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«Le diplôme, un passeport, mais le piston, c’est le visa«

Par L'Economiste | Edition N°:2252 Le 10/04/2006 | Partager

. Mobilisation sociale à la Fac de droit de Casablanca. Objectif: Faciliter l’accès à l’emploi des universitaires«LE diplôme est un passeport et le piston est un visa», lâche un universitaire de la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales. Ce «coup de gueule», si sincère, est intervenu lors d’une conférence-débat dédiée à la technique de recherche d’emploi qui s’est tenue, mardi, à l’Université Hassan II de Aïn Chock. C’est justement pour couper court à ce genre de difficulté que le centre vient de lancer une opération de formation afin de faciliter la recherche d’emploi. «Le centre se veut une structure de soutien à la formation et à la recherche, selon le vœu de El Ghali Berrada, son mécène. Ainsi, nous avons décidé d’axer notre action sur la mise en place de passerelle entre le monde de l’entreprise et le milieu universitaire», déclare El Bachir Khouhlani, ancien doyen et directeur du centre.Une soixantaine d’étudiants avaient pris place ainsi que les deux intervenants bénévoles du jour, Meryem Bennani, directeur général Irayam Conseil, cabinet-conseil en accompagnement et ingénierie en ressources humaines, et Alain Audemard, responsable du département formation et perfectionnement à la Société générale marocaine des banques (SGMB). A l’ordre du jour figurent les techniques de recherche d’emploi. Face à un auditoire attentif, tour à tour, les intervenants ont exposé leur approche quant à l’environnement du monde de l’entreprise. Caractéristiques, handicaps, attractivité de l’entreprise, profils des collaborateurs et des métiers, sont passés au peigne fin. «Le recrutement et la formation sont des facteurs indissociables pour la banque, car notre environnement bouge en permanence. Lorsque nous décidons de recruter, les choix des candidats reposent sur leur durabilité dans l’entreprise. Le turn-over n’est pas la politique de la maison. Nous investissons sur le long terme», précise Alain Audemard. Par handicap, le responsable de la formation sous-entend la faculté du collaborateur à demeurer motivé et dynamique au fil des années. «Lorsqu’on aspire à prendre des responsabilités, on doit assumer sa vie de famille», dit-il. Pour ce qui est de l’attractivité de l’entreprise, il conseille aux jeunes d’en tenir compte car ils doivent impérativement savoir ce que l’entreprise peut leur offrir au niveau de la formation.Du fait que le secteur bancaire soit en pleine effervescence au Maroc, grâce à l’ensemble des grands projets structurants, se traduit par l’ouverture programmée de nombreuses agences. La création d’emplois sera donc au rendez-vous. Il faut savoir que le gros du recrutement se fera au niveau des réseaux bancaires (agences). A ce jour, les 2/3 des collaborateurs de la SGMB travaillent dans les agences et 1/3 d’entre eux opèrent au siège du Groupe. Une précision qui interpelle une étudiante. «J’aimerai bien savoir comment vous utilisez les commissions bancaires?», questionne-t-elle. «C’est une interrogation qui est hors sujet», murmurent certains. Néanmoins, elle aura sa réponse. «Les commissions permettent de couvrir les frais de personnel», réplique Alain Audemard. Ce dernier se lance alors dans une présentation du volet formation de la SGMB. Il affirme que plus de 60% du personnel suivent une formation spécifique à chaque métier annuellement. Les profils recherchés par la banque sont les titulaires du Bac à Bac +4 (voire plus), et qu’ils soient issus des grandes écoles publiques, privées ou universités. La sélection se fait à partir du CV, suivi d’un entretien assuré par le département RH. Puis, les nouveaux collaborateurs sont affectés en fonction des besoins de l’entreprise. «Moi j’ai toujours en mémoire l’expérience de remise de CV qui ne s’est soldée par aucune suite alors que je l’ai remis en main propre à l’agent de sécurité de l’entreprise. Autour de moi, il se dit que c’est dû au fait qu’au Maroc la Faculté n’a pas bonne presse», annonce un universitaire. Meryem Bennani, chargée d’animer les ateliers des techniques de recherche d’emploi, s’empresse de prendre la parole. «Remettre un CV à un agent de sécurité est déjà une première erreur. Un travail en amont doit être fourni comme celui d’élaborer un CV structuré, d’identifier le destinataire et de prévoir des relances si le besoin s’en fait sentir», ajoute-t-elle.Le représentant de la SGMB indique que 4 à 5000 CV sont réceptionnés chaque année par la banque. Il avoue que ce n’est pas évident d’assurer un traitement de chacun, mais qu’une majorité des candidats sont contactés pour passer une série de tests. D’où l’importance d’ateliers dédiés à la conception de CV, à la rédaction de lettres de motivation… et de l’initiative portée par l’association du Centre de recherches juridiques, économiques et sociales (CRJES), présidée par Mohamed Berrada (ancien ministre des Finances). Plus qu’une initiative, c’est un vrai défi que ce sont lancés le trio composé d’El Bachir Kouhlani, Nezha Hahat (secrétaire général), Fikria Berrada (membre actif). S’ouvrir au monde de l’entreprise, offrir des opportunités professionnelles aux universitaires en fin de cycle, et s’entourer d’un réseau de partenaires bénévoles (dirigeants d’entreprises), constituent les objectifs affichés par l’équipe. «Il n’y a pas de fatalisme! Le gros enjeu est de redonner de l’espoir à ces jeunes en les mettant dans une position de vie où tout est possible. Je suis convaincu que si un jeune est bien accompagné, il peut se dépasser. J’ai profondément foi dans les potentialités humaines», déclare Meryem Bennani, intervenante bénévole.Prochaine étape, le démarrage des ateliers prévus au terme des examens.Rachid HALLAOUY


Job: Diplôme d'abord, relations ensuite

Selon la grande enquête de L'Economiste sur les jeunes d'aujourd'hui menée fin 2005, et sur la base d'un échantillon représentatif:- 31% des jeunes sondés de 16-29 ans pensent que la manière la plus facile d'avoir un travail est «d'avoir un diplôme«;- 26% pensent que c'est «avoir des relations« qui ouvrent les portes de l'embauche;- 19% disent que la manière la plus facile d'avoir un job est de le créer: donc «créer sa propre activité«;- 14% des jeunes sondés affirment que la manière la plus facile de trouver un travail est «d'apprendre un métier dès le plus jeune âge en étant apprenti«.M.Kd

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