×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Dossiers

Emploi & Carrière
Avis d’expert
Le dialogue, meilleur remède

Par L'Economiste | Edition N°:2256 Le 17/04/2006 | Partager

L’absentéisme fait partie du quotidien des managers. Gérer ce phénomène devient une exigence pour toute entreprise voulant gagner en compétitivité. Mohamed Nacir, expert consultant chez Coach Consulting, nous explique comment lutter efficacement contre ce problème.. L’Economiste: L’absentéisme demeure un sujet tabou pour la direction. Quel rôle doit jouer le manager ou le dirigeant?- Mohammed Nacir: Effectivement, ce problème est rarement abordé dans l’entreprise. Et là, je pense que le manager doit être une personne «moteur». C’est-à-dire être la locomotive de ce genre de projets et veiller sur leur réalisation afin de développer un sentiment d’appartenance chez le personnel.. Quelles sont les causes les plus fréquentes qui peuvent pousser un collaborateur à s’absenter sans raison valable?- Suivant nos statistiques relatives aux audits sociaux que nous avons menés auprès des entreprises marocaines, la cause fréquente de l’absentéisme résulte de malentendus répétitifs entre supérieur et collaborateur, en l’absence d’une communication à deux sens.. L’absentéisme a de lourdes conséquences sur l’entreprise. Comment lutter efficacement contre ce phénomène?- Lutter contre ce phénomène nécessite tout d’abord une prise de conscience du manager. Cette dernière doit être matérialisée par un audit social afin de déceler les causes de l’absentéisme. A la lumière des causes recensées, l’auditeur et le manager proposent des remèdes variant en fonction des causes. Ils commencent par la définition claire des tâches, autrement dit, l’élaboration des fiches poste profil, afin d’éviter les surcharges du travail. Le développement d’une culture de communication au sein de l’entreprise s’impose aussi. L’adaptation de la grille des salaires au niveau de vie ainsi que le développement du climat social peuvent aussi aider dans la résolution de ce problème. De même que le développement d’une culture de la formation  et l’élaboration des trajectoires professionnelles claires afin de rassurer le personnel sur son avenir au sein de l’entreprise.. Vous avez évoqué l’audit social. Quelle est son utilité, dans ce cas?- L’audit social est une discipline donnant à l’entreprise un degré d’assurance sur sa qualité de gestion RH, il lui permet de diagnostiquer son état social et de ressortir l’ensemble des défaillances dont elle souffre. Mener un audit social s’inscrit dans une optique curative pour les entreprises considérant leur personnel comme un capital et non comme une charge.. L’utilisation de menaces ou de récompenses est-elle indiquée dans ce genre de situation?- L’âge de la répression et des menaces est bel et bien révolu, par conséquent, le dialogue et l’implication du top management dans la résolution des problèmes sociaux au sein de l’entreprise sont le meilleur remède.Propos recueillis par Nadia DREF

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc