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Mieux vaut prévenir que… mourir

Par L'Economiste | Edition N°:2256 Le 17/04/2006 | Partager

. Une grille de lecture nécessaire pour renforcer la compétitivité. Sans volonté managériale, le processus est voué à l’échecDepuis quelques années, le Maroc a fait preuve de pédagogie sur le thème de l’intelligence économique (IE). Ainsi, les plus grands experts en la matière sont intervenus au Maroc, dont Philippe Clerc, Alain Juillet (Monsieur IE en France) ou encore Christian Harbulot, soit dans le cadre de missions de conseil, soit pour animer des séminaires. Cette fois-ci, c’est au tour de RAM Academy de s’intéresser au sujet.L’invité du jour, Paul Degoul, consultant junior en intelligence économique et stratégie, s’est employé durant plus de 120 minutes à parler d’intelligence économique au service de la compétitivité de l’entreprise devant un auditoire averti. La globalisation des économies, qui renforce une concurrence de plus en plus accrue, oblige l’entreprise (et ce quelle que soit sa taille) à s’organiser et à se structurer en fonction de son environnement. Pour réagir, l’entreprise, a trois leviers de manœuvre interdépendants, dominés par le court terme, la performance des opérations (objectif opérationnel), la performance marché (objectif marketing) et la performance financière (objectif financier). Mais quel levier de manœuvre privilégier? Quel fil conducteur adopter? «Pour être performant, l’entreprise doit définir avec précision son positionnement sur le marché (facteur-clé du succès) et maîtriser la perception produits par les clients, ce qui favorise la compétitivité», précise Paul Degoul. Il est entendu que les ressources disponibles, moyens et compétences, jouent un rôle déterminant, d’où la nécessité d’une politique managériale à la hauteur des ambitions affichées par la direction. Ainsi, la planification se présente comme suit, l’équipe de direction qui définit la stratégie de l’entreprise, l’équipe de pilotage, chargée de surveiller le projet, les équipes de réalisation constituées à partir de communautés de pratique, d’intérêt ou de métier. Et enfin, le domaine de l’information avec le logiciel intégré pour assurer la collecte, le stockage, la diffusion de l’information au travers d’une méthode de traitement adoptée, par tous les collaborateurs. En d’autres termes, la force compétitive se décline par savoir (intelligence de la situation), pouvoir (capacité de l’organisation) et vouloir (clarification des priorités). «Pas de projets sans responsables! Rien de tel pour faire capoter un projet», insiste le conférencier. Pour ce qui est de la clarification des priorités, l’entreprise doit impérativement distinguer l’important de l’urgent et l’essentiel de l’accessoire. «L’intelligence économique, ce n’est pas de la veille. La veille, c’est plutôt de l’information photographique (pêche à l’information) alors que l’intelligence économique est une grille de lecture dynamique de l’environnement» poursuit Paul Degoul. L’évaluation de l’intelligence économique est rendue possible grâce à des indicateurs comme l’apport au fonctionnement, l’économie de temps, la réduction des dépenses, l’abandon de dépenses programmées, l’accroissement du chiffre d’affaires et la contribution à la valeur ajoutée. «C’est un processus qui permet d’optimiser la réalisation des objectifs et contribue à l’amélioration continue des résultats. Cet outil donne la possibilité aux hommes de progresser par la mobilisation des énergies et des intelligences», ajoute l’expert français. Pour éviter l’échec, la direction, porteuse du projet, se doit d’insuffler une dynamique managériale via une démarche de qualité globale et par l’identification du leadership. Détenir l’information au plus vite, s’assurer de sa crédibilité, la faire circuler et maintenir une surveillance constante de la concurrence, constitue la clé de voûte de l’intelligence économique. Toutefois, où débute la fin de la veille concurrentielle et quand démarre l’espionnage industriel? Si l’intelligence économique est légale car il s’agit d’acquérir des informations «blanches» ouvertes et accessibles à tous, l’information «noire», elle, est illégale. En effet, procéder à l’écoute de responsables de la concurrence, dérober des documents, commettre des effractions correspondent à de l’espionnage industriel. «L’espionnage industriel, il y en aura toujours même s’il est moins pratiqué aujourd’hui car peu de sociétés prennent le risque de détruire leur image», annonce Paul Degoul.


Du côté de la RAM?

Dans la compétition internationale actuelle, la capacité de l’entreprise à maîtriser l’information en temps réel, constitue un véritable avantage concurrentiel. Au sein de Royal Air Maroc, on distingue trois niveaux de veille: réglementaire, technologique et commerciale. «La veille réglementaire touche aussi bien les métiers de l’exploitation (entretien des avions) où les normes en vigueur s’imposent à la compagnie que les aspects tarifaires du fait des coopérations étroites entre compagnies en matière d’échange de documents financiers liés au transport interline des passagers ou encore leurs droits», déclare Azia Yousfi, chef de service relations médias à la RAM.En général, chaque direction est organisée pour assurer la veille réglementaire qui relève de sa compétence. De la même manière, la veille technologique est assurée au niveau de chaque processus; quant à la veille commerciale, elle se décline en différents niveaux. Le terrain (marchés). Les représentants RAM ont en charge de remonter l’information au fonction Pricing, RM et pilotage du siège. Secundo, au niveau du siège. Des outils sont déployés afin d’évaluer les parts de marché ou encore l’évolution des tarifs. L’accord de l’open sky avec de l’Union européenne ne fait que confirmer la libéralisation du secteur du transport aérien dans lequel le Maroc s’est inscrit. «C’est dans ce cadre libéral avec une concurrence accrue que la RAM avait déjà inscrit ce projet où ce n’est plus simplement l’accès à l’information qui constitue le ressort de la compétitivité mais bien la capacité de l’entreprise à le transformer, à la comprendre, à l’interpréter et à l’utiliser» conclut Aziz Yousfi. Rachid HALLAOUY

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