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La guerre des doctorats rattrape El Malki

Par L'Economiste | Edition N°:2232 Le 13/03/2006 | Partager

. Depuis 22 ans, 1.800 professeurs diplômés en France réclament l’équivalence doctorat d’Etat . La régularisation administrative coûtera 4 milliards de DHLE dossier de ces profs mériterait d’être inscrit au Guinness book. Ils se battent depuis 22 ans pour obtenir l’équivalence du doctorat obtenu en France. En 1984, la France a mis en place un seul doctorat, assimilé à l’ex-diplôme d’études supérieures (DES marocain) par le ministère de l’Enseignement supérieur. «Le doctorat français est intermédiaire entre un DES et un doctorat d’Etat», précise un fonctionnaire à l’Enseignement supérieur. Sa valeur scientifique «est moindre que celle d’un diplôme d’Etat». Cette situation bloque la carrière de ces profs. L’équivalence leur permettrait de diriger une UFR, d’encadrer un travail de thèse et de prétendre au poste de doyen avec à la clé une amélioration de leur situation matérielle. Selon l’Association marocaine des enseignants-chercheurs lauréats des universités françaises (Amecluf), avec le système actuel, les titulaires de doctorats français ne pourront pas dépasser le grade de professeur assistant. Pourtant, ce diplôme est reconnu par d’autres pays comme étant le plus haut grade scientifique délivré par les universités françaises. Il est équivalent au Phd américain, canadien et anglais, ainsi qu’au doctorat belge, russe et de l’Europe de l’Est. Les explications fournies par le département de l’Enseignement supérieur ne tiennent pas la route. Elles dénotent d’une certaine hypocrisie d’autant plus que quelques années plus tard le Maroc a adopté le même système. Elle serait peut-être due à une erreur administrative qui n’a pas été rectifiée à temps et qui, en traînant, a débouché sur un problème politique. La régularisation des 1.797 titulaires de doctorats français nécessiterait 4 milliards de dirhams. Les dossiers remontent à 1984. Le règlement de ce dossier qui traîne depuis 22 ans buterait certainement sur le volet financier.En tout cas, la position du ministère de l’Enseignement supérieur est pour le moins étrange: d’un côté il refuse l’équivalence, et de l’autre, il accorde une sorte de compensation. «Les professeurs titulaires d’un doctorat français ont droit à une bonification de 6 ans». Autrement dit, sur le plan de la rémunération, ils ont l’avantage de bénéficier d’une ancienneté automatique de 6 ans. Mais elle est loin de compenser le manque à gagner dû à la reconnaissance du diplôme et ce tant sur le plan financier que sur celui de l’évolution de carrière. L’Amecluf attribue la responsabilité de ce problème au ministère de l’Enseignement supérieur. «Avant de recruter, ce département devait au préalable statuer sur l’équivalence pour attribuer le grade adéquat comme c’est le cas pour les autres doctorats», explique Mohamed Mahassine, président de l’Amecluf. L’association revendique l’obtention pour ces universitaires du grade de professeur de l’enseignement supérieur après quatre années en tant que maître de Conférence. Elle insiste aussi sur la nécessité de conserver l’ancienneté de chacun des concernés. «Nous serons souple sur le plan financier. Le versement du rappel dû suite à une éventuelle régularisation du conflit pourrait être échelonné», soutient docteur Mahassine. Jusque-là, plusieurs réunions ont été tenues avec les responsables (voir encadré). Khalid Alioua, l’ex-ministre de l’Enseignement supérieur avait même reconnu «ce préjudice et promis de résoudre le dossier». Depuis, une commission mixte s’est penchée sur le dossier. Après 15 mois, les travaux de cette commission se sont soldés par un échec. Le plan préconisé a essuyé un refus. Celui-ci prévoyait d’attribuer aux titulaires de doctorats français le titre de professeur habilité en conservant le même indice ou l’indice supérieur. Sur le plan financier, leur situation n’allait pas connaître de changement. En revanche, ils auraient pu encadrer les travaux de thèse et résoudre par la même occasion le problème qui se pose à ce niveau dans les universités.


Les discussions redémarrent

LES réunions entre le ministère de l’Enseignement supérieur et le Syndicat national de l’enseignement supérieur ont repris jeudi 9 mars. Pour l’heure, aucune solution n’a été proposée par le ministère. Le syndicat a obtenu la promesse d’un règlement de ce problème d’ici la fin de l’année scolaire. Les discussions butent surtout sur le volet financier. L’aval de trois ministères est obligatoire: la Modernisation des secteurs publics, les Finances et l’Enseignement supérieur. Prochain rendez-vous dans un mois.K. M.

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