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    Crise financière
    Les premiers dégâts sur l’emploi

    Par L'Economiste | Edition N°:2874 Le 06/10/2008 | Partager

    . 159.000 emplois perdus aux Etats-Unis. Tous les secteurs sont concernésLes retombées de la crise financière sur l’économie réelle se font sentir. Partout dans le monde, les grands groupes annoncent des restructurations, des délocalisations et des suppressions d’emplois. Le rythme s’est accéléré en septembre témoignant de la dégradation continue de l’économie mondiale. Aux Etas-Unis, l’économie a perdu 159.000 emplois rien qu’en septembre, soit plus de deux fois plus qu’en août (73.000), enregistrant son neuvième mois consécutif de licenciements nets, selon les chiffres corrigés des variations saisonnières publiés vendredi dernier par le ministère du Travail à Washington. A 6,1%, comme le mois précédent, le taux de chômage est conforme aux prévisions des analystes. Ceux-ci ont en revanche été surpris par l’ampleur des destructions d’emplois, puisqu’ils tablaient en moyenne sur 105.000 suppressions. Depuis le début de l’année, l’économie américaine a perdu en moyenne 75.000 emplois chaque mois.Les statistiques du ministère sur les créations ou destructions d’emploi sont parmi les plus suivies par les économistes, qui y voient un indicateur fiable de la santé de l’économie (meilleur en tout cas que le taux de chômage). Le ministère indique que «l’emploi a continué de baisser dans le secteur de la construction, dans l’industrie manufacturière et le commerce de détail, tandis que le secteur minier et celui des soins de santé ont continué de créer des emplois».L’industrie manufacturière a supprimé 51.000 emplois, la construction 35.000 et le commerce de détail 72.000, tandis que les secteurs de l’éducation et de la santé en créaient 25.000. Le salaire horaire moyen a ralenti sa progression, à 0,2% sur un mois, pour atteindre 18,17 dollars en septembre. C’est inférieur aux attentes des analystes qui tablaient sur une hausse de 0,3%, comme en août.En Europe également cela semble être la tendance. Le groupe français Renault annonce la suppression de 2.000 emplois dans les pays européens. La direction de Renault, groupe dont l’Etat possède encore 15% du capital et qui emploie 80.000 personnes en Europe, a confirmé jeudi dernier lors d’un comité de groupe que 2.000 emplois, dont 900 en France, étaient visés. La seule et unique raison qui motive ces suppressions d’emploi est liée à l’engagement pris envers les actionnaires pour 2009, selon la direction du groupe. Hewlett-Packard (HP) va supprimer 9.330 emplois en Europe, dont 90% dans la société de services informatiques EDS qu’il vient d’acquérir, dans le cadre du plan de 24.600 suppressions d’emplois dans le monde déjà annoncé, a-t-on appris jeudi auprès de syndicats et de la direction. La zone Europe du géant HP inclut aussi le Moyen-Orient et l’Afrique, selon la direction de HP France, qui a confirmé à l’AFP «le chiffre approximatif de 9.300 suppressions d’emploi sur deux ans», en précisant que «les consultations dans les pays concernés seront engagées en octobre».La banque britannique HSBC, pour sa part, annonce la suppression de 1.100 emplois dans le monde en raison de la crise financière, a annoncé vendredi son porte-parole. Cette annonce a alimenté des inquiétudes dans la City de Londres, où l’on craint déjà que la crise du secteur financier n’entraîne des milliers, voire des dizaines de milliers de suppressions d’emplois dans les mois qui viennent.


    Hauts salaires

    Si, par tradition, les Américains accordent une grande valeur au culte de la richesse individuelle, le débat sur le plan de sauvetage des banques conduit aujourd’hui une partie d’entre eux à s’interroger sur les hauts salaires des patrons d’entreprises. L’an dernier, les dirigeants des groupes cotés dans l’indice Standard & Poor’s 500 ont touché en moyenne 10,5 millions de dollars, ce qui représente 344 fois le revenu moyen d’un salarié américain, selon l’Institute for Policy Studies (IPS) et Unis pour une économie juste, deux organisations spécialisées dans les questions de justice sociale.Synthèse L’Economiste

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