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    Retraites: Les filons contre la baisse du pouvoir d’achat

    Par L'Economiste | Edition N°:2755 Le 14/04/2008 | Partager

    . Une ou plusieurs assurances pour maintenir son niveau de vie. Pour fidéliser leurs cadres, les entreprises activent le levier de la prévoyance Quelles possibilités pour préserver son pouvoir d’achat à la retraite? Souscrire une assurance retraite est l’une des options plus que jamais conseillée si l’on en juge par la menace pendante sur les régimes de retraite de droit commun. Cette couverture répond à deux préoccupations. Il y a d’abord le souci de prévoyance. L’appoint d’une retraite complémentaire permet de parer à une chute brutale de son niveau de vie, la pension étant systématiquement inférieure au salaire pendant la vie active. Pour les cadres supérieurs et dirigeants (qui, il est vrai, peuvent aussi puiser dans leur patrimoine), l’écart est encore plus important. «Plus le taux de remplacement (rapport entre la pension et la rémunération) est faible, plus la nécessité de souscrire à une retraite complémentaire est importante afin de maintenir le pouvoir d’achat», conseille vivement Abderrahim Chaffai, DGA de Zurich Assurance Maroc. Plus tôt on s’y prend, mieux c’est, insistent les spécialistes.Les cotisations varient selon le montant et la périodicité de versement (mensuel, trimestriel ou annuel). Les montants minimums mensuels, qui diffèrent d’une compagnie à une autre et d’un produit à un autre, se situent entre 100 et 250 dirhams. Les assurés peuvent opter pour des versements libres à tout moment, avec des montants plancher. L’ensemble de ces versements est revalorisé par un taux de rendement provenant des placements effectués par les compagnies d’assurances durant l’année écoulée. Ce taux est calculé sur la base d’un taux minimum semestriel auquel s’ajoute le taux de participation aux bénéfices.Pour encourager les salariés à préparer leurs vieux jours et à se constituer une retraite «décente», le législateur a prévu des incitations fiscales. La cotisation versée au titre d’une souscription à une police d’épargne retraite est déductible de l’impôt sur le revenu qui frappe la rémunération nette (celle-ci intègre le salaire et les différentes primes et indemnités perçues), mais cette défiscalisation ne portera que sur un seul contrat.«Cet avantage fiscal combiné au rendement des produits des compagnies d’assurances offre des possibilités de placements sécurisés et des taux de rendement importants», rappelle Chaffai. Cette assurance complémentaire devient un moyen de motivation et de fidélisation des salariés. Les entreprises ont, tout d’abord, la possibilité d’adhérer à la CIMR qui gère aujourd’hui les cotisations de 450.000 salariés du secteur privé. Pour les cadres, à lui seul, le complément CIMR n’est pas suffisant, font remarquer unanimement les experts. «La retraite normale de la CIMR vient compléter la pension servie par les régimes de base qui peut se révéler insuffisante à cause du plafonnement du salaire soumis à cotisation ou encore de l’insuffisance de la durée de cotisation», estime Mohammed Belbaraka, directeur général adjoint- direction technique- chez Wafa Assurance. Dans certaines grandes entreprises, et aussi dans beaucoup de PME de services (cabinets d’audit par exemple), les retraites complémentaires font partie du package de rémunération. «Ces contrats sont présentés comme un avantage lors des négociations pour le recrutement, mais les jeunes y sont peu sensibles. Afin de fidéliser et motiver leurs salariés, les entreprises cherchent à leur proposer des solutions aussi bien sur les préoccupations actuelles que sur celles futures», précise Chaffai. A la cessation de l’activité, l’assuré va percevoir, selon son choix lors de la conclusion du contrat, soit une rente viagère, soit temporaire. La première lui est versée régulièrement et cesse à son décès. «L’avantage de la rente viagère réside en ce qu’elle repose sur l’aléa qui la rapproche davantage de l’univers de l’assurance que de celui du placement financier. Elle permet de «maîtriser le hasard» et d’assurer de percevoir un revenu constant, tout au long de sa vie et quelle que soit la conjoncture financière. Par cela, la rente viagère est plus sécurisante» explique Belbaraka. Elle peut être assortie d’une réversion au profit du conjoint de l’assuré. Fiscalement, il est appliqué un abattement de 40% (sous réserve que l’attributaire ait cotisé au moins dix ans).Par contre, la rente temporaire est servie seulement durant une période définie au contrat. A ce niveau, il faut signaler qu’il y a deux sortes de rentes temporaires. La première, qui est limitée dans le temps, cesse à une daté préalablement fixée dans le contrat. Elle présente l’inconvénient de cesser même avant cette date si le bénéficiaire décède. La rente dite certaine, appelée aussi annuité certaine, a l’avantage de se poursuivre jusqu’au terme prévu même si le bénéficiaire décède. Dans ce cas, elle est servie à ses ayants droit. La rente temporaire est souvent rencontrée dans le cas des mineurs pour assurer leur scolarité ou leur assurer un revenu pendant un certain nombre d’années. La sortie en capital permet au bénéficiaire de disposer de la totalité des fonds, ainsi que des plus-values réalisées. Il peut ainsi profiter de cette souplesse pour financer des dépenses ponctuelles ou investir dans l’immobilier. Mais lorsqu’on a été salarié toute sa vie, il est difficile de développer un esprit investisseur.


