×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Dossiers

    Emploi et Carrière
    Métiers de l’assurance
    La chasse aux compétences est ouverte

    Par L'Economiste | Edition N°:2874 Le 06/10/2008 | Partager

    . Tous les profils manquent. Les entreprises recourent à la formation par alternance«Tous les profils manquent». C’est en ces termes qu’Ikram Bghiel, directrice des ressources humaines et communication interne d’Atlanta, qualifie l’emploi dans le secteur des assurances. La situation est assez tendue dans ce secteur en pleine croissance. Des profils dans les postes de responsabilité, d’audits, de contrôle et de technico-commerciaux se font rares. A défaut de trouver des collaborateurs expérimentés, les entreprises recrutent des débutants qu’elles forment en interne. Ceci est valable également pour les postes de gestionnaires. Parfois, elles tentent aussi de convertir des techniciens habitués à plancher sur des dossiers en technico-commerciaux. Ce qui n’est pas toujours facile puisqu’ils doivent avoir au préalable la fibre commerciale. La concurrence sur certains profils est telle que l’on n’hésite pas à «piquer» les compétences chez le concurrent. Certaines compagnies ont opté pour d’autres formules, la formation par alternance. Ils recourent à des étudiants en master qu’ils forment en interne. Comme de nombreuses activités, le secteur des assurances est confronté à l’inadéquation des profils. Les formations assurées à l’université sont jugées «trop théoriques». Le plus souvent les lauréats ont tout à apprendre. Face à ces «lacunes», la Fédération marocaine des sociétés d’assurance et de réassurance a conclu en 2007 un partenariat avec une école privée spécialisée. Deux types de formations diplômantes ont été mises en place: un brevet professionnel en assurance et un brevet de technicien supérieur en assurance. Ce secteur à la frontière de la finance et des services à la personne connaît depuis quelques années des changements importants (libéralisation, développement des produits vie, etc). Il est très demandeur en technicité, et en raison de son importance dans un contexte de mondialisation il requiert une expertise plus importante. L’assurance englobe une dizaine de familles de métiers dédiés à la protection financière et sociale des individus ou des industries. C’est aussi un secteur où se déploie une multitude de carrières. Un actuaire par exemple peut démarrer sa carrière dans sa spécialité mais il peut facilement évoluer vers des postes de responsabilité et se retrouver au top management de l’entreprise. Certains métiers permettent aussi de s’installer à son propre compte. C’est le cas pour les agents généraux et les courtiers en assurance. Les premiers comme les seconds sont des travailleurs indépendants. Ils doivent non seulement disposer de capitaux propres pour pouvoir s’installer, mais également avoir une fine connaissance du secteur, un bon portefeuille client, un contact facile avec les gens et réussir l’examen d’accès.


    Actuaire: «Monsieur» probabilités
    Les statistiques et les probabilités sont au cœur du métier d’actuaire. Ses calculs servent de base pour élaborer les différents produits d’assurance. «C’est le spécialiste de l’évaluation et de la gestion de l’impact financier des risques», affirme Abderrahim Chaffai, directeur général adjoint de Zurich. L’actuaire est chargé de concevoir des produits, d’en évaluer les risques et les coûts. Son souci: la rentabilité de l’entreprise. Il détermine les tarifs des cotisations pour les différents contrats proposés tout en gardant un œil sur les résultats d’exploitation. Il joue un rôle majeur dans la décision d’accepter un contrat, de partager les risques en co-assurance ou de réassurer le risque auprès d’une autre compagnie d’assurances.Dans son travail, l’actuaire fait appel aux outils mathématiques de la statistique, du calcul des probabilités et de la théorie du risque. L’actuaire se fonde sur les chiffres et la rigueur scientifique. Il doit faire preuve de beaucoup d’efficacité pour éviter les erreurs. Pour devenir actuaire, il faut avoir de bonnes aptitudes en mathématiques. Après le bac, le passage par les classes préparatoires est obligatoire avant de rejoindre les écoles spécialisées dans les études statistiques telles que l’INSEA. Le schéma est identique pour les actuaires diplômés de France ou de Belgique. L’actuaire démarre sa carrière dans sa spécialité. Il peut évoluer dans les différentes fonctions de l’entreprise jusqu’à la direction générale. Selon une analyse effectuée par l’association marocaine des actuaires, 45% de ces derniers sont affectés dans des postes liés directement à leur formation contre 35% dans des postes de management. Dans le secteur des assurances, il faut distinguer entre actuaires vie (assurance de personnes) et actuaires IARD (incendie, accidents et risques divers). Leurs outils sont différents et leurs métiers se pratiquent généralement dans des départements distincts.Khadija MASMOUDI
    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc