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Le casse-tête des inscriptions préscolaires

Par L'Economiste | Edition N°:2252 Le 10/04/2006 | Partager

. Des écoles ont déjà démarré et d’autres attendent le feu vert de l’académie. Les frais d’inscription varient entre 600 et 1.100 dirhams. L’assurance, pas toujours automatique Cacophonie dans les inscriptions pour le préscolaire et le primaire. Alors que certains établissements attendent le feu vert des académies dont ils relèvent, d’autres les ont bien devancés. Contactées par L’Economiste, certaines écoles attendent une note du ministère qui annonce l’ouverture des inscriptions en mai. D’autres affirment avoir commencé depuis fin mars à inscrire les nouveaux arrivants et réinscrire les anciens. Pour certains parents, c’est un vrai casse-tête. Surtout pour ceux qui veulent choisir pour leur chérubin sa première école. Casablanca, à elle seule, regroupe près de 400 établissements préscolaires relevant du secteur privé. Le ministère de l’Education nationale n’est pas présent sur ce créneau. D’ailleurs, ce manque d’implication de la part du MEN est ressenti sur le terrain: le taux de préscolarisation tourne autour de 60%. Dommage pour les petits bouts de choux qui ne peuvent y accéder. Scientifiquement, les recherches insistent sur l’importance de la petite enfance dans la formation des facultés. Les enfants, qui ont été bien encadrés dans le préscolaire, réussissent mieux que ceux qui n’ont pas pu en bénéficier.A Casablanca, l’offre grandit de jour en jour et la demande suit cette même tendance, encouragée par le travail des femmes. Ces dernières se trouvent contraintes de confier leurs bébés à des établissements spécialisés au lieu de les laisser à la merci d’une employée de maison sans aucune base. De plus, les parents sont de plus en plus conscients de l’importance du préscolaire dans l’épanouissement de leur progéniture. Résultat: ils exigent davantage de qualité. «Les parents sont devenus très avertis et très pointilleux dans l’éducation de leurs enfants, le choix de l’école et la qualité des formatrices», explique une directrice d’établissement.Du côté des écoles, une concurrence accrue s’est installée, chacune voulant se distinguer de l’autre. Les plus «averties» incluent des rencontres avec le psychologue, des visites médicales une fois par mois, un brainstorming avec les parents sur certains thèmes, etc.Outre la qualité de l’enseignement, les tarifs interviennent dans la prise de décision. Les frais d’inscription et les mensualités diffèrent d’une école à une autre, en fonction de la qualité de l’enseignement proposé, du niveau des éducatrices et de l’emplacement (quartier populaire ou huppé). Les écarts peuvent aller jusqu’à 50%, voire plus. Les mensualités oscillent entre 400 et 1.100 dirhams et les frais d’inscription entre 600 et 1.100 dirhams. Pour l’assurance, c’est une autre paire de manches. Les parents paient la cotisation et croient que leurs enfants sont tous assurés alors qu’il n’en est rien. «Certains établissements fraudent chaque année. Ils n’assurent qu’une quarantaine de leurs élèves sans donner de noms à l’assurance. Et si jamais un accident se produit, ils présentent l’enfant comme faisant partie des assurés», souligne une directrice d’école qui a requis l’anonymat. D’ailleurs, ces agissements ont poussé certaines assurances à exiger des écoles le nom de chaque élève, son âge et son adresse, indique un responsable d’une compagnie. Cependant, il existe des établissements qui respectent le règlement et assurent tous leurs élèves. A ce niveau, certains se contentent de souscrire à des assurances économiques. A l’inverse, d’autres chefs d’établissement font les choses dans les règles de l’art, en souscrivant à une assurance tout risque (yeux, dents, nez…). D’autres, plus consciencieux, intègrent même les risques parascolaires (accident sur le trajet domicile/école ou lors des sorties).Pour la sécurité de leurs enfants, les parents sont appelés à être vigilants en vérifiant la couverture de leur progéniture encline à tomber ou à se blesser. Un point à ne pas négliger.


L’objectif de 80% en 2007 encore loin

Conscient de l’importance de l’accès précoce à l’école, le ministère de l’Education nationale s’est fixé comme objectif d’atteindre un taux de préscolarisation de 80% en 2007. Actuellement, ce taux s’élève à peine à 60%. C’est surtout au niveau du monde rural que le processus traîne. Les enfants issus du milieu urbain vont de plus en plus à l’école à partir de 3 ans. Certains parents actifs confient leurs bébés aux crèches bien avant cet âge-là. Le MEN, avec ses moyens réduits, ne peut pas y arriver tout seul. Ce qui pousse l’Etat à encourager la création d’établissements privés. Il offre aux promoteurs des avantages fiscaux, notamment l’exonération de la TVA pour les équipements scolaires, une réduction de 50% de l’IGR ou l’IS durant les cinq premières années d’exercice de l’activité. Autre avantage, ces écoles ne paient pas de patente.Ce volet incitatif entre dans le cadre de l’objectif de la Charte de l’enseignement qui stipule que l’offre privée doit représenter 20% de l’enseignement à l’horizon 2010. Mais les professionnels demandent plus. Certains ne paient pas d’impôts et d’autres préconisent la défiscalisation des investissements à travers l’exonération des bénéfices réinvestis. Comme argument, ils mettent en avant l’encouragement de la création d’écoles et l’amélioration du matériel pédagogique (cf. www.leconomiste.com).Nadia DREF

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