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Absentéisme: Des tuyaux pour stopper l’hémorragie

Par L'Economiste | Edition N°:2256 Le 17/04/2006 | Partager

. Baisse de 20% des indemnités décaissées par la CNSS en 2005. Sanctions mais aussi motivation, organisation, managementLa Caisse nationale de la sécurité sociale a gagné son pari. En instaurant le délai de carence de 3 jours, les absences dans les entreprises ont baissé d’une manière significative. En attestent les statistiques fournies par la Caisse qui font état d’une régression de 20% des indemnités journalières de maladie (IJM), décaissées en 2005 en comparaison avec 2004. Seulement près de 79,8 millions de dirhams ont été déboursés, contre 99,5 millions une année auparavant. Le nombre de bénéficiaires a également fléchi de 19,9%, s’établissant à 68.132 personnes (voir infographie).Maintenant, les salariés y réfléchissent deux fois avant de déposer un certificat médical. «Même si je suis malade, je ne peux pas me permettre le luxe de ne pas aller travailler. J’ai des obligations et rien qu’en pensant que mon salaire va être réduit, je prends le chemin du travail», note un employé. Mais malgré cette tendance baissière, l’absentéisme continue de sévir dans les entreprises. Stress, manque de motivation, management inadéquat, mésentente avec le supérieur… Autant de causes qui peuvent provoquer ce phénomène, ennemi N°1 de l’employeur. Au bout du compte, baisse de productivité, immobilisation de services entiers, recrutement d’intérimaires ou, dans la plupart des cas, augmentation de la charge de travail pour les autres collaborateurs. L’absentéisme a de lourdes conséquences sur l’entreprise, à la fois en termes d’image, de qualité, de chiffre d’affaires mais également de relations sociales. Alors comment lutter efficacement contre ce phénomène?«Il n’existe pas de traitement de masse générique pour tout problème d’absentéisme. Ce phénomène est complexe par nature, d’où l’importance d’une approche multifonctionnelle. Certes, le rôle de la DRH reste primordial mais croire que c’est la source unique de solution est quasiment faux», explique Mohammed Benouarrek, directeur Ressources humaines d’une multinationale. Pour stopper, sinon du moins réduire l’absentéisme, il est essentiel de connaître les multiples causes du problème. Cela peut être dû à un style de management inadéquat: le top management ne donne pas l’exemple ou les managers directs sont trop mous ou bien trop durs. Un mauvais dosage temps/charge de travail ainsi que tout déséquilibre liés au triangle «motivation-organisation-management», sont également répertoriés.«La lutte contre l’absentéisme est une problématique qui se conjugue au quotidien. C’est un style de management rigoureux, motivant, liant présence à la performance, basé sur la proximité et l’implication pour ne pas créer de fossé entre le management et l’exécution», explique le DRH. Et d’ajouter: «Le système de rémunération doit tendre vers la partie variable au lieu du fixe/acquis. Ce qui permet aux managers d’avoir un outil supplémentaire pour récompenser/sanctionner en conséquence». Mais les experts s’accordent à dire que l’utilisation de menaces ou de récompenses globales et les contre-visites peuvent même avoir des effets contre-productifs. Ces agissements donnent aux collaborateurs l’impression d’être constamment surveillés, ce qui contribue à briser la confiance qu’ils ont vis-à-vis de leur direction. Les consultants préconisent d’amener les collaborateurs à formuler clairement leur satisfaction, leurs attentes et leur mécontentement relatifs au travail. Il est préférable de faire appel à des intervenants externes (coach, consultant) pour ces entretiens. La qualité du diagnostic en dépend énormément. D’où l’importance de l’audit social. Cette approche consiste à s’entretenir avec l’ensemble du personnel quand le nombre est limité (une PME par exemple) ou avec un échantillon représentatif dans le cas des grands comptes.Sur le terrain, ce n’est pas toujours évident. Souvent, c’est un sujet tabou pour la direction. «Les managers concernés évitent d’en parler car ceci risque de refléter l’anarchie régnante dans leurs départements respectifs», souligne Mohammed Benouarrek.Pourtant, communiquer autour des conséquences et du coût de l’absentéisme pour l’entreprise permet aux salariés de prendre conscience des enjeux. «Il faut avant tout faire parler les chiffres: décliner aux salariés la perte de parts de marché, l’insatisfaction des clients, la chute des ventes, etc. Il est également préférable de leur donner plus d’autonomie et de fixer des objectifs plus raisonnables», explique un professionnel. «Le temps est un double facteur dans cette équation, car il ne s’agit pas simplement d’une perte de temps de travail potentiel, mais aussi avec le temps (et si rien n’est fait) l’absentéisme se légitimise». Il pourrait même conduire à la rupture du contrat moral liant l’employé à son entreprise si le malaise persiste.


L’administration sévit

Pour stopper les abus, le Premier ministre a réactivé une circulaire datant du 19 mai 2003. Laquelle énumère les dispositions à prendre en compte dans la gestion des dossiers d’absence injustifiée. Les sanctions peuvent aller des prélèvements de salaires jusqu’au licenciement sans passer par le conseil de discipline, avec suspension de la pension de retraite. L’administration ne plaisante plus avec ces dossiers. Les fonctionnaires y penseront à deux fois avant de s’absenter sans justificatif. L’équipe Jettou veut en venir à bout des dossiers qui font l’objet de différends entre les administrations et les organismes de contrôle fiscal (cf. www.leconomiste.com).


Grippe: Un vaccin contre l’absentéisme

Chaque année, la grippe est la cause de plusieurs arrêts de travail. L’inactivité dure plusieurs jours. Cela est plus ressenti dans les postes-clés qui sont indispensables au fonctionnement de l’entreprise. Ces absences peuvent bloquer l’activité de toute l’entreprise. Pour contrer cela, l’employeur organise une campagne de vaccination contre la grippe. La période s’étale de début octobre à la mi-décembre. Le patient est immunisé après une dizaine de jours. Une aubaine pour l’entreprise!Nadia DREF

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