    Le rachat est possible, mais quelle galère!

    L’assuré a la possibilité de racheter son contrat, mais il faut de la patience. Cela n’est possible qu’après une ancienneté minimale sous peine de pénalités. Celles-ci varient selon les compagnies. Certains retiennent 5% sur l’épargne si le rachat est opéré durant les dix premières années. D’autres imposent un taux de 10% si l’opération a été effectuée durant la première année et 5% à partir de la deuxième jusqu’à la quatrième année. Cependant, le rachat sans pénalité est possible à condition qu’il soit partiel. Tous les assureurs de la place s’accordent pour permettre aux clients d’effectuer au maximum deux rachats durant la durée de vie du contrat avec des montants ne dépassant pas 50% de la valeur du capital. Aussi, l’imposition du montant perçu se fera par retenue à la source effectuée par l’assureur.


    Des offres cafétéria chez Centrale Laitière

    En plus de la CIMR qui est «universelle», Centrale Laitière offre une retraite complémentaire à tous ses salariés de plus de 40 ans. Pour son directeur des ressources humaines, Hicham Zouanat, il s’agit avant tout d’un outil de fidélisation, mais aussi d’un levier de la gestion de la diversité dans l’entreprise. Témoignage. - L’Economiste: Dans quelle mesure ce complément de salaire rentre-t-il dans votre politique de gestion des ressources humaines?- Hicham Zouanat: Tout d’abord il faut savoir que l’on s’oriente de plus en plus vers des «offres cafétéria» dans la pratique de rémunération. Les attentes des jeunes salariés de vingt ans sont différentes de celles de leurs aînés ayant plus de 40 ans. Les premiers sont uniquement fixés sur le salaire «cash in poket» alors que les seconds s’intéressent de près à des éléments périphériques de la rémunération. Ces éléments peuvent être d’un grand apport en termes d’optimisation des retraites. Nous avons opté pour un produit de capitalisation à 100%. Pour Centrale Laitière c’est un élément supplémentaire de sa politique de fidélisation et de rétention de cette catégorie de personnel (plus de 40 ans) qui est soucieuse de garantir un niveau de vie après la retraite presque égal à celui d’aujourd’hui.Pour le salarié et l’employeur, la retraite complémentaire est un outil d’optimisation fiscale. Le premier peut déduire sa cotisation de sa fiche de paie. Alors que pour le second, la contribution fait partie des charges déductibles.- Quelles sont les catégories concernées par cet avantage? - Il s’adresse sans distinction de catégorie socioprofessionnelle, à l’ensemble des salariés de la Centrale Laitière âgés de plus de quarante ans. Cette retraite complémentaire s’ajoute à celle contractualisée auprès de la CIMR - Qu’adevient-il lorsqu’un salarié quitte l’entreprise? Garde-t-il cet avantage?- En cas de départ, le produit lui permet de sauvegarder la totalité de son épargne. C’est-à-dire aussi bien les cotisations salariales que patronales.- Quelles sont les parts respectives supportées par l’entreprise et le salarié?- Les cotisations patronales et salariales au titre de la retraite complémentaire sont à parité égale avec des taux variant de 1,5 à 6% en fonction du niveau du salaire annuel.Propos recueillis par Jalal BAAZI

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