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Les bons côtés de la validation de l’expérience

Par L'Economiste | Edition N°:2252 Le 10/04/2006 | Partager

. Une réponse «sociale» à l’absence du diplôme . Cette démarche permet une meilleure gestion des emplois et compétence. Pour le Maroc, un travail préliminaire doit être fait en amont Pour Hamid El Otmani, directeur LMS Organisation et Ressources humaines, la VAE est une réponse «sociale» à l’absence du diplôme. Pour appliquer ce processus au Maroc, cela nécessite un important travail en amont sur les pré requis, les référentiels des diplômes, etc. De même que le mécanisme doit être bien verrouillé, notamment au niveau de l’accréditation.. L’Economiste : Que pensez-vous de la VAE?- Hamid El Otmani: La validation des acquis de l’expérience se veut être une réponse «sociale» à l’absence de diplôme et une reconnaissance de fait de la compétence acquise par l’expérience. En ce sens, elle est un élément positif dans la gestion des carrières en entreprise. Elle permet en effet d’éviter la «confrontation» entre la logique du tout diplôme et celle du tout expérience et de mettre en place une gestion des emplois et des compétences équilibrée aussi bien au niveau de la pyramide des âges que celle de l’ancienneté.. Est-ce que cela ne va pas se traduire par une braderie des diplômes? - Si on se réfère à l’exemple français, le processus de validation fait que la délivrance de tout ou partie du diplôme revient à une entité de «certification» qui est détentrice dudit diplôme (université, école, etc.) et que son intérêt premier est bien sûr de maintenir «la réputation» et la notoriété de son ou ses établissements.Le danger, si danger il y a, serait dans la discrimination éventuelle à la sortie entre un «jeune» diplômé et un diplômé ayant acquis une validation partielle par expérience et cette discrimination ne sera pas dans le sens que l’on croit puisque l’employeur va privilégier l’opérationnalité.. Cette démarche peut-elle être profitable à l’entreprise marocaine?- Tout d’abord faisons un peu de benchmark par rapport au cas français, la VAE (qui en fait a remplacé la VAP) a été instaurée, il y a quatre ans par la loi de Modernisation sociale (17 janvier 2002 avec décret d’application du 26 août 2002). De ce fait, la mise en place des différents centres d’accréditation et la mise en place des référentiels ainsi que la constitution du jury de validation n’a été effective que sur les cursus des années 2004-2005. Parallèlement aux difficultés inhérentes au démarrage (organisation, financement, prise en charge…), une recrudescence de demande, justifiées ou non, a été constatée sans possibilité pour les organismes d’accréditation de pouvoir faire face dans les conditions requises de qualité. Bref, le contexte de la VAE n’est en fait stabilisé que depuis un peu plus d’une année. Il est clair que la réussite de la VAE permettrait une amélioration de l’employabilité du personnel, ce qui renforcera son caractère «social».. Et le Maroc?- Pour le Maroc, trois points de vigilance sont à souligner: -La démarche nécessite un important travail en amont sur les prérequis, les référentiels des diplômes… bref, tout l’outillage qui sera le socle de la VAE- Le processus doit être d’abord bien verrouillé notamment au niveau de l’accréditation.- Une expérience-pilote (secteur, métier, emploi, zone géographique…) dans un secteur donné peut être riche d’enseignements avant toute généralisation, compte tenu des problèmes observés dans le cas français.


Une solution contre le turn-over

La validation des acquis de l’expérience (VAE) peut être profitable aux entreprises nationales. Ce processus est appliqué en France mais seulement depuis 2002 et fait partie intégrante du code de travail. Son coût est même éligible au remboursement par les OPCA (équivalent de l’OFPPT). Quelle est son utilité et que peut-il apporter à nos entreprises?La VAE permet d’obtenir un diplôme de niveau supérieur à celui que l’on a, en validant des compétences acquises lors de son parcours professionnel. L’ensemble des activités (salariés ou non) exercées de façon continue ou non, pendant une durée totale d’au moins 3 ans, en rapport avec le diplôme peut faire l’objet d’une demande de VAE. Par ailleurs, le principe de la validation consiste à évaluer les compétences du candidat et les comparer aux exigences du référentiel du diplôme. A la fin, l’évaluation de cette expérience permet d’obtenir la totalité du diplôme ou des unités constitutives du diplôme. Pour les sociétés qui connaissent un niveau élevé de turn-over, la VAE peut être une solution pour retenir leur personnel.En France, décrocher une licence ou un DESS en six mois, est possible avec cette démarche. Une bonne manière d’accélérer la carrière! La VAE fait pencher la balance de son côté face à la formation continue. Entre le dépôt de la demande et sa validation, les délais dépassent rarement plus d’un mois. Ensuite, la VAE s’étale sur trois à douze mois, suivant son contenu et la disponibilité du jury.Propos recueillis par Nadia DREF

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