×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Dossiers

Emploi & Carrière
Ramed: Une expérience pilote pour commencer

Par L'Economiste | Edition N°:2736 Le 17/03/2008 | Partager

. Tadla-Azilal et Béni Mellal d’abord. Un effet structurant pour l’offre de soinsSept millions de dirhams, c’est l’apport qui a été accordé à la région de Tadla-Azilal pour faire un succès de l’opération pilote du Ramed (Régime d’assurance maladie pour les économiquement démunis). Cette opération va concerner 420.000 personnes économiquement pauvres. De cette enveloppe globale, plus de 64%, soit 4,5 millions de DH, seront dédiés aux médicaments et produits pharmaceutiques. Vu la sensibilité de l’approvisionnement en médicaments, «c’est l’unité de Rabat qui va se charger d’alimenter la région en produits pharmaceutiques», explique Abdelali Belghiti Alaoui, directeur des hôpitaux et des soins ambulatoires. En termes d’infrastructure, il a été décidé de mettre en place deux centres d’hémodialyse, le premier à Kasbat Tadla et l’autre à Azilal. Ces deux constructions viendront s’ajouter à l’ancien centre situé à Béni Mellal. Ce dernier sera complètement relifté. Les trois projets mobiliseront une enveloppe de près de 5 millions de DH. Il est aussi prévu d’ouvrir un service de réanimation et un service pédiatrie. Pour boucler la boucle, ce sont 71 nouvelles recrues qui viendront renforcer les équipes du ministère de la Santé déjà sur place. L’opération pilote du Ramed aura donc un effet structurant pour la région mellalienne puisqu’elle engendre la construction d’un ensemble d’infrastructures dont la région manque cruellement. Plus qu’une question de couverture médicale, le Ramed est donc un vrai chantier de mise à niveau de notre système de Santé. Le Ramed est destiné aux personnes très pauvres ou moyennement pauvres, dites vulnérables. Pour être reconnu vulnérable (relativement pauvre), on doit justifier d’un revenu annuel maximum de 5.000 DH (à peine plus de 400 DH par mois). Les personnes vulnérables devront s’acquitter d’un droit de souscription de 120 DH par personne sans dépasser 600 DH pour le même ménage.Pour les bénéficiaires en situation de pauvreté absolue, la commune paye, à leur place, un montant qui sera défini dans le décret d’application de la loi 65-00 portant Code de la couverture médicale de base relatif au Ramed. «Ce texte est en cours de finalisation», est-il précisé au niveau du département Baddou. Sans la publication de ce décret, les communes ne pourront rien faire, ce qui risque de retarder la mise en place du Ramed, voire le transformer en fiasco pur et simple. Prévoir l’infrastructure médicale, c’est bien, mais si les gens n’ont pas les moyens de s’y soigner, ce serait encore un gâchis de plus. Selon l’étude actuarielle réalisée par un bureau d’étude pour le compte du ministère de la Santé, le nombre de personnes éligibles au Ramed serait de 8.5 millions dont 4 millions de très pauvres. Quant au coût des prises en charge au niveau des hôpitaux publics, il est estimé à 2,6 milliards de DH.Nabil TAOUFIK

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc