont fixés les pouvoirs de souscription des contrats et de règlement des sinistres que peut effectuer l’agent général. Ce contrat peut être pour une durée ferme, reconductible après négociation ou un contrat reconduit annuellement par accord tacite. L’agent général est rémunéré à la commission sur les ventes et la gestion des contrats d’assurance. Celle-ci est un pourcentage de la prime nette hors taxe. La commission à prélever sur chaque contrat est fixée à l’avance. La grille s’applique à tous les agents généraux. Khadija MASMOUDI
    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc