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Emploi & Carrière
Le BIT reprend son projet sur le dialogue social

Par L'Economiste | Edition N°:1892 Le 08/11/2004 | Partager

. 2,5 millions de dollars pour l’application du code du travail. Des formations au profit des partenaires sociaux et des inspecteurs du travailLe Bureau international du travail (BIT) relance ses activités au Maroc. Son projet, qui vient tout juste de reprendre après une période de gel depuis mai dernier, s’intéresse au renforcement des relations professionnelles. Il découle de l’accord de libre-échange entre le Maroc et les Etats-Unis, explique Roger Lecourt, conseiller technique principal du BIT, chargé de préparer le terrain avant le lancement du projet. “Nous sommes encore dans la phase de conception”, dit-il. Une mission d’experts du Bureau et de représentants du ministère américain du Travail fera le déplacement au Maroc, début décembre, pour dé-terminer la forme finale du projet. Doté d’un budget de 2,5 millions de dollars, ce projet, d’une durée de 30 à 36 mois, vise à accompagner la mise en œuvre du code du travail sur le volet rapports collectifs. Le BIT compte ainsi organiser des séances de vulgarisation du code auprès des partenaires sociaux. Son projet s’adresse au ministère de l’Emploi, aux trois principales centrales syndicales (UMT, UGTM, CDT) et la CGEM. Des formations pour la mise à niveau des inspecteurs du travail seront également au programme. “Les actions de formation devraient débuter dès janvier 2005”, assure Roger Lecourt, arrivé au Maroc il y a un peu plus d’un mois. Il vient du Québec où il était secrétaire général du ministère du Travail. Des experts marocains et étrangers vont offrir, pour des sessions de 3 à 4 jours, des formations pointues (notamment en techniques de négociation). Les séances de formation se dérouleront principalement à Casablanca et Rabat. Quant aux ateliers de mise à niveau des inspecteurs du travail, ils auront lieu dans les bureaux régionaux. Ces derniers porteront notamment sur la négociation collective, les conventions collectives et les méthodes de négociation. Les inspecteurs recevront également une formation sur leurs missions, les différentes catégories de visites en entreprise, leurs mise en œuvre, suivi et évaluation. Autre volet du projet: la mise en place de forums d’échanges entre les groupements d’employeurs (fédérations professionnelles) et les organisations syndicales. L’objectif est de faire progresser les partenaires vers une réflexion partagée sur l’actualité et l’avenir de leur activité et les actions à mettre en oeuvre pour favoriser le développement économique et social. Trois secteurs devraient profiter de ces forums: tourisme, BTP et agroalimentaire. Dans chacun de ces secteurs, une commission tripartite assurera le suivi des actions entreprises. Ils constitueront un modèle qui pourrait être ensuite reproduit par les autres secteurs. Le projet assurera par ailleurs une formation de formateurs pour les partenaires sociaux (administration du travail, employeurs et travailleurs) portant sur la négociation collective, les techniques de discussion, de médiation et de résolution des conflits. Ces formateurs formeront ensuite leurs homologues sur le terrain. A noter que des projets similaires sont menés par le BIT dans une quinzaine de pays. “C’est encore plus intéressant, tient à souligner Roger Lecourt, pour le Maroc dans le contexte de la nouvelle législation du travail”.


Nouvel accord d’exécution

Le projet initial qui a été suspendu pour des “raisons administratives”, selon Roger Lecourt, avait démarré en mai 2003. Il portait sur 1,5 million de dollars. Suite à un nouvel accord d’exécution, conclu fin juillet dernier avec le ministère de l’Emploi, le budget a été porté à 2,5 millions de dollars. Cet accord prévoit que la somme qui n’a pas été utilisée sera reversée dans le nouveau projet. Aziza EL AFFAS

